LA VÉRITÉ AU BOUT DES MENSONGES D’ÉTAT  

Avec l’autorisation de l’auteur, une analyse de cette information judiciaire qui traîne dans le temps…

Affaire JPK ou scandale judiciaire ?

Le problème de l’instruction judiciaire dans l’affaire JPK (ancien journaliste disparu en Polynésie) est mal posé depuis son origine (bientôt 24 ans), et cela a pour effet d’empêcher la manifestation de la vérité.

En effet,  aujourd’hui, bien poser le problème tend à expliquer pourquoi les magistrats en charge du dossier cumulent les « erreurs » d’instruction.

En réalité, la difficulté est de savoir si JPK a été enlevé dans la soirée ou la nuit du 15 au 16 décembre 1997.  

A cette date JPK a abandonné sa femme et ses enfants pour aller refaire sa vie ailleurs. Sa mise en scène macabre avant son départ tend à le démontrer.

De plus, les mensonges de ceux qui étaient présents à son domicile, suite aux appels téléphoniques de sa femme paniquée en voyant une tête de mort humaine sur leur lit, concordent par leur incohérence avec la thèse de l’abandon de famille. 

Si ensuite comme le prétend Vetea Guilloux ( en octobre 2004, soit 7 ans après l’abandon de famille commis par JPK), il y a eu l’enlèvement de JPK par des mercenaires de l’officine occulte dirigée par un membre de la DGSE (au service exclusif du président du gouvernement de l’époque), dans un lieu autre que la maison familiale, cela devient une autre affaire, n’ayant rien à voir avec celle de l’abandon de famille.

L’abandon de famille a fourni l’opportunité aux mercenaires du pouvoir, de le faire disparaître à jamais. Les écoutes (sonorisations) chez certains des protagonistes le démontrent .

Mais, comme par hasard ces écoutes ont été annulées par la Cour de Cassation au motif que le juge d’instruction avait oublié de les motiver.

Bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre …

Ainsi, aujourd’hui encore, les magistrats en charge du dossier rejettent systématiquement les témoignages qui tendent à démontrer que Vetea Guilloux à raison sur l’enlèvement de JPK dans autre lieu que son domicile.

Dans tous les cas, n’en déplaise à la magistrature, JPK ne s’est pas fait enlever chez lui dans la soirée ou la nuit du 15 au 16 décembre 1997,  et cela anéanti les indices permettant la mise en examen de ceux qui étaient présents à son domicile cette nuit-là, après que la femme de JPK les ait appelés dans sa panique pour la rejoindre elle et ses enfants.

Par contre, si JPK s’est fait enlever après le 15 décembre 1997, alors c’est une toute autre affaire, criminelle celle-là, et n’ayant aucune relation avec celle de son abandon de famille commis dans la soirée ou la nuit du 15 au 16 décembre 1997.

Factuellement, pourquoi les magistrats instructeurs n’ont jamais voulu dissocier l’abandon de famille de JPK d’avec son enlèvement ?

Pour moi, ce refus explique bien pourquoi ce dossier est un scandale judiciaire depuis bientôt 24 ans, par les récentes mises en examen (22 ans après l’abandon de famille), en prétendant un crime passionnel.

Est-ce que la justice en Polynésie cache un scandale criminel pour des raisons d’état ?

Par ailleurs, le pire dans cette affaire dite criminelle, c’est que les médias ont interrogé les mauvaises personnes pour aider à ce que la vérité puisse émerger.

MATHIUS.

Fondateur et ancien-président de la ligue polynésienne des droits humains, ligue affiliée à la ligue française et à la fédération internationale des droits de l’homme