Mise au point à l’attention de mes détracteurs et d’une certaine presse aux ordres

Article tout spécialement dédié à mon père – ancien gendarme ayant officié au sein de la section de recherche – scandalisé par les accusations à mon encontre et la sienne,  alors que le juge d’instruction avait aussi requis son placement en garde à vue en 2019 à l’âge de 89 ans et qu’il était gravement malade du cœur.

Il en est mort, d’avoir eu son âme violée par une justice qu’il a toujours servie.

Je ne suis ni le complice de « J P K » dans l’abandon de sa femme et de ses enfants le soir ou la nuit du 15 au 16 décembre 1997, ni celui de son éventuel kidnapping par des mercenaires aux aguets, après sa disparition organisée par lui-même, et encore moins son assassin par passion pour sa femme.

Je ne sais rien de ce qui s’est passé, ni avant ma venue à leur domicile lorsque appelé par sa femme paniquée, ni après.

Maintenant, je rappelle que la charge de la preuve incombe à celui qui attaque et non à la défense.

Par exemple :

Pourquoi Françoise DREUILHE mère de « J P K » et Pierre QUENTIN son concubin ont-ils inventé la nuit même de l’abandon de famille par « J P K » – celle du 15 au 16 décembre 1997-   « l’histoire de la voiture endommagée » s’agissant de ma Renault 21 ?

Cette intrigue contre moi ne pouvait qu’engendrer ma riposte et face à de telles accusations mensongères et dès lors confronté aux faux témoignages de cette femme, j’ai décidé de porter plainte contre la mère de « J P K » en conséquence.

De plus, pourquoi Pierre QUENTIN a demandé à la fille de « J P K » d’arrêter de l’appeler dans la nuit, alors qu’il était introuvable à leur domicile de TEMARUATA ?

Pire même, pourquoi Pierre QUENTIN a décidé que la gendarmerie ne serait appelée que le lendemain matin ?

Le jeune frère de « J P K » finira par contacter la gendarmerie alentour de 6h30 du matin alors que Pierre QUENTIN avait déclaré qu’il le ferait lui-même.

Pourquoi également, la mère et le « beau-père » de « J P K », n’ont-ils pas tenté de le joindre sur son téléphone GSM cette nuit-là ?

Pourquoi n’y-a-t ’il eut aucune enquête portant sur ces faits, et imputables à la mère de « J P K » et à son concubin ?

Pourquoi sa fratrie n’a-t-elle pas essayé non plus de joindre « J P K » sur sa ligne GSM prise en charge par la mairie d’Arue au titre de son activité de chargé de communication ?

Pour un cas de suicide allégué, pourquoi cette mise en scène macabre de  « J P K » consistant à déposer un vrai crâne humain sur un des oreillers du lit conjugal ?

Pourquoi ce crâne n’a pas été saisi par les enquêteurs de la gendarmerie ?

Il aurait été opportun d’effectuer des recherches d’empreintes digitales, voire même d’ADN pour déterminer le plus précisément possible son origine par rapport à l’île de Huahine, où selon toute vraisemblance, « J P K » se l’était approprié, quitte à l’avoir prélevé illégalement sur l’un des nombreux marae de l’île, à moins d’avoir pillé une tombe ?

Ce crâne aurait selon un proche de « J P K » et de sa femme, été récupéré par lui peu après le début de cette affaire, pour être ensuite remis à un couple faisant partie de ses connaissances afin de lui donner une sépulture digne…

Les enquêteurs n’ont pas interrogé ces deux individus pourtant identifiés afin de connaître la destination finale de ce crâne, dont il est rappelé que la détention est illégale.

Cela ne semble choquer que moi.

Pourquoi aucune enquête n’a été menée à ce sujet ?

Qu’est-ce que la justice a à cacher dans ce dossier ?

Parce que l’abandon de famille était évident dès le départ de cette affaire.

Je n’ai jamais cru au suicide de « J P K » et encore moins à un enlèvement chez lui ce soir ou cette nuit-là.

Les toutes dernières personnes à avoir vu « J P K » sont celles qui l’ont aidé à abandonner sa femme et ses enfants.

En effet, le faux raisonnement tenu par certains magistrats – y compris juges d’instruction – réside dans le fait qu’aucune enquête n’a été diligentée pour l’infraction d’abandon de famille par « J P K » dans le mois qui a suivi le fait qu’il soit devenu introuvable dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997.

Durant la soirée du 15 décembre 1997, ils étaient quatre au domicile familial. Encore une fois l’enquête le démontre à travers les auditions de sa femme et de leurs enfants.

Mais j’ai toujours cru à un abandon de ses enfants et de sa femme avec une mise en scène macabre. Cette mise en scène, je ne l’ai comprise que lorsque j’ai enfin accédé au dossier d’instruction trois mois après ma mise en examen, qui elle est survenue vingt et un ans et demi après que « J P K » ait cessé de paraître.  

J’ai réalisé que les mensonges et les faux témoignages des « Couraud » voulaient faire croire à un suicide de « J P K » pour camoufler l’abandon par ce dernier de sa femme et de ses enfants.

C’est à la lecture du dossier d’instruction et tout particulièrement des cotes relatives aux auditions, témoignages et dénonciations de la mère et du « beau-père de « J P K » à mon encontre, que j’ai compris qu’il avait pu se faire enlever par les mercenaires du président du gouvernement de l’époque après qu’il ait volontairement quitté son domicile et la résidence Temaruata. Ces mercenaires le suivaient du matin jusqu’au soir, de son domicile à son lieu de travail et jusqu’à son retour chez lui. Il était d’ailleurs sous écoute téléphonique, au même titre que beaucoup de monde, et j’en faisais partie.

À partir de la prise de connaissance de ces informations capitales contenues dans le dossier d’instruction, et puisque le corps de « J P K » n’a jamais été retrouvé, j’ai pensé que son enlèvement était possible pour des mercenaires du président du gouvernement de l’époque bien équipés en matériel de surveillance, de transport…

Ces mercenaires étaient certainement au courant des intentions de « J P K » d’abandonner sa femme et ses enfants, tout comme ils étaient forcément au courant de ses derniers déplacements, cette soirée ou tard dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997.

« J P K » ne devait pas se douter que ses lignes GSM et téléphone fixe, au bureau comme à domicile, étaient placées sous écoute illégale, comme pour moi et pour Boris LEONTIEFF ainsi que d’autres membres de notre parti politique, le FETIA API.

