LA MÉMOIRE COURTE DES AUTORITÉS

L’intérêt supérieur de la Nation / Les essais nucléaires…
Années 60 – Les Nouvelles de TAHITI

COMMENT OUBLIER TOUT CE QUI S’EST PASSÉ DU TEMPS OU GASTON FLOSSE EXERCAIT LES PLEINS POUVOIRS ?

Septembre 1984 – Les Nouvelles de Tahiti

Le système clientéliste cautionné durant tant d’années au plus haut niveau de l’Elysée a finalement été sanctionné jusqu’à récemment par la Justice.

L’Etat, permissif avait laissé faire. Les affaires politico-financières ont fleuri. C’était donnant – donnant…

FLORILEGE DE SCOOPN° Spécial publié en 1988 dans le quotidien « Les Nouvelles de TAHITI » par le plus célèbre des rédacteurs en chef de TAHITI

Le journaliste rédacteur en chef des Nouvelles de TAHITI dont l’acronyme était JPK

La pratique d’un pouvoir absolu

La moralisation de la vie publique brandie par des partis politiques de l’opposition s’est longtemps heurtée aux protections acquises à travers des réseaux occultes. Le sentiment d’impuissance face à l’illégalité de comportements claniques de politiques locaux a découragé beaucoup d’entre nous. Plusieurs craignaient même pour leur emploi, optant finalement pour la politique de l’autruche, évitant ainsi toute confrontation.

Ce ne fut pas mon cas, mais j’ai subi de lourds revers, puisque révoqué à deux reprises de postes à responsabilités au sein du département de la culture et du patrimoine.

Avril 1991 / Les Nouvelles de Tahiti

Malheur à ceux qui tentaient de se dresser contre eux, contre lui.

L’argent coulait à flots, et la Polynésie était le hub de plusieurs agences de renseignements à l’affût d’informations sur les essais nucléaires en cours et à venir (193 au total ! ) à 18 000 km de l’hexagone. Presque tout était permis. Il fallait arroser de francs venus de France, pour corrompre et même surveiller ceux qui ne rentraient pas dans le rang.   

Septembre 1995

Le service de renseignement existant déjà en 1988 fut renforcé et l’on parla même d’armer une garde rapprochée pour la sécurité du président de Polynésie française qui voyait bien son pays porter le nom de TAHITI NUI…

Jean-Pascal Couraud n’avait pas mesuré les risques qu’il encourait en s’en prenant ainsi à l’incarnation du pouvoir en terre Maohi ?

Après le numéro spécial concocté par JPK et diffusé, puis saisit par la justice en 1988, dévoilant et dénonçant les faits d’enrichissement personnels, vint le tour de la chambre territoriale des compte qui à son tour avec fracas a dénoncé la gabegie sans borne de cet homme animé par des goûts de luxe chiffrés grâce aux données budgétaires votées, engagées et liquidées.

Le nombre de ministres, de membres de cabinet, de véhicules – y compris banalisés grâce à une double immatriculation – servant aux déplacements (plusieurs dizaines) professionnels et personnels à la fois, soit près de 2 000 salariés de la bonne obédience politique, celle du TAHOER’AA HUIRA’ATIRA .

PUIS VINT L’ALTERNANCE DE 23 MAI 2004

Ministre du dialogue social de juin à octobre 2004, chargé de l’emploi, du travail, de la protection sociale et de la fonction publique lors du 1er Taui, j’eus l’occasion d’accéder aux dossiers individuels de tous les proches collaborateurs du précédent président.

De même, il m’incomba avec le service du personnel de la fonction publique d’instruire les procédures de licenciement d’une foultitude de membres de cabinets ministériels littéralement parachutés sur la totalité des postes vacants pourtant programmés pour être mis à concours courant juillet 2004, afin de permettre aux étudiants de retour de postuler.

La politique de la terre brûlée

Septembre 2008

Des centaines de personnels politiques n’ayant pas vocation à être titularisés avaient pourtant bénéficié de contrat de travail sur des postes destinés à accueillir les lauréats des concours , certains en CDD (agents non titulaires – ANT) et d’autres en CDI !

Nombre de chefs de service et directeurs d’établissement publics non polynésiens et certains issus des rangs du parti majoritaire déchu, furent démis de leurs fonctions en raison des blocages qu’ils ont participé à mettre en place au moment de l’alternance pour favoriser et accélérer le retour anti démocratique du précédent gouvernement qui les avait nommés, ce qu’ils parvinrent toutefois à accomplir.

Plusieurs agents du GIP figuraient également sur ces listes et j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de recevoir des appels téléphoniques tant au ministère que sur lignes privées, particulièrement menaçants à mon encontre (ma vie était mise en jeu !) et sans que ces correspondants anonymes n’hésitent à préciser à quel service ils appartenaient, risquant de perdre leur emploi (précaire).

Les membres de cette garde prétorienne ou milice n’avaient peur de rien, ni de personne, sauf peut-être de leur grand manitou, considérant être placés sous la protection supérieure de leur fondateur pourvoyant à tous leurs besoins pour mieux bénéficier de leur total dévouement, soumission.

De la même manière, de nombreux fonctionnaires expatriés bénéficiant quasiment d’une rente à vie, ayant passé plusieurs séjours successifs en Polynésie au mépris de la réglementation applicable, privaient par leur enracinement, des cadres locaux d’une légitime accession à des emplois décisionnels, puisque par ailleurs ils ne dispensaient pas de formation spécifique dans leur service d’affectation, se satisfaisant du mercenariat assumé.

DES EFFETS PERVERS DE L’AUTONOMIE AU SEIN DE LA RÉPUBLIQUE

Certains FEDA (Fonctionnaire d’Etat en détachement) d’avant 2004 sont d’ailleurs toujours en poste aujourd’hui alors qu’atteints par la limite d’âge et sans doute rayés des cadres dans leur administration d’origine.

