Avec l’autorisation de publication d’Alain MATHIUS
LE PLUS VIEUX ET SCANDALEUX DOSSIER DE FRANCE : 26 ans !
J’accuse les politiques polynésiens autonomistes ou indépendantistes d’avoir tué une deuxième fois Pouvanaa Oopa, en ne dénonçant pas que Francis Stein est victime d’une affaire d’État, dans le dossier judiciaire de la « disparition » de JPK.

En ma qualité d’ancien co-fondateur, secrétaire général, puis président de la Ligue des droits de l’homme de Polynésie, devenue Ligue des Droits Humains de Polynésie ; et de membre du Comité d’éthique de Polynésie, j’ai combattu, pendant des dizaines d’années, le système mafieux socio-politique de Gaston Flosse, président de la Polynésie.
Par ailleurs, anti-nucléaire bien avant le début des essais nucléaires réalisés à Mururoa, je fais partie des rares personnes qui connaissent le mieux l’affaire de la « disparition » de Jean-Pascal Couraud alias JPK, journaliste que j’ai bien connu en sa qualité d’opposant au système politico-mafieux de Gaston Flosse en Polynésie.
Il est important, avant d’affirmer ma synthèse sur cette affaire judiciaire de 26 ans d’âge, de dire au sujet de la Justice française, que dans l’exercice de ses fonctions, un magistrat ne ment pas et ne magouille pas. Il peut commettre des erreurs. Donc je rappelle à tous, que lui reprocher autre chose que d’avoir commis des erreurs d’appréciation, expose tout justiciable à être poursuivi pour outrage à magistrat. De fait, la magistrature est soumise en permanence aux mensonges de la grande majorité des justiciables ou de la mauvaise foi des avocats qui refusent eux-mêmes de reconnaître leurs propres erreurs d’appréciation.
Cet ensemble de contradictions morales, crée chez les professionnels de l’institution judiciaire, une rigidité sur la forme de la mise en état d’un dossier, et une schizophrénie du fond de la même affaire.
L’affaire JPK fait partie des absurdités judiciaires françaises qui tournoie par son vide nébuleux. En vérité, depuis plus de deux décennies, le dossier passe entre les mains de juges d’instructions et d’avocats qui n’arrivent jamais à prouver d’origine criminelle de cette affaire.
Factuellement, cette affaire est au départ un drame banal de couple qui était en train de se séparer, malheureusement cela a dégénéré en tragédie, suite aux rumeurs par un pied nickelé en 2004, qui fut employé dans une officine occulte de Gaston Flosse président de la Polynésie dans les années 1995.
Malheureusement dans cette affaire « de disparition », le premier juge d’instruction a omis de réaliser certains actes judiciaires, certaines confrontations, certaines mises sous scellés, et de procéder à la vérification des dires de tous ceux qui étaient présents le soir de la dite disparition de Jean-Pascal Couraud alias JPK, mais il a surtout omis de faire une enquête sociale sur ce disparu. Donc, depuis 26 ans la confusion domine les instructions des six derniers juges en charge de ce dossier.
Pourtant, les indices d’un abandon de famille aidé par certains de ses membres, pour des raisons de survie de JPK, sont probables lorsque nous connaissons le dossier.