Il apparait évident, suite à l’exploitation de nombreux éléments du dossier comprenant des indices graves et tendant à prouver que lesdits mercenaires connaissaient les moindres faits et gestes de « J P K » ; qu’ils pouvaient parvenir à le faire disparaître sans avoir d’ennui puisque la thèse du suicide promue par sa famille était rapidement devenue officielle.

Le seul moyen d’expliquer les mensonges de la famille de « J P K » qui se sont rapidement transformés en faux témoignage via les dénonciations qu’ils ont personnellement et individuellement formulées par écrit au juge d’instruction, réside dans le fait qu’ils aient rapidement – la mère et la fratrie de « J P K » – accrédité la version de son suicide en raison d’une tentative de suicide antérieure en France métropolitaine.

La possibilité d’organiser un assassinat parfait devenait claire.

Une fois cette possibilité d’assassinat devenue crédible, les mensonges « des Couraud » tous incohérents dans les premières semaines ayant suivi l’abandon de sa femme et de ses enfants par « J P K », deviennent alors cohérents si « J P K » s’est réellement fait enlever après sa mise en scène macabre.

Aujourd’hui, les mensonges de la famille de « J P K » laissent apparaître qu’ils avaient pour mobile de faire croire à un suicide pour cacher l’abandon de sa femme et de ses enfants, suivit contre toute attente, de son enlèvement ou de son assassinat.

Pour mémoire, le jugement de constatation de présomption d’absence de « J P K » est survenu en novembre 1998. Ce jugement a également prononcé le sursis à statuer portant sur la demande de désignation de son frère aîné comme administrateur Ad ’Hoc des biens du couple.

Un fait très révélateur :

Certains magistrats ayant pris soin de mieux comprendre cette soirée du 15 au 16 décembre 1997 que d’autres, l’un d’eux a consenti à prononcer le divorce d’avec son mari, à la femme de « J P K » quelques années après sa disparition !

Le juge aux Affaires Familiales a prononcé en novembre 2002, soit près de cinq ans après sa disparition, le divorce aux torts exclusifs de Jean-Pascal COURAUD, alias « J P K ».

« J P K » a aussi été condamné aux dépens.

Ce jugement intervenu près de cinq ans après que « J P K » soit devenu introuvable semble démontrer que le juge ne portait aucun crédit quant au décès de Jean-Pascal COURAUD. Il ne s ‘y est pas trompé.

A ce moment-là, donc en novembre 2002, « J P K » n’était pas mort aux yeux de la justice.

Cette décision accrédite le fait que dans la soirée ou dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, « J P K » soit parti de lui-même de sa résidence à TEMARUATA, pour se réfugier chez des complices et se soustraire ainsi à ses responsabilités de mari et de père.

Les mensonges de certains membres de cette famille constituent un faisceau d’indices concordants validant l’abandon de sa femme et des enfants de ses deux lits par lui.

Malheureusement pour moi , il ne restait plus à la famille Couraud qu’à mettre en avant mes mensonges sur la récente liaison entretenue avec la femme de « J P K », pour faire croire à un crime passionnel afin de cacher leurs propres incohérences mensongères durant les semaines qui ont suivi la mise en scène de « J P K » dans la soirée ou la nuit du 15 au 16 décembre 1997.

Placé en situation de pouvoir être confronté à moi en janvier 2007, Pierre QUENTIN qui en avait accepté le principe lorsque sollicité par les gendarmes dès le début de ma garde à vue, a finalement refusé de se déplacer à la gendarmerie de Papeete où j’étais retenu, refusant de facto d’assumer face à moi les dénonciations gravissimes à mon encontre.

Sa concubine Françoise DREUILHE, mère de « J P K » n’a pas non plus saisi cette occasion, elle qui pourtant avait écrit au juge Jean – Bernard TALIERCIO au tout début de l’enquête, neuf ans auparavant, pour l’informer qu’elle voulait bien cette confrontation avec moi.

POURQUOI s’y sont-ils dérobés ?

Ces confrontations n’ont jamais eu lieu alors que tous deux étaient mes principaux accusateurs. J’ai été mis en examen sur la foi de leurs faux témoignages bâtis sur leur mensonges réitérés tout au long de l’enquête.

Depuis le début de cette affaire et pour des raisons incompréhensibles, certains magistrats donnent prise aux délires constants des COURAUD et refusent de faire une véritable instruction à charge et à décharge.

Alors que des magistrats, et pas des moindres ont relevé les incohérences mensongères de la famille COURAUD, à tel point qu’ils demandèrent le non-lieu en novembre 2007, tellement l’altération de cette affaire par d’autres magistrats avant eux, était évidente.

Pour être plus précis, un des juges d’instruction écœuré par les interventions incessantes de la famille de « J P K », et la pression médiatique orchestrée par eux a demandé et a obtenu d’être dessaisi de l’instruction de l’affaire.

 Si ce dossier interroge sur le parti pris des magistrats concernés, il pose aussi le problème du système socio-politique mis en place en Polynésie et toléré par la France.

N’hésitez pas à lire les articles précédents pour mieux comprendre cette affaire « J P K », au-delà des apparences :

https://affairejpk.net/2021/04/07/des-plaintes-en-echo-a-des-situations-innaceptables-et-relevant-toutes-dinfractions-a-la-loi/

https://affairejpk.net/2021/04/08/plainte-contre-mme-francoise-dreuilhe-pour-faux-temoignages-1-ere-partie/

https://affairejpk.net/2021/04/09/faux-temoignages-de-mme-francoise-dreuilhe-parmi-tant-dautres-2eme-partie/

https://affairejpk.net/2021/04/13/faux-temoignage-de-francoise-dreuilhe-mere-de-jean-pascal-couraud-au-sujet-de-la-portiere-du-vehicule-de-francis-stein/

https://affairejpk.net/2021/04/29/synthese-de-la-nuit-du-15-au-16-decembre-1997/

https://affairejpk.net/2021/05/10/synthese-2-eme-partie-affaire-n-2-concernant-la-disparition-de-j-p-k/

https://affairejpk.net/2021/05/11/a-lattention-du-gendarme-instructeur-romancier/

https://affairejpk.net/2021/05/14/laffaire-j-p-k-alteree-par-la-justice-en-1997/

https://affairejpk.net/2021/05/17/dans-lattente-de-la-synthese-de-laffaire-n-3-concernant-la-disparition-de-j-p-k-qui-sera-publiee-dans-quelques-jours/

https://affairejpk.net/2021/05/19/synthese-3eme-partie-affaire-n-3-concernant-la-disparition-de-j-p-k/

https://affairejpk.net/2021/05/21/hommage-aux-disparus-du-fetia-api/

HOMMAGE AUX DISPARUS DU FETIA API

 

SI UNE DISPARITION N’EST PAS UNE FICTION, PARFOIS LA VÉRITE JUDICIAIRE EN EST UNE ( 4ème Affaire Poupée Russe / J P K ).

