La colonisation d’une autonomie, ou la république des juges

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Les criminels se dénoncent, la Cour de Cassation annule.

Manifeste au nom de la vérité

L’AFFAIRE JPK EST AUSSI UNE AFFAIRE VICTIME D’UNE JUSTICE COMPROMISE.

Il y en a marre qu’une minorité de magistrats persiste à protéger des politiques mafieux en Polynésie française …

Au début des années 1990 Gaston Flosse président du Fenua, met sur pied en Polynésie française une officine secrète d’espionnage à l’image du S.A.C en France qui fut créé sous la présidence de la république française du temps du général De Gaulle.

( Le S.A.C, service d’action civique, était une milice gaulliste de sécurité composée de fidèles et dévoués, de truands, de gros bras, dealers de drogues, de repris de justice et parfois d’assassins au service exclusif de De Gaulle et de sa « drôle » de politique).

Gaston Flosse a fait un copier-coller du S.A.C en Polynésie, en créant le 13 mai 1997 et en nommant cet occulte officine : Le « Service de la documentation », véritable milice de mercenaires quadrillant tout Papeete et même au-delà de la capitale tahitienne.

Ce service de barbouzes en tous genres était implanté à la présidence de la Polynésie française avec une antenne, la cellule « Manifeste » basée dans le port autonome de Papeete. Ils étaient entièrement aux ordres exclusifs de Gaston Flosse.

Le scandale du gouvernement français de l’époque fut que des magistrats, policiers et gendarmes aient été complices de ce service d’action polynésien, sans que l’Élysée n’intervienne pour mettre de l’ordre dans cette dérive de l’exercice autocrate du pouvoir.(Gaston Flosse était l’ami intime du président de la République française, Jacques Chirac).

Pour mémoire, ce qui est incroyable, c’est que ce « S.A.C » polynésien a réussi à piéger les services secrets français (D.G.S.E) qui ont été pendant quelques temps désinformés par un ou deux des leurs, (ils étaient cadres de ce service présidentiel polynésien totalement illégal, et agissaient de manière clandestine).

La justice après de nombreuses années de dégâts judiciaires finira tout de même par condamner définitivement Gaston Flosse et ses complices en février 2016.

Par ailleurs, je fus, en ma qualité d’humanitaire actif, judiciairement victime de cette cellule occulte, il m’a fallu une dizaine d’années de procès pour je puisse retrouver mon intégrité et mon honneur.

Pour se convaincre de la nuisance fasciste de la politique mafieuse de cette époque, l’affaire Jean-Pascal Couraud dit JPK ( l’ex journaliste disparu) en est le meilleur symbole.

En effet, pour ceux connaissant cette affaire, elle démontre ce que j’affirme ci-dessus.

En réalité et pour faire court, la justice connaît depuis l’existence des bandes sonores judiciaires les éventuels assassins (appartenant au « S.A.C polynésien ») de JPK, le journaliste incontrôlable.

Mais grâce à certains d’ obscurs magistrats et pendant des années, cette justice « polynésienne », avec l’aide d’avocats pas très clairs, a réussi à faire faire annuler les bandes sonores incriminantes par la Cour de Cassation.

Pourtant ces bandes sonores transcrites et traduites dévoilent bien l’identité des assassins de JPK, leurs conversations et celles de proches ont bien été captées, non ?

Ce sont bien leurs voix, non ?

Et pour obscurcir encore un peu plus l’affaire, plusieurs années après la nullité des bandes sonores, un magistrat à peine arrivé en Polynésie déclare subitement que la disparition de J P K est en réalité un crime passionnel.

Alors, après une enquête plus que tendancieuse, et pour ne pas dire douteuse de la gendarmerie, l’amant de la femme de J P K est mis en examen avec contrôle judiciaire 20 ans après la disparition du journaliste , du chef d’assassinat en bande organisée ( alors qu’il fut lui aussi gravement victime de ce S.A.C POLYNÉSIEN).

Mais le plus incroyable, c’est lorsque des magistrats semblent refuser de prendre en considération les preuves qui désignent les véritables assassins, dévoués et fidèles au président Flosse, et preuves qui écartent de fait le mobile du crime passionnel. Pourtant les auteurs de la disparition de J P K se sont dénoncés eux-mêmes, sur la bande sonore.

Les bandes sonores, quand bien même annulées pour une erreur de forme judiciaire restent sur le fond une vérité incontournable en matière d’instruction criminelle qui, je le rappelle, a l’obligation de faire apparaître la vérité. Ces bandes sonores sont d’ailleurs toujours incluses dans le dossier d’instruction, et elles éclaboussent le pouvoir de l’époque et certains magistrats.

Mais voilà, il faut ne pas faire perdre la face aux intérêts supérieurs de l’État, quitte pour cela à renvoyer des prévenus devant la cour d’assises et à faire prendre le risque aux jurés de condamner des innocents à une peine de plusieurs années de prison.

Pourquoi la justice en matière d’instruction est-elle contre la manifestation de la vérité dans l’affaire J P K ?

Le bizarre devient parfois scandaleux.

MATHIUS

Secrétaire général Fondateur et ex président de la ligue des droits de l’homme de Polynésie, devenue ligue polynésienne des droits humains.

Membre fondateur du Comité d’Éthique de la Polynésie.