VOUS AVEZ DIT « RECHERCHE DE LA VERITÉ » ?

Retour en arrière, à la fin du 20 ème siècle…

« L’information judiciaire contre X ouverte par le juge d’instruction Jean-Bernard TALIERCIO le 22 janvier 1998 consécutivement à la disparition de Jean-Pascal COURAUD ne permettait pas de mettre en évidence d’élément sérieux pouvant accréditer la thèse d’un enlèvement ou d’une séquestration, ni que sa disparition était consécutive à la commission d’un crime ou d’un délit » affirmait l’avocat de la partie civile.

En octobre 2004, alors que je faisais partie du gouvernement du premier TAUI issu des élections du  23 mai, nous avons tous appris avec stupéfaction les révélations de Monsieur Vetea GUILLOUX qui mettait en cause deux de ses collègues de service et par voie de conséquence son supérieur hiérarchique.

Parmi eux des feti’i, sauf erreur…

Le contexte éminemment politique et tendu il y à dix-sept ans, entre la nouvelle majorité et l’opposition a bien montré la puissance des réseaux des « sortants » au moment de cette alternance. Ils venaient de perdre le pouvoir après tant d’années de gouvernance autoritaire et de quasi domination sur la minorité constituée de plusieurs partis.

L’effet de surprise de l’alternance fut saisissant, mais c’était sans compter sur les réseaux parisiens complaisants, sinon impliqués, refusant tout autant les résultats de ce scrutin. Ils tentèrent bien de soudoyer les autonomistes ralliés à cette vague de demande de changement en déployant des offres impossibles à refuser, mais le maillon faible était ailleurs.

Il appartenait à ceux-là même qui aspiraient à un soulèvement populaire tranquille mais déterminé, et qui plus tard finirent par s’entendre avec ceux qu’ils conspuaient depuis toujours, puis ils reprirent leur liberté et … la suite vous la connaissez. Mais ce n’est pas le propos.

Tentant de s’y agripper coûte que coûte, ils parvinrent par la corruption a faire basculer un élu du camps adverse et à restaurer leur majorité au prix de ralliements provoquant une instabilité chronique. Les projecteurs étaient braqués ailleurs…

A cette époque là , certains magistrats participèrent avec des enquêteurs à une procédure expéditive alors que l’Affaire JPK était manifestement d’une extrême gravité.  Si le délit politique était prouvé, il fragiliserait les fondements de la Justice sur notre Fenua et était susceptible d’ébranler le pouvoir à  18 000 km de Papeete par ricochet.

Que nenni !

Le juge en charge de l’instruction du dossier « JPK » ne fut même pas informé par le procureur de la république avant le procès, des déclarations de ce témoin, constituant DES CHARGES NOUVELLES ! Ce n’est pas banal comme mode opératoire.

L’homme par qui cette information fusa au point que les médias locaux, puis régionaux et ensuite nationaux vinrent couvrir durant de longues semaines ce sujet, et à chaque rebondissement pour assurer l’information de leur lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sur cette fracassante révélation fut poursuivi et condamné en octobre 2004 par le tribunal correctionnel pour une incohérence d’horaire, à une peine supérieure au « tarif » applicable en matière de dénonciation calomnieuse et mensongère.

Son jugement prononcé, il eu droit à un an de prison dont neuf mois avec sursis. Vetea GUILLOUX se défendit en appel et fut de nouveau condamné le 27 octobre 2005 : un an de prison dont onze mois avec sursis. Il alla jusqu’à se pourvoir en cassation et il l’obtint l’annulation de sa condamnation en septembre 2006.

A plusieurs reprises il a confirmé ses révélations lorsque interrogé.

Il faut se rappeler qu’il fut jugé en comparution immédiate après son deuxième jour de garde à vue et qu’il avait subi de fortes pressions.

POURQUOI tant de hâte et au bénéfice de qui ?

Qui s’en souvient ?

Une justice « empêchée ».

Vetea GUILLOUX attend depuis bientôt 15 ans que la cour d’appel de Paris se prononce. Devant comparaitre le  6 février 2021, son procès a été renvoyé au  3 décembre 2021 car l’instruction se poursuit pour déterminer le rôle des différents protagonistes mis en examen. Il est à remarquer que certains magistrats et avocats de la partie civile tentent de raccrocher 5 suspects mis en examen, mais laissés libres sous contrôle judiciaire.

NI AUTEUR – NI COMPLICE – Présumé innocent jusqu’à preuve du contraire

En ce qui me concerne, je répète à l’envi que je n’ai et n’aurai aucune communauté d’intérêt avec qui que ce soit dans cette affaire sordide, qui perdure au-delà du délai raisonnable.

La complexité de ce dossier devrait inciter tout un chacun à la prudence et à ne pas préjuger comme cela semble perdurer dans l’esprit de certains et même en proférant des allégations. Il y à un temps pour tout, surtout pour ceux qui savent et persistent à se taire depuis tant d’années…