Pour arriver à comprendre les disparitions d’une grande partie de l’Etat Major du FETIA API en 2002, dont je suis devenu le secrétaire général, il faut revenir à la poupée Russe judiciaire de l’affaire « J P K ».

En effet, suite à l’abandon de famille de Jean-Pascal COURAUD « alias J P K », (EX Journaliste et chargé de communication) du maire d’Arue Boris LEONTIEFF, président du parti politique FETIA API, une instruction judiciaire a été ouverte sur un « J P K » introuvable (Voir affaire n° 1).

Cette instruction a été malheureusement altérée par les mensonges et les faux témoignages des consorts COURAUD. Pire même, par les erreurs inexplicables du premier juge d’instruction.

Par exemple, il n’a pas enquêté sur une authentique tête de mort humaine placée sur un oreiller de la maison familiale, ni sur la drogue présente à son domicile, et encore moins sur les mensonges et les faux témoignages de la mère de « J P K » et de son concubin.

Mais ce qui restera incompréhensible dans cette affaire, c’est que les dernières personnes ayant parlé téléphoniquement à « J P K », n’ont jamais été entendues.

Les trois derniers appels téléphoniques figurant sur les FADET (facturations détaillées produites par l’OPT) mentionnent que « J P K » a essayé désespérément – vu le nombre de coups de téléphone successifs passés – de rentrer en communication avec le gérant de la station SHELL – Route des collines / RDO.

Quelques jours avant la nuit du 15 au 16 décembre 1997, « J P K » se vantait à qui voulait l’entendre, qu’il avait toutes les preuves nécessaires pour mettre son ennemi juré Gaston FLOSSE en prison.

Probablement pour des raisons d’État, la Justice a ignoré cette piste, alors que le gérant de cette station SHELL se sentant menacé de mort, avait saisi la ligue des Droits de l’Homme de Polynésie, dont Stanley CROSS, à l’époque, en était le président.

Ce dossier est devenu une poupée Russe et vide de tout contenu. Malheureusement l’insistance de la famille COURAUD à vouloir que « J P K » se soit suicidé a faussé la piste de la vérité à tel point que la femme de « J P K » a obtenu le divorce d’avec son mari introuvable, qui l’avait abandonné.

Il faut arriver en 2004 aux déclarations de Vetea GUILLOUX qui affirmait que « J P K » avait été enlevé par le G I P.

Suite à cette révélation, la famille de « JPK » a déposé une plainte auprès du juge d’instruction, avec constitution de partie civile.

Cette affaire a engendré une nouvelle affaire (poupée Russe).

Cette nouvelle affaire a engagé la responsabilité des services occultes du président Gaston FLOSSE dans un enlèvement possible de « J P K » par ses mercenaires.

Cette révélation est apparue sept ans après la nuit du 15 au 16 décembre 1997 ou « J P K » est devenu introuvable.

Maintenant, nous pouvons aborder la disparition de l’Etat major du FETIA API en avion en 2002.

Grâce aux affirmations de Vetea GUILLOUX et des nouveaux enquêteurs dans l’affaire de « J P K », nous savons que des professionnels « DGSE » en matière de disparition de personnes, étaient au service de Gaston FLOSSE président de la Polynésie française.

Le Fetia Api, parti politique de Boris LEONTIEFF était pour les experts en politique Polynésienne moderne, donné gagnant aux élections de 2004.

Maintenant, ma manière de rendre hommage à mes amis, élus territoriaux et communaux en campagne pour les législatives de 2002, consiste à dénoncer l’altération incompréhensible de l’instruction au sujet de la disparition de cet avion et de ses passagers.

  • J’en donne pour preuve la réception des mains du juge d’instruction en charge du dossier, des transcriptions après saisie des enregistrements de la tour de contrôle de FAA’A ; qui mentionnent que l’agent AFIS ( Aerodrome Flight Information Service) de l’aérodrome de MAKEMO et le contrôleur aérien de service à Tahiti avaient échangé par radio HF avec le pilote Gilbert KELLY.

 A bord du bimoteur Piper PA Seneca 34 (de couleur blanche rayé de bleu, immatriculé F-OCNA), le pilote, informait les contrôleurs aériens qu’il se déroutait de son plan de vol pour atterrir à Katiu au lieu de Makemo. Il venait avec ses quatre passagers de l’atoll de KAUKURA.

Cet avion a bien – contrairement à la version officielle – atterri à KATIU.

Les enregistrements de la tour de contrôle de Tahiti – FAA’A qui ont été saisis par les enquêteurs et transcrits, confirmaient les propos de l’agent AFIS de Makemo quand à cet atterrissage.

L’Officier de Police Judiciaire ayant interrogé ultérieurement et sur commission rogatoire du juge d’instruction ledit agent, s’est vu répondre EN SUBSTANCE : «je me suis trompé ».

Quinze jours d’enquête pour obtenir quatre mots, c’est prendre les familles des disparus pour des imbéciles.

Autre élément qui interroge : Selon Philip SCHYLE un employé de l’aéroport qui s’était occupé de l’avitaillement en carburant du PIPPER PA 34 SENECA (immatriculé F-OCNA), serait décédé courant décembre 2003 dans des conditions suspectes et un agent de santé ayant reçu ce renseignement de son épouse, avait déclaré qu’il aurait été pris de douleurs violentes en soirée et serait décédé brutalement.

Ne s’expliquant pas ce décès aussi soudain, l’éventualité d’un empoisonnement qui curieusement était concomitante avec une convocation des gendarmes dans le cadre de l’enquête en cours, le nouveau président du parti et maire d’Arue en avait été avisé. Nous avions demandé au juge d’instruction de faire procéder à une exhumation pour autopsie, et ce dernier semblant pourtant convenir de le faire, n’y avait pas donné suite.

Pour mémoire, c’est deux ans avant les révélations de Vetea GUILLOUX que ces faits se sont produits.  

J’arrête ma démonstration de ces dossiers de disparitions pour enfin rendre mon hommage à :

  • Boris LEONTIEFF, Maire d’Arue et conseiller territorial siégeant dans l’opposition,
  •  Ferfine OPUU-BESSEYRE, sa troisième adjointe,
  • Lucien KIMITETE, Maire de Nuku Hiva et conseiller territorial
  • et Arsen TUAIRAU conseiller territorial à l’Assemblée Territoriale polynésienne, tous disparus dans des circonstances troublantes.

