SYNTHÈSE – 3ème PARTIE / AFFAIRE N° 3 CONCERNANT LA DISPARITION DE « J P K »

RAPPEL :  LES SERVICES OCCULTES DU PRÉSIDENT GASTON FLOSSE ONT DÉTRUIT UNE PARTIE DE LEURS ARCHIVES

Pour rendre compréhensible cette affaire judiciaire résolument compartimentée en trois – les deux premières synthèses ayant déjà été publiées précédemment la troisième affaire concerne « J P K », l’obscure Cellule Manifeste composée de « quasi-mercenaires » appartenant au G I P, et le service d’études et de documentation (S E D) qui avaient pour missions le renseignement par des moyens illégaux, en faisant suivre des opposants politiques de Gaston Flosse.

Ce service, le S E D, était dirigé par un officier de la DGSE (retraité militaire), et d’obscurs anciens gendarmes aux ordres de Gaston FLOSSE et la Cellule Manifeste parmi lesquels certains mercenaires, dirigée par un sous-officier de la DGSE (lui aussi retraité militaire) .

Le « secret défense » opposé par l’armée, en avançant en quelque sorte « l’intérêt supérieur de l’État », légitime au regard des impératifs de la sécurité nationale, transformé possiblement en un grand « secret inavouable » destiné à protéger les agents impliqués du service du renseignement extérieur, rend suspect ce verrouillage des derniers éléments d’archives constitués d’au moins treize (13) pièces saisies et mises sous scellés par le juge d’instruction Jean-François REDONNET.

Bizarrement, ce sont ces derniers documents rendus inaccessibles qui pourraient permettre de réfuter ou de valider un ou plusieurs pans de cette affaire de disparition survenue en décembre 1997.

Le lourd travail d’investigation mené manque finalement de ce point d’appui pouvant faire à n’en pas douter, surgir des révélations.

Ces personnels ont gardé la main sur leurs archives papier, comme données informatiques, et c’est le cas pour toutes les administrations et entités parallèles qui contrôlent leurs accès grâce à la Loi.

L’institution militaire refuse que sortent au grand jour les documents qui pourront révéler des pratiques illégales, voire criminelles de leurs agents ou « honorables correspondants », dont certains appartenant aux services secrets censés n’intervenir que sur le théâtre des opérations extérieures au pays.  

Sauf à considérer que la Polynésie pourtant toujours française et bénéficiant d’un statut « d’autonomie élargie» concédé par les gouvernements successifs issus des nombreuses alternances, soit une collectivité tellement à part, que n’en faisant en définitive pas réellement partie pour plusieurs aspects

S’ils ne se sont pas rendus coupables d’actes extrêmes en décembre 1997 après l’abandon de famille perpétré par Jean-Pascal COURAUD contre sa femme et ses enfants, pourquoi imposer un tel mutisme sur l’affaire « J P K » ?

Ont-ils oui ou non commis une telle tragédie ?

La famille attend de pouvoir faire son deuil dignement et l’on voudrait qu’elle se satisfasse pour la disparition de « J P K », de l’implication de sa femme et moi même ?

Cela, alors même qu’un groupe d’hommes clairement identifié, obéissant à des ordres ou ayant pris des initiatives est également dans la mire de la Justice.

Chacun sait qu’ils disposaient d’énormes équipements technologiques pour espionner tout le GOTHA de Polynésie, et agir le cas échéant avec des moyens de transport conséquents incognito pour empêcher les plus gênants de fragiliser le pouvoir en place localement, et même au-delà … en raison de ramifications hors de notre collectivité ultra-marine.

Le Fetia Api dont je suis également membre fondateur en a pâti à deux reprises !

Notre chef de parti historique et plusieurs de nos proches étions suivis et espionnés puisque nous étions placés sur écoutes téléphoniques illégales et pris en filature.

Que l’on ne parle pas de sauvegarder la sécurité et la défense nationale de la France dans ce dossier de disparition qu’aucun polynésien ne peut oublier, et pour cause.

Que les véritables responsables assument.

C’est trop facile d’user de la protection du secret de la défense nationale alors que le code pénal et celui de procédure pénale ne s’embarrassent pas de telles considérations pour faire condamner de simples quidams.

Ce disparu et ceux qui plus tard suivront, mérite(nt) mieux que l’oubli.

D’ailleurs, depuis le dernier passage du juge Jean-François REDONNET à la « Piscine », siège de la DGSE, l’armée n’a-t-elle pas détruit plutôt que conservé les dossiers placés sous scellés judiciaires en attendant leur déclassification ?

Cette mémoire, finalement à relier à l’interrogatoire des personnes ciblées par le juge Jean-François REDONNET et refusée par les autorités militaires et politiques concernées, a-t-elle été rendue définitivement inaccessible ?

Refus de laisser le magistrat instructeur auditionner plusieurs agents secrets ciblés de la DGSE, et rejet des demandes d’accès aux derniers documents classifiés rendent suspectes cette posture. La « grande muette » et ses services au parfum restent intouchables.

Redouterait-on en haut lieu qu’il soit fait étalage sur la place publique de telles pratiques inavouables en démocratie ?

Nous nous retrouvons bel et bien face à une obstruction dans cette instruction judiciaire menée depuis plus de vingt ans.

Cette culture du secret par cette obscure Cellule Manifeste composée de « quasi-mercenaires » appartenant au G I P, et le service d’études et de documentation (S E D) qui avaient pour missions le renseignement par des moyens illégaux au service exclusif de Gaston FLOSSE, en faisant suivre ses opposants politiques, altère la vérité et s’oppose à la quête légitime des magistrats instructeurs.

C’est tout particulièrement le cas du dernier directeur d’enquête, le Lieutenant-colonel de Gendarmerie – DGSE, qui sans vergogne construit un roman policier à partir des MENSONGES ET FAUX TÉMOIGNAGES de la famille COURAUD.

La transparence nécessaire à la manifestation de la vérité est bafouée.

Tout semble fait pour ne pas reconnaître de responsabilités. Cette part d’ombre n’honore pas ceux qui y participent.

Des archives locales ont disparu, celle du S E D, tout comme celles du Bureau d’étude (dépendant du cabinet militaire du Haut-Commissariat en Polynésie française).

Les archives du Bureau d’étude du ministère de l’outre-mer ont disparu depuis que Christian Estrosi, nouveau ministre en a donné (ou reçu ?) l’ordre… en 2008…

Je me répète, Jean-Pascal COURAUD, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997 a abandonné sa femme et ses enfants.

Aujourd’hui, je suis certain que les services occultes du S E D et de la cellule Manifeste basée au G I P et au service exclusif du président Gaston FLOSSE, étaient déjà au courant de la volonté de « J P K » d’abandonner sa famille.

Dans l’attente de la décision que rendra la Cour de Cassation au mois de juin prochain, je souhaitais partager avec vous cette 3ème synthèse.

Par ailleurs il y aura subsidiairement l’évocation prochaine d’une 4e affaire – Poupée Russe / « J P K » en hommage aux disparus du 23 mai 2002, composante de l’état-major du FETIA API et d’un proche :

Nos regrettés Boris LEONTIEFF, Maire d’Arue et conseiller territorial siégeant dans l’opposition, Ferfine OPUU-BESSEYRE, sa troisième adjointe, Lucien KIMITETE, Maire de Nuku Hiva et conseiller territorial et Arsen TUAIRAU conseiller territorial à l’Assemblée Territoriale polynésienne, tous disparus dans des circonstances troublantes.