D’ailleurs le juge des affaires familiales a bien prononcé en novembre 2002 le divorce du couple Couraud pour abandon de famille par JPK à ses torts exclusifs.
Malheureusement pour la morale, nous sommes passés dans ce dossier judiciaire, d’un suicide à l’abandon de famille, et des années plus tard à l’assassinat de JPK par des gros bras de l’officine occulte des basses œuvres de Gaston Flosse.
D’ailleurs, plusieurs juges d’instructions n’arrivant à rien prouver dans cette affaire ; un vice-procureur demanda en novembre 2007 un non-lieu pour manque d’indices concordants.
Bizarrement, un sixième juge d’instruction ne connaissant pas grand-chose à l’affaire, décide, à la suite des mensonges émis par la femme de JPK et son amant, qui cachaient quelques récréatifs week-end sans lendemain, de les mettre en examen le 27 juin 2019 pour assassinat, et cela bien que leurs mensonges, n’aient strictement rien à voir avec ladite disparition de Jean-Pascal Couraud.
Pour mémoire un de ses prédécesseur a refusé en 2007 le non-lieu demandé par le parquet.
Les gros bras sont maintenus en examen depuis 2013. Le 6ème juge reprenant le dossier d’instruction a imaginé une relation entre les gros bras et les amants mais incroyablement sans dire laquelle.
Pour information ce juge est interdit d’instruction de tout dossier et a été renvoyé en Métropole. Aujourd’hui, dans l’attente de la prise en charge du dossier par un 7e juge, le scandale continue dans un vide sidéral, pour ne pas dire une nébuleuse judiciaire.
Pour moi, les juges d’instruction ont été instrumentalisés par les enquêteurs, qui ont fini par en faire une affaire d’État, car il était notoire que le lien entre JPK et Stein était une farouche opposition au système politique mafieux de Gaston Flosse, et leur adhésion à la politique de Boris Léontieff qui a étrangement disparu dans un crash d’avion pendant une campagne électorale en 2002.
JPK, quelques mois avant de disparaître en décembre 1997, annonçait publiquement qu’il détenait un dossier qui allait exploser Gaston Flosse et le président de la République Jacques Chirac ; mais, sentant sa vie en danger il avait demandé en juillet 1997 à son avocat de déposer une plainte au sujet des affaires explosives. Bizarrement, son avocat n’a déposé la plainte que trois mois après la disparition de JPK (en mars 1998). D’ailleurs l’avocat a fini par craindre pour sa vie et cette plainte n’a pas eu de suite. Elle a fini à la poubelle.
Aujourd’hui j’affirme que la classe politique polynésienne sait que la disparition de JPK est une affaire d’État, qui pour se dédouaner essaie de faire croire que la disparition de JPK est un crime passionnel commis par Francis Stein, qui était fondateur et trésorier du syndicat des cadres de la fonction publique, et un politique apprécié pour son intégrité, mais surtout un farouche opposant aux politiques mafieuses en Polynésie. Donc, Francis Stein était un homme dangereux pour certains leader politiques. Et Comme pour Pouvanaa Oopa, aucun politicien ou politicienne n’avait intérêt de défendre l’innocence de cet homme intègre accusé de crime pour le paralyser politiquement.

J’accuse la classe politique de Polynésie d’avoir tué Pouvanaa Oopa une deuxième fois.
La lâcheté est un suicide permanent.
MATHIUS TO’ERAU LE SURÉVISTE
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Je remercie Alain MATHIUS pour l’indéfectible soutien qu’il démontre une fois de plus depuis qu’un jour du mois de juin 2019, j’ai découvert avec stupéfaction que la justice me soupçonnait d’avoir commis un assassinat en étant mis en examen après une seconde garde à vue, la première ayant eu lieu en janvier 2007. J’accédais enfin au dossier d’instruction et je prenais connaissance des milliers de cotes accumulées depuis plus de 20 ans. La vigueur du texte qu’il a décidé de rendre public après quatre années d’instruction par le dernier juge en charge du dossier JPK traduit son profond humanisme forgé au gré des valeurs universelles qu’il soutient de longue date. Cet engagement personnel dans ce combat qu’il m’aide à mener face à mes détracteurs participe, j’en suis convaincu, à apporter un éclairage différent sur cette nouvelle phase de l’enquête suspendue depuis octobre 2022 dans l’attente de la rencontre qui interviendra avec la nouvelle juge en charge de cette affaire.
Depuis fin 2019, nous en avons parlé et étudié ensemble les moyens de démontrer mon innocence face à une partie civile agressive, ce qui m’a motivé à communiquer publiquement par l’intermédiaire de ce blog : www.affairejpk.net
Son investissement pour la défense des droits de l’homme primant sur toute relation, je le sais convaincu de mon innocence après tous ces mois passés à analyser de manière rationnelle et factuelle les charges retenues contre moi. Cet engagement de sa part rendu possible par l’expérience qu’il a acquise en fréquentant assidument le tribunal de Papeete durant près d’une 15zaine d’année a forgé son choix de prendre ma défense en m’accompagnant quotidiennement pour alléger le fardeau qui pesait sur mon moral face à l’appareil judiciaire, malgré le concours d’avocats locaux et parisien.
Il affiche résolument son intime conviction face à l’injustice de ma situation quitte à s’attirer des foudres de toutes part. Déterminé à faire valoir son analyse de la situation au travers de sa synthèse engagée il interpelle la conscience de gens au fait du dossier qui perdure de manière exceptionnelle. Il n’hésite pas à s’insurger contre ceux avec lesquels j’ai œuvré par le passé et qui n’ont affiché aucun soutien dans cette épreuve, voire pire, en ont usé contre moi par intérêt personnel, notamment dans le domaine de l’activité politique engagée que j’ai menée jusqu’en 2008 après que j’eu gagné à Paris contre la personne qui m’avait diffamé affirmant qu’avec son épouse j’avais tué Jean-Pascal COURAUD !
J’ai cessé mon engagement politique en 2008 après la crise rencontrée avec le successeur de Boris Léontieff qui trahissait l’idéal du Fetia Api que nous avions fondé ensemble avec d’autres.
Francis STEIN