Ces hommes et femme sont morts pour la liberté des Polynésiens et la démocratie de leur pays. Je n’aurai de cesse de lutter pour que la vérité apparaisse au grand jour et que ces hommes et femme puissent reposer en paix dans le cœur des māohi que nous sommes.

Pour information, je ne me rendrai pas aux cérémonies organisées ce week-end parce qu’un trop grand nombre de ceux qui les ont trahis seront présents.

Prochainement, une cinquième Poupée Russe – « J P K » viendra encore éclairer ce dossier.

SYNTHÈSE – 3ème PARTIE / AFFAIRE N° 3 CONCERNANT LA DISPARITION DE « J P K »

RAPPEL :  LES SERVICES OCCULTES DU PRÉSIDENT GASTON FLOSSE ONT DÉTRUIT UNE PARTIE DE LEURS ARCHIVES

Pour rendre compréhensible cette affaire judiciaire résolument compartimentée en trois – les deux premières synthèses ayant déjà été publiées précédemment la troisième affaire concerne « J P K », l’obscure Cellule Manifeste composée de « quasi-mercenaires » appartenant au G I P, et le service d’études et de documentation (S E D) qui avaient pour missions le renseignement par des moyens illégaux, en faisant suivre des opposants politiques de Gaston Flosse.

Ce service, le S E D, était dirigé par un officier de la DGSE (retraité militaire), et d’obscurs anciens gendarmes aux ordres de Gaston FLOSSE et la Cellule Manifeste parmi lesquels certains mercenaires, dirigée par un sous-officier de la DGSE (lui aussi retraité militaire) .

Le « secret défense » opposé par l’armée, en avançant en quelque sorte « l’intérêt supérieur de l’État », légitime au regard des impératifs de la sécurité nationale, transformé possiblement en un grand « secret inavouable » destiné à protéger les agents impliqués du service du renseignement extérieur, rend suspect ce verrouillage des derniers éléments d’archives constitués d’au moins treize (13) pièces saisies et mises sous scellés par le juge d’instruction Jean-François REDONNET.

Bizarrement, ce sont ces derniers documents rendus inaccessibles qui pourraient permettre de réfuter ou de valider un ou plusieurs pans de cette affaire de disparition survenue en décembre 1997.

Le lourd travail d’investigation mené manque finalement de ce point d’appui pouvant faire à n’en pas douter, surgir des révélations.

Ces personnels ont gardé la main sur leurs archives papier, comme données informatiques, et c’est le cas pour toutes les administrations et entités parallèles qui contrôlent leurs accès grâce à la Loi.

L’institution militaire refuse que sortent au grand jour les documents qui pourront révéler des pratiques illégales, voire criminelles de leurs agents ou « honorables correspondants », dont certains appartenant aux services secrets censés n’intervenir que sur le théâtre des opérations extérieures au pays.  

Sauf à considérer que la Polynésie pourtant toujours française et bénéficiant d’un statut « d’autonomie élargie» concédé par les gouvernements successifs issus des nombreuses alternances, soit une collectivité tellement à part, que n’en faisant en définitive pas réellement partie pour plusieurs aspects

S’ils ne se sont pas rendus coupables d’actes extrêmes en décembre 1997 après l’abandon de famille perpétré par Jean-Pascal COURAUD contre sa femme et ses enfants, pourquoi imposer un tel mutisme sur l’affaire « J P K » ?

Ont-ils oui ou non commis une telle tragédie ?

La famille attend de pouvoir faire son deuil dignement et l’on voudrait qu’elle se satisfasse pour la disparition de « J P K », de l’implication de sa femme et moi même ?

Cela, alors même qu’un groupe d’hommes clairement identifié, obéissant à des ordres ou ayant pris des initiatives est également dans la mire de la Justice.

Chacun sait qu’ils disposaient d’énormes équipements technologiques pour espionner tout le GOTHA de Polynésie, et agir le cas échéant avec des moyens de transport conséquents incognito pour empêcher les plus gênants de fragiliser le pouvoir en place localement, et même au-delà … en raison de ramifications hors de notre collectivité ultra-marine.

Le Fetia Api dont je suis également membre fondateur en a pâti à deux reprises !

Notre chef de parti historique et plusieurs de nos proches étions suivis et espionnés puisque nous étions placés sur écoutes téléphoniques illégales et pris en filature.

Que l’on ne parle pas de sauvegarder la sécurité et la défense nationale de la France dans ce dossier de disparition qu’aucun polynésien ne peut oublier, et pour cause.

Que les véritables responsables assument.

C’est trop facile d’user de la protection du secret de la défense nationale alors que le code pénal et celui de procédure pénale ne s’embarrassent pas de telles considérations pour faire condamner de simples quidams.

Ce disparu et ceux qui plus tard suivront, mérite(nt) mieux que l’oubli.

D’ailleurs, depuis le dernier passage du juge Jean-François REDONNET à la « Piscine », siège de la DGSE, l’armée n’a-t-elle pas détruit plutôt que conservé les dossiers placés sous scellés judiciaires en attendant leur déclassification ?

Cette mémoire, finalement à relier à l’interrogatoire des personnes ciblées par le juge Jean-François REDONNET et refusée par les autorités militaires et politiques concernées, a-t-elle été rendue définitivement inaccessible ?

Refus de laisser le magistrat instructeur auditionner plusieurs agents secrets ciblés de la DGSE, et rejet des demandes d’accès aux derniers documents classifiés rendent suspectes cette posture. La « grande muette » et ses services au parfum restent intouchables.

Redouterait-on en haut lieu qu’il soit fait étalage sur la place publique de telles pratiques inavouables en démocratie ?

Nous nous retrouvons bel et bien face à une obstruction dans cette instruction judiciaire menée depuis plus de vingt ans.

Cette culture du secret par cette obscure Cellule Manifeste composée de « quasi-mercenaires » appartenant au G I P, et le service d’études et de documentation (S E D) qui avaient pour missions le renseignement par des moyens illégaux au service exclusif de Gaston FLOSSE, en faisant suivre ses opposants politiques, altère la vérité et s’oppose à la quête légitime des magistrats instructeurs.

C’est tout particulièrement le cas du dernier directeur d’enquête, le Lieutenant-colonel de Gendarmerie – DGSE, qui sans vergogne construit un roman policier à partir des MENSONGES ET FAUX TÉMOIGNAGES de la famille COURAUD.

La transparence nécessaire à la manifestation de la vérité est bafouée.

Tout semble fait pour ne pas reconnaître de responsabilités. Cette part d’ombre n’honore pas ceux qui y participent.