Pourtant, ils continuent de s’accrocher aux avantages que leur a conféré leur statut réduisant la possibilité de construire une océanisation des cadres sur notre fenua, aveu de certains politiques de leur choix de laisser perdurer y compris pour des secteurs non prioritaires, de telles affectations et recrutements assimilables à des rentes.

Et puis un service d’espionnage parfaitement structuré avec des agents parmi lesquels des gendarmes retraités, chargés de renseigner le président du fenua sur ses opposants, les syndicats, la presse, et même les membres de sa famille ! L’encadrement étant fourni par Paris, rémunéré par TAHITI, et issus des rang des services secrets, officier et sous officier de la DGSE en complément d’un ancien commandant du GIGN, également chargés de veiller aux tentations indépendantistes du président FLOSSE. Ce dernier qui semble à présent s’orienter par dépit vers ce créneau pourtant occupé depuis fort longtemps par le TAVINI HUIRAATIRA.

A l’époque, le départ des légionnaires donna l’idée à Gaston FLOSSE de recruter les siens. Il les a trouvés parmi les rangs de son électorat, mais aussi de marginaux, et à la sortie de prison de certains gros bras qui lui voueront une infinie reconnaissance.

La flottille administrative existant déjà en 1997, elle deviendra le creuset de son bras armé, son administration ne pouvant suffire à l’accomplissement de la gouvernance sans partage, sans contrôle. Il a suffi de l’étoffer et de lui consentir une débauche de moyens et de missions en étendant son champs d’action tous azimuts.

En 1998 naissait le GIP, groupement d’intervention de la Polynésie – TE TOA ARAI.

Parmi ses effectifs dont une partie à tendance pratiquement para-militaire, des gens honnêtes à la recherche d’emploi, mais d’autres certainement moins recommandables et activables par leur « Amiral », Rere, ombre du président.

Ainsi, certains et non des moindres, leur chef de service en particulier, ont gonflé les rangs de multi condamnés comme plusieurs autres (y compris débusqués au gouvernement et à l’assemblée) ainsi que dans d’autres structures et satellites du gouvernement, et tout particulièrement comme son mentor des Gambier.

Liste exhaustive des condamnations relevées dans les comptes rendus d’audience de la presse locale pour quelques membres de ce clan couleur safran :

– complicité de tenue de tenue illicite de maison de jeux de hasard,

– clientélisme,

– abus de bien sociaux,

– prise illégale d’intérêts,

– favoritisme,

– détournement de fonds publics,

– travail dissimulé,

– emplois fictifs,

– Racket de chefs d’entreprise consentants,

reflet du système véreux qui n’hésitait pas à commettre ou provoquer des exactions telles :

– homicide involontaire,

– faux et usage de faux,

– manœuvres d’intimidation,

– coups et blessures, tels des hommes de main prompts à bloquer le poumon économique de Papeete (Port autonome) et à investir des institutions du pays, corruption active / corruption passive.

Ces abus accumulés au fil du temps, trente ans,  ont pu passer au travers de procédures grâce à la fameuse prescription ou au sursis assorti à certaines peines. Ce règne sans partage a fini par se briser sur le rocher de la démocratie en 2004 malgré les atours savamment installés pour faire « comme si »…

ET L’ON VOUDRAIT ME METTRE SUR LE DOS LA DISPARITION D’UN HOMME, JPK, QUI LUTTAIT CONTRE LA CORRUPTION EN S’EN PRENANT QUASI-EXCLUSIVEMENT A GASTON FLOSSE DE 1988 A 1997 ?

QUELLE IMPOSTURE !!!

ET POUR QUEL MOBILE ?

UN DRAME PASSIONNEL ?

IL FAUT SAVOIR RAISON GARDER !

LA MÉMOIRE DES AUTORITÉS SERAIT-ELLE SI DÉFAILLANTE ? SÉRIEUSEMENT ?

Je ne cesserai de me battre pour la démontrer cette imposture par tout moyen.

PRÉCISION : Mon casier judiciaire est toujours vierge.

Ce règne sans partage a provoqué, sinon augmenté malgré tous les symboles installés (drapeau, hymne, ordre de Tahiti nui…), une véritable scission entre les Polynésiens dont la situation s’est dégradée avec l’instabilité politique chronique à partir de 2004. Les inégalités ont explosé avec leur lot de conséquences en termes de besoins minimum de tous les jours : se loger, se nourrir, se soigner, se déplacer, …

C’est en cela que l’ÉTAT garant de l’intérêt général, de l’Etat de droit (pas respecté), des libertés publiques, a failli à sa responsabilité avec la complaisance des gouvernement français de droite comme de gauche, nonobstant le statut d’autonomie concédé à un homme – pour de concert avec le délégué du gouvernement français – faciliter l’accomplissement et l’aboutissement des essais nucléaires, sacrifiant son peuple sur l’autel de ses ambitions personnelles et de celles de son clan qui finalement l’a désavoué une fois rendu inéligible.

À titre subsidiaire, Jean-Pascal Couraud, alias JPK avait de multiples ennemis tant en politique que dans le milieu des affaires évoluant dans le microcosme local.

Pourfendeur de corrompus, il gênait forcément plusieurs personnes sur le fenua s’érigeant ainsi en cible avec pour seule arme et protection sa carte de presse jusqu’au moment de son licenciement et de sa reconversion auprès des frères LEONTIEFF pour s’occuper successivement de leur communication tout en poursuivant ses enquêtes…

« À qui profite la disparition de Jean-Pascal Couraud, alias JPK ?« 

QUI CONTINUE DE BENEFICIER EN 2022 DE CETTE DISPARITION ?