Liberté, inégalité, immoralité …

L’auteur a autorisé la publication en ligne de ce nouvel article sur #affairejpk.net

Une Justice coloniale ou l’archipel des grands secrets ?

« Les erreurs non reconnues deviennent des mensonges ».

La Justice de Polynésie en 2021 est toujours coloniale.

Pour mémoire, Napoléon BONAPARTE a créé le parquet pour surveiller les juges, donc la justice française depuis cette création dictatoriale de l’Empereur a perdu son indépendance, et elle ne pourra pas le devenir sans obtenir une légitimité populaire.

Est-ce que le système judiciaire en Polynésie est resté colonial ?

Oui !

Cela ne veut pas dire pour autant que la majorité des magistrats la rendent de cette manière.

Emblématique rappel :

Afin de laisser se réaliser tranquillement les essais nucléaires, la justice en Polynésie, aux ordres du gouvernement français a condamné un opposant politique polynésien, le Metua Pouvana’a O’OPA TETUAAPUA pour crime contre l’État et cette toute première victime des expériences nucléaires fut condamnée à l’exil par quinze ans d’interdiction de séjour, ainsi qu’à huit années de prison, alors qu’il était innocent.

Nous pourrions penser que ce système judiciaire colonial aurait disparu avec la fin des expérimentations atomiques et la mise en place de l’autonomie interne, malheureusement il n’en a rien été.

Le symbole de cette justice coloniale de « l’après essais nucléaires » en Polynésie française est l’affaire du journaliste Jean-Pascal Couraud alias JPK, disparu en 1997, et celle de Vetea Guilloux qui est pour l’état français un témoin gênant dans l’affaire JPK depuis ses révélations en 2004.  

Pourtant c’est bien grâce à certains des témoignages de Vetea Guilloux que les mercenaires du président de la Polynésie sont mis en examen dans l’affaire JPK depuis 2013, suite aux écoutes installées judiciairement chez eux.

N’en déplaise à une certaine presse polynésienne, Il apparaît clairement dans cette affaire,  que suite à une bavure d’un agent de la DGSE (au service d’intérêts particuliers d’un ami en Polynésie du président de la République Jacques Chirac), les services secrets français ont sans doute été obligés de couvrir un de leurs agents qui était employé à la présidence de la Polynésie.

Cet agent de la DGSE était l’un des cadres fondateurs d’une officine occulte de mercenaires à l’intérieur d’un service administratif territorial polynésien (voir certaines condamnations de mercenaires du service d’étude et de documentation de la présidence de Polynésie).

Cependant le cumul des « erreurs judiciaires » de l’instruction et du parquet de Papeete depuis près de 24 ans dans cette affaire JPK, vont faire que la vérité restera dans l’obscurité des profondeurs judiciairement scandaleuses, et elle ne fera jamais surface.

En vérité, des dizaines de dossiers classifiés se rapportant de près ou de loin au journaliste Jean-Pascal Couraud, alias JPK (prétendument disparu depuis bientôt 24 ans), ont été frappés par la Direction générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) du sceau « Top Secret », « Secret Défense » ou « Confidentiel Défense».

Malgré la demande d’un des juges d’instruction, la DGSE refuse de déclassifier 13 documents concernant Jean-Pascal Couraud, alias JPK . Et lorsque vous avez connaissance que la DGSE n’a pas le droit d’officier à l’intérieur des territoires français, cela pose la question de savoir quelle est jusqu’à preuve du contraire la face cachée de Jean-Pascal Couraud :

  • Au moment de sa « disparition », JPK était-il un agent double, ou au service d’un pays ennemi de la France ? 

Si une réponse positive confirmait mes questionnements, cela voudrait dire qu’en réalité Jean-Pascal Couraud, alias JPK, aurait pu abandonner sa famille pour la protéger d’éventuelles représailles.

Il apparaît dans le dossier que les mercenaires devaient connaître les intentions d’abandon familial de JPK, (il était suivi et sous écoute par ces derniers), et ils en ont probablement profité pour le faire disparaître définitivement.

Mais alors pourquoi l’enquête n’a jamais abouti dans ce sens ?

Sans corps retrouvé, la vérité apparaîtra-t-elle un jour grâce à la justice ?

En l’état, l’instruction tente de faire condamner des innocents polynésiens pour couvrir la déviance de certains agents d’États et pour insuffisance judiciaire depuis 23 ans, (aberrations judiciaires issues d’erreurs d’instruction et de certaines enquêtes mensongères).

Pour information, vous avez tout de même un juge aux affaires familiales, pas dupe de l’obscurantisme judiciaire du dossier JPK, qui a accordé le divorce à la femme, aux tors exclusifs de son mari (JPK). 

A cette heure, comment le sixième juge d’instruction en charge de cette affaire scandaleuse, et sans que ne soit retrouvé le corps, ou qu’il y ait d’éléments nouveaux, peut-il mettre en examen une vingtaine d’années après, la femme polynésienne de l’introuvable (JPK) et son amant polynésien (à l’époque de la disparition de JPK) ?

Que cherche à vouloir vraiment prouver l’instruction ?

Car toutes les parties prenantes dans cette affaire savent que sans accès aux dossiers secrets de la DGSE au sujet de la disparition de Jean-Pascal Couraud (alias JPK), cachant au moins une grande partie de la vérité sur sa disparition, celle-ci ne se manifestera jamais.

Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre.

MATHIUS

Fondateur et ex président de la ligue polynésienne des droits humain, ligue affiliée à la ligue française et à la fédération internationale des droits de l’homme.