Des archives locales ont disparu, celle du S E D, tout comme celles du Bureau d’étude (dépendant du cabinet militaire du Haut-Commissariat en Polynésie française).

Les archives du Bureau d’étude du ministère de l’outre-mer ont disparu depuis que Christian Estrosi, nouveau ministre en a donné (ou reçu ?) l’ordre… en 2008…

Je me répète, Jean-Pascal COURAUD, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997 a abandonné sa femme et ses enfants.

Aujourd’hui, je suis certain que les services occultes du S E D et de la cellule Manifeste basée au G I P et au service exclusif du président Gaston FLOSSE, étaient déjà au courant de la volonté de « J P K » d’abandonner sa famille.

Dans l’attente de la décision que rendra la Cour de Cassation au mois de juin prochain, je souhaitais partager avec vous cette 3ème synthèse.

Par ailleurs il y aura subsidiairement l’évocation prochaine d’une 4e affaire – Poupée Russe / « J P K » en hommage aux disparus du 23 mai 2002, composante de l’état-major du FETIA API et d’un proche :

Nos regrettés Boris LEONTIEFF, Maire d’Arue et conseiller territorial siégeant dans l’opposition, Ferfine OPUU-BESSEYRE, sa troisième adjointe, Lucien KIMITETE, Maire de Nuku Hiva et conseiller territorial et Arsen TUAIRAU conseiller territorial à l’Assemblée Territoriale polynésienne, tous disparus dans des circonstances troublantes.

Dans l’attente de la synthèse de l’affaire n° 3 concernant la disparition de « j p k » QUI SERA PUBLIEE DANS QUELQUES JOURS

Cette troisième affaire concerne « J P K », l’obscure cellule de « quasi-mercenaires » appartenant au G I P, et le service d’études et de documentation (S E D) 

UNE INTERVIEW DU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE DATANT DE L’ANNEE 2010

POUR MEMOIRE, L’ ARTICLE posté  le 12 février 2010 sur le site « Et si on causait… »

http://cybermamiedetahiti.unblog.fr/2010/02/12/le-procureur-de-tahiti-et-le-systeme-flosse/#more-249

« Le procureur de Tahiti et le système Flosse

Flosse, encore et toujours, le »parrain de Tahiti » s’est fait remarquer par son absence lors du cyclone Oli, parti à Paris par peur du cyclone « Marie-Luce », comme dit la Dépêche de Tahiti. J’ai lu dans Médiapart l’article ci-dessous écrit par Fabrice Lhomme . Triste image de la magistrature, triste image de la Polynésie!

Tahiti, de notre envoyé spécial

Si une personne incarne l’opération «Lagon propre» en cours depuis quelques mois en Polynésie française, c’est bien lui. Le crâne glabre et l’œil malicieux, José Thorel, le nouveau procureur de Tahiti, a succédé à ce poste le 31 août 2009 à Jean Bianconi. Entre les deux hommes, le contraste est saisissant, et il n’a pas tardé à produire ses effets.

Là où Bianconi, chiraquien pur jus, rétif aux médias, se gardait, selon ses détracteurs, de déclencher des enquêtes susceptibles de mettre en cause Gaston Flosse, José Thorel, réputé «sarko-compatible», et habile communicant, multiplie les procédures visant le «Vieux Lion». Thorel vient de passer six ans sur une île elle aussi très agitée: il était procureur à Ajaccio.

  En Polynésie française, il n’est pas en terre inconnue: il y a effectué un premier passage, de 1995 à 2002, comme juge au tribunal de première instance puis juge d’application des peines. Souriant et particulièrement décontracté, il a reçu Mediapart dans son bureau, situé dans le petit palais de justice de Papeete. Sans langue de bois, il a longuement évoqué sa «mission». Un entretien décapant.

 Votre arrivée à la tête du parquet de Papeete traduit-elle une volonté d’en finir avec le «flossisme» qu’incarnait à sa manière votre prédécesseur, présenté comme chiraquien ?
D’abord, peut-être que mon prédécesseur était chiraquien, à vrai dire je n’en sais rien, mais ce n’est pas mon problème. Ce que je sais, c’est que moi j’aime travailler disons… sans nuance ! Chacun son style. Et puis, n’oubliez pas que j’ai été nommé dans un contexte favorable: de nouvelles têtes ont été nommées à l’instruction, et l’on bénéficie du renfort quasi permanent de policiers de la division nationale des investigations financières (DNIF). Basés à Nanterre, ils sont entre six et huit enquêteurs à bosser en permanence sur des dossiers tahitiens. C’est nécessaire, car ici nous n’avons pas de direction régionale de la police judiciaire: il y a une direction de la sécurité publique et, côté gendarmes, une brigade et une section de recherches.

Par ailleurs, la chambre territoriale des comptes, basée à Nouméa, nous aide aussi beaucoup puisque son procureur financier vient de s’installer à Papeete. Du coup, depuis mon arrivée, on a vu se multiplier les articles 40 (l’article qui fait obligation aux fonctionnaires de dénoncer les délits dont ils sont témoins, NDLR). Depuis août, j’ai dû ouvrir une trentaine d’enquêtes préliminaires sur des soupçons d’ingérence, favoritisme, prise illégale d’intérêts… Enfin, c’est vrai, il y a aussi ma volonté, qui est de tout vérifier.

Vous qui venez de passer cinq ans en Corse, pouvez-vous comparer la situation des deux îles?
Franchement, Tahiti n’a rien à voir avec la Corse. Sur l’île de Beauté, c’est très violent, avec des attentats, une mafia qui rackette, menace, etc. On n’a rien de tout cela ici. Je dirais que la Polynésie, c’est d’abord une oligarchie, à savoir 200 familles, des «demis» (ces métis sont des Polynésiens d’origine, dont l’un des parents est français ou chinois, NDLR), qui se partagent le gâteau.

Cela explique pour partie d’ailleurs l’instabilité politique. Je crois qu’à chaque renversement de gouvernement, cela coûte 1 milliard de francs pacifiques (CFP) environ (soit 8,3 millions d’euros, NDLR), car il faut systématiquement limoger, et donc indemniser confortablement, tous les staffs! Ce qui n’empêche pas, juste après, que les licenciés soient à nouveau recrutés. Ainsi, le directeur du cabinet du ministre de l’agriculture, juste après avoir touché ses indemnités, va devenir directeur du cabinet du ministre de l’industrie, par exemple…

Sur différents aspects, le fonctionnement ici s’apparente à celui d’une République bananière, ce qui n’est évidemment pas acceptable.

Jean Bianconi l’a accepté, lui ?
A l’évidence, mon prédécesseur n’a rien fait. Mais, et j’en reviens à votre première question, je ne sais pas pour autant s’il avait été mandaté par Chirac, ni même s’il l’avait rencontré.

Et vous, vous avez été mandaté par Nicolas Sarkozy, non ?
Moi, je suis mandaté par le ministère de la Justice, point. A la chancellerie, on m’a dit que la situation à Tahiti était très tendue, qu’il y avait beaucoup de travail, de choses à reprendre. Mais je n’ai rencontré ni Sarkozy, ni même Ouart (ex-conseiller pour les affaires juridiques de l’Elysée, NDLR)! J’ai juste été en contact avec la direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) à la chancellerie et avec le parquet général.

Je le répète, je ne suis pas un «sarkozyste», et je n’ai pas eu d’instructions pour abattre Flosse. Maintenant, c’est sûr qu’à la chancellerie, ils ont dû se dire, au moment de choisir un successeur à Bianconi: «Il ne faut pas un mou»! Moi, je suis payé pour leur rentrer dans le chou. Si j’avais voulu donner des cours de droit, j’aurais fait prof en fac, non ?

On vous a parlé de dossiers «signalés» ?
On m’a surtout dit qu’il y avait beaucoup de dossiers avec des aveux. Et j’ai pu le vérifier: tout le monde reconnaît, tout le monde avoue facilement ici, c’est une spécialité locale en quelque sorte, en tout cas une chose assez rare. Ça complique parfois les choses, car les gens avouent des choses fausses. Les Polynésiens vivent beaucoup dans l’imaginaire. Il y a des songes qui deviennent réalité. J’ai vu des gens parfaitement sains d’esprit déclarer en procédure avoir pris en stop des morts-vivants, quand même! Moralité: ici, il faut relativiser les déclarations. D’ailleurs, on ne renvoie plus de personnes aux assises sur la base de simples témoignages.

Comment définiriez-vous le «système Flosse», auquel vous semblez déterminé à mettre fin?
Ce qu’il faut dire tout de suite, c’est que ce n’est pas un système mafieux. Flosse n’est pas très intelligent, mais c’est un malin. Oui, voilà, c’est un débrouillard, tout ce qu’on veut, mais ce n’est pas un mafieux. Rien à voir avec les Orsoni, Natali ou Nivaggioni à qui j’ai eu affaire en Corse. Maintenant, ce n’est pas un ange non plus.

Il y a eu de sa part un enrichissement indéniable, mais pas toujours direct, passant par des sociétés-écrans, des SCI, etc. Ensuite, c’est vrai, ces derniers temps, il y a eu une accumulation de plaintes puisqu’on doit bien avoir une dizaine de procédures le visant. Pour terminer à son sujet, on a l’impression qu’il est nostalgique du SAC, du gaullisme à la Pasqua. En fait, il n’a pas su s’adapter à son époque.

Est-il aussi riche qu’on le dit?
Lui dit: «J’ai plus de dettes que d’actifs.» Bon, on ne peut pas lui inventer une fortune que l’on ne parvient pas à appréhender, même si les policiers ont trouvé des centaines de tableaux côtés, lors des perquisitions à ses domiciles… Ce qui est sûr, c’est qu’il a je ne sais combien de pensions alimentaires à payer, car il a des gosses aux quatre coins du pays! Mais il faut rester collé aux dossiers, qui sont nombreux le concernant.

Flosse se sent cerné, car beaucoup d’affaires convergent vers lui. Tout récemment encore, la chambre territoriale des comptes l’a déclaré comptable de fait à hauteur de 233 millions de francs CFP (1,9 million d’euros) pour sa gestion de la présidence. Tout cela me semble plutôt positif pour l’image de la Polynésie. Après, c’est normal d’exiger de l’homme politique qu’il soit honnête. Ce qui est amusant, c’est que les défenseurs de Flosse disent que tout dysfonctionne depuis que je suis arrivé, alors que c’est l’inverse: maintenant, ça fonctionne!

Son placement en détention provisoire a beaucoup marqué ici…
Oui, c’est normal, car aux yeux de beaucoup, il incarne la Polynésie. D’ailleurs, en prison, il a immédiatement essayé de prendre le pouvoir, en l’occurrence sur le personnel, qui est polynésien. Il a tenté d’obtenir des avantages, faire venir des visiteurs dans sa cellule, aménager ses parloirs, etc. Il faut comprendre qu’en prison, on perd toute autonomie. C’est une lutte permanente entre les détenus, qui veulent la récupérer, et le personnel, qui doit les en empêcher. Donc on ne s’est pas laissé faire, sinon il aurait pris le pouvoir!

L’un des dossiers les plus sensibles concerne la disparition de l’ancien journaliste Jean-Pascal Couraud, dit «JPK», qui aurait été assassiné en 1997 alors qu’il enquêtait sur Gaston Flosse notamment. Quel est votre sentiment ?
Ce que je peux vous assurer, c’est que nous vérifions toutes les pistes possibles. Une nouvelle commission rogatoire internationale est même en cours au Japon, à propos d’éventuels avoirs cachés de Jacques Chirac… Cela dit, les faits sont anciens, on n’a jamais retrouvé le corps, et nous n’avons pas de témoin direct. Alors, on poursuit les investigations, mais sans véritable avancée. Je ne me suis donc pas fait une religion définitive.

Malheureusement, il y a eu trop longtemps une gestion calamiteuse de ce dossier en termes de communication. Moi je pense que quand on est dans le brouillard, il faut le dire. Une chose est sûre: au jour d’aujourd’hui, juridiquement, on n’a rien qui prouve qu’il y a eu assassinat.

Mais la procédure vise bien le chef d’«assassinat»?
Oui, cela a été fait sous la pression de la famille de JPK. Résultat, on a fabriqué un dossier politico-judiciaire par bêtise! Je pense en fait que mon prédécesseur a fait l’inverse de ce qu’il fallait faire. Il a ouvert un réquisitoire supplétif pour «assassinat», donc maintenant, il faut tout vérifier. Et ensuite, autre maladresse, il a poursuivi pour «dénonciation calomnieuse» un témoin, Vetea Guilloux, qui affirmait, avant de se rétracter, avoir assisté à l’assassinat, qui aurait été commis par le GIP (la milice de Gaston Flosse, NDLR).

