à la demande générale, un extrait d’émission radiophonique relatant l’article du journal LE MONDE publié le 3 avril 2014

Ecoutez ci-après, l’enregistrement radiophonique diffusé sur les ondes de france Inter en 2014

Disparition de « JPK » à Tahiti : la thèse de l’homicide renforcée

rETOUR SUR Les enregistrements de conversations QUI DEmontrent que TROIS HOMMES ont tenté de s’entendre pour mentir au juge d’instruction. ILS SONT TOUJOURS MIS EN EXAMEN

Par Fabrice Lhomme et Gérard Davet

Publié le 03 avril 2014

RESUME DES ÉCHANGES VERBAUX SIGNIFICATIFS CAPTÉS PAR LES ENQUÊTEURS ET PUBLIÉS SUR LE JOURNAL LE MONDE

« C’EST BIEN TOI QUI L’AS ASSASSINÉ »

Le 14 juin 2013, donc, une réunion importante se tient au domicile de M. Puputauki. Les enquêteurs ont sonorisé les lieux. Ils sont à l’écoute. Tino Mara est présent. Les lieux ont été perquisitionnés quelques semaines plus tôt par les gendarmes. M. Puputauki s’en offusque et lance à M. Mara : « Ils sont sur [cherchent] où sont passés les 12 millions du Pays qui ont servi à vous payer toi et Tutu [Manate, le troisième suspect] ». A 16 h 55, le même jour, M. Puputauki est encore plus explicite : « C’est bien toi qui l’as assassiné. C’est vous deux. » Pour sembler se contredire une minute plus tard : « Je sais que vous ne l’avez pas fait. » Avant de se raviser encore : « Tu es impliqué »

DIRECTIF

Puis, il se fait directif à l’adresse de son ancien bras droit, en prévision des imminentes comparutions devant le magistrat enquêteur : « Tu dis avec Tutu : “Il faut que vous dites [sic] tous les deux” C’est ce que j’ai dit aussi (…) Je ne vous ai jamais appelé, rien. C’est ça que vous devez dire. » Et pour être encore plus clair, l’ancien patron de la milice flossiste lâche à M. Mara : « C’est mieux pour toi de mentir » Il est ensuite question « d’aller boire le café  samedi prochain avec Président »

Enfin, selon une autre conversation, captée le 16 juin 2013, la femme de M. Manate dit ceci à son mari : « Vous allez être condamnés parce que vous avez fait ça ».

https://www.lemonde.fr/societe/article/2014/04/03/disparition-de-jpk-a-tahiti-la-these-de-l-homicide-renforcee_4394758_3224.html