Pour résumer, sur le fond, on peut dire qu’on envisage toujours la thèse du suicide, mais que l’hypothèse criminelle n’est pas écartée. En ayant en tête que, dans certains dossiers, il y a parfois de telles coïncidences… L’hypothèse la plus probable reste que JPK, qui avait des problèmes dans sa vie privée, se serait suicidé… précisément à une époque où il était suivi par le GIP ! Dans tous les cas, il y a un fort risque que l’on rende finalement un non-lieu faute de preuves. Mais que la famille se rassure, je ne vais pas refermer le dossier: l’enquête se poursuivra tant qu’on aura un espoir de trouver quelque chose.

En marge du dossier JPK, le juge Redonnet multiplie les investigations sur la piste d’une hypothétique compte secret de Jacques Chirac au Japon. Qu’en pensez-vous?
Je pense que le raisonnement de Redonnet est le suivant: il faut tout faire pour savoir si Chirac a un compte au Japon, car dans l’affirmative, ce serait un mobile pour l’assassinat de JPK, qui enquêtait visiblement sur cette hypothèse. Or, si l’on parvient à prouver qu’il n’y a pas de compte, alors il n’y a plus de mobile.

Deux autres dossiers emblématiques mobilisent la justice: les conditions de la disparition en 2002 de Boris Léontieff, ancien opposant à Flosse, mort dans un accident d’avion jamais expliqué, et les surveillances et autres atteintes à la vie privée reprochées au Service d’enquête et de documentation (SED) créé par Gaston Flosse…
Il faut se méfier des considérations hâtives. La justice repose sur des éléments incontestables, pas sur des réputations ou de simples suspicions. Mettez en parallèle ces trois dossiers sensibles, JPK, Léontieff, SED, et vous vous apercevez qu’ils risquent de déboucher sur trois non-lieux, qui seront toutefois inattaquables.

Même sur le SED?
Dans ce dossier, je ne suis pas sûr que les éléments recueillis puissent tenir devant un tribunal. On reproche pour l’essentiel aux membres du SED d’avoir surveillé, pris en photo, et parfois enregistré, un certain nombre de personnes, notamment les opposants à Flosse. Or, la jurisprudence établit qu’il est proscrit de réaliser des photos ou des enregistrements, à l’insu des personnes, dans des lieux privés. Prendre des photos dans la rue, ce n’est pas un délit.

Cela peut éventuellement justifier une procédure au civil, pour atteinte à l’image. Et quand vous enregistrez la conversation de deux personnes déjeunant au restaurant, aussi choquant que cela puisse paraître, c’est pareil, ce n’est pas un délit. La Cour de cassation a bien précisé qu’il devait s’agir de conversations privées dans des lieux privés. Or, dans le dossier, on est surtout face à des surveillances dans des lieux publics…

Il n’y a pas d’autre moyen pour agir ?
Peut-être le délit de « détournement de fonds publics », car le gouvernement de la Polynésie française n’était pas autorisé à avoir son propre service de surveillance. Fonctionnant qui plus est au profit d’un homme et de son parti. Mais il y a encore l’obstacle de la prescription.

Et la mort de Boris Léontieff ?
Incontestablement, Léontieff a disparu dans des circonstances troublantes. On interroge des gens, on cherche… Maintenant, imaginer Gaston Flosse faire tuer ses opposants, JPK, Léontieff… J’ai envie de dire que ce serait une construction trop parfaite. Mais encore une fois, il faut tout de même continuer, quitte à faire durer les procédures, on ne sait jamais. Certains disent que, moins on en fait, moins on est attaquable. Or, Bianconi a appliqué cette règle, et il a finalement été crucifié. En même temps, il l’a quand même bien cherché…

Cette série d’articles est le fruit d’une longue enquête, incluant notamment un reportage en Polynésie effectué entre novembre et décembre 2009. Afin de «ne pas interférer» dans les différentes procédures judiciaires, M. Flosse n’a pas souhaité s’exprimer ».

L’Affaire « J P K » altérée par la justice en 1997

« La vérité finira toujours par se faire connaître, et ce jour-là, il y aura deux crimes à punir. Celui ou ceux qui l’ont commis et ceux qui savaient et qui n’ont rien dit ».

AVANT LES ANALYSES, VOICI LE CONTEXTE DES INCOHÉRENCES PRÉTENDUES PAR LA CHAMBRE DE L’INSTRUCTION

Il y a une instruction logique établie sur la base de faits délirants . Ces délires sont constitués de mensonges et de faux témoignages commis par certains membres de la famille de Jean-Pascal COURAUD, Françoise DREUILHE (leur mère), et Pierre QUENTIN (son concubin) dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, et ensuite pendant des années.

Ces mensonges sont factuellement incohérents dans le cas où « J P K » se serait suicidé, ou aurait été enlevé, ou bien été assassiné.

Ce délire familial constitue malheureusement le faux raisonnement sur lequel la chambre de l’instruction a basé ses décisions à mon encontre.

Exemple du faux raisonnement : « Le silence gardé par le mis en examen».

Si j’ai gardé le silence autant d’années, c’est justement parce qu’il n’y avait pas lieu d’émettre un avis sur ma conviction que « J P K » a bien abandonné sa famille pour aller se réfugier à l’étranger.

Pour masquer l’abandon de sa femme et de ses enfants par « J P K », la famille COURAUD a tenté de faire croire au suicide de ce dernier.

Il a fallu attendre octobre 2004 pour que ce dossier devienne une affaire criminelle, suite aux déclarations de Vetea GUILLOUX, alors qu’auparavant (1997), ce n’était pas le cas.

C’était une simple disparition de personne.

Par ailleurs, ma relation, contrairement à ce que prétendent certains enquêteurs sur l’union passionnelle avec la femme de « J P K », est un raisonnement spécieux. Je réaffirme que nos échanges n’étaient que des relations sexuelles partagées.

Mon mensonge au sujet de cette relation avec la femme de « J P K » s’explique par ma volonté bien compréhensible d’éviter de porter préjudice à ma femme, à ma famille et à la femme de « J P K ».

Par contre les mensonges de la famille de « J P K » ne peuvent s’expliquer que s’ils ont contribué à ce que « J P K » abandonne sa femme et ses enfants. Aucune autre explication trouve sens dans une enquête allant jusqu’au fond des faits, d’où ma plainte pour faux témoignages auprès de Monsieur le procureur de la République contre Françoise DREUILHE, la mère de « J P K ».

D’ailleurs, il est incompréhensible à la lecture du dossier d’instruction qu’il n’y ait eu aucune enquête sociale et de moralité au sujet de certains membres de la famille élargie de « J P K ».

Si il y avait eu une enquête sociale et de moralité, la vérité serait certainement apparue et nous n’aurions pas une affaire qui n’en finit plus et où l’instruction est devenue une poupée Russe.

Par exemple :

Si il y avait eu une enquête approfondie sur la consommation illicite de drogue, ce dossier aurait pris une autre dimension. Il est vrai qu’à cette époque, une telle enquête risquait de compromettre bon nombre de notables, y compris au tribunal.

à l’attention du gendarme instructeur romancier

S’AGISSANT DE LA RENAULT 21 IMMATRICULÉE 83 007 P EXPERTISÉE LE 14 AOÛT 2006

La Direction des transports terrestres (DTT) vient de confirmer que la R 21 qui m’appartenait depuis le 20 décembre 1991 (date d’achat de véhicule neuf), n’était plus la mienne dès le 22 octobre 1999, puisque revendue à un tiers.

Le courrier de réponse ci-après- émis le 6 mai 2021, dûment enregistré n° 2311 MGT/DTT par la Direction des transports terrestres en atteste.

Cette Renault 21 a donc changé de mains 8 ans après que je l’ai acquise.

La justice a disposé de près de deux années avant que je la revende, pour la faire expertiser après la dénonciation de Françoise DREUILHE le 21, puis le 22 décembre 1997, soit moins d’une semaine après que son fils devienne introuvable.

La mère de « J P K » avait affirmé à deux commandants de brigade de Gendarmerie (celui de Punaauia puis celui de Papeete) que j’étais présent à son domicile la nuit du 15 au 16 décembre 1997, et que ma R 21 avait y avait été endommagée.

La mère de Jean-Pascal COURAUD, Françoise dreuilhe, avait insisté dimanche 21/12/1997 et lundi 22/12/1997 auprès de la gendarmerie pour que je sois convoqué afin d’être interrogé.

Je le fus et à leur demande, j’ai présenté ma Renault 21 à la brigade de Punaauia le 24 décembre 1997, veille de Noël, soit 48 h 00 après son intervention et sur demande des gendarmes de Punaauia.

Ma Renault 21 elle ne présentait aucun dégât.

Le doyen des juges d’instruction, 1er magistrat en charge de cette affaire dès décembre 1997, Jean-Bernard TALIERCIO avait également été informé le 11 février 1998 par Mme DREUILHE de ce que la portière de ma voiture avait été endommagée au domicile de « J P K »…

Il n’a manifestement pas jugé nécessaire d’investiguer.

le 14 août 2006, une expertise a été faite sur cette voiture qui ne m’appartenait déjà plus depuis près de sept ans, soit une durée équivalente à un an près à celle durant laquelle nous l’avions possédée !

En août 2006, elle appartenait à une tierce personne mais en aucun cas à moi. A la lecture du rapport et au vu des photographies qui l’illustraient, c’était une véritable épave remisée sous une bâche dans un jardin, et qui n’était plus en état de rouler.

Il est donc mensonger d’affirmer que cette voiture saisie pour expertise m’appartenait encore puisque je l’avais vendue deux ans après que Jean-Pascal COURAUD soit devenu introuvable, et qu’elle avait trouvé acquéreur.

Le raisonnement erroné tenu par les enquêteurs et magistrats que j’ai découvert avec stupéfaction en 2019, soit 13 ans après que cette expertise ait été effectuée , et sans que je sois inquiété durant tout ce temps là ne tient pas.

DONT ACTE.

« Sans commentaires« …

SYNTHESE – 2 ème PARTIE / AFFAIRE N° 2 CONCERNANT LA DISPARITION DE « J P K »

Pour bien comprendre l’affaire n° 2, « JPK » (Jean-Pascal COURAUD), « GROUPEMENT D’INTERVENTION DE LA POLYNESIE » (G I P) et « BUREAU MANIFESTE », il faut bien savoir que c’est sept (7) ans après la soirée ou la nuit du 15 au 16 décembre 1997 où « J P K » avait abandonné sa famille,  que Vetea GUILLOUX a dénoncé plusieurs membres du GIP comme ayant enlevé Jean-Pascal COURAUD.

Suite aux révélations de Vetea GUILLOUX en octobre 2004, et vu l’information suivie « contre X » des chefs d’assassinat et complicité d’assassinat, les consorts DREUILHE et COURAUD, famille de « J P K », ont déposé plainte auprès du juge d’instruction, avec constitution de partie civile.

Pourtant, pendant 7 ans, ils ont fait croire à son suicide et bizarrement, malgré les mensonges et les faux témoignages de cette famille, la Justice n’a jamais enquêté sur la possibilité que certains d’entre eux aient pu aider « J P K » à abandonner sa femme et ses enfants.

J’en veux pour preuve les mensonges persistants et faux témoignages de Françoise DREUIHLE mère de « J P K », et de feu Pierre QUENTIN son « beau -père », ce qui m’a obligé à déposer plainte contre elle pour faux témoignages.

Je rappelle que j’ai été mis en examen près de 22 ans après qu’il soit devenu introuvable.

Maintenant, s’agissant du G I P et du « Bureau Manifeste« ,  l’instruction révèle que « J P K », sa femme et moi, étions suivis en permanence et mis sur écoutes téléphoniques.

Cette révélation a été confirmée par un des responsables du « Bureau Manifeste » sept ans après l’abandon par « J P K », de sa femme et de ses enfants.   

« J P K » ne s’est jamais suicidé à son domicile non plus, et contrairement au délire du directeur d’enquête, le gendarme lieutenant-colonel ATGER « DGSE », Jean-Pascal COURAUD n’a jamais mis les pieds à mon domicile, de même que dans aucun de mes véhicules.

Il y a eu dans la soirée ou dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997 un abandon de famille volontaire, de sa femme et de ses enfants, commis par Jean-Pascal COURAUD, et cela probablement avec l’aide d’amis ou de proches, membre(s) de sa famille.

Je ré affirme ce que j’ai toujours dit :

Dans la soirée ou la nuit du 15 au 16 décembre 1997, il n’y a eu aucun assassinat de Jean-Pascal COURAUD car j’ai dû me rendre à leur domicile suite à un appel téléphonique paniqué de sa femme ( https://affairejpk.net/2021/04/29/synthese-de-la-nuit-du-15-au-16-decembre-1997/  ).

Aujourd’hui, je suis certain que les agents du service occulte du G I P incluant le « Bureau Manifeste » au service exclusif du président de la Polynésie française, Gaston FLOSSE, étaient déjà au courant – et bien avant qu’il ne l’accomplisse – de la volonté de Jean-Pascal COURAUD d’abandonner sa femme et ses enfants.

En effet, je le rappelle, nous étions suivis, et victimes d’écoutes téléphoniques illégales par cette officine.

En ce qui concerne le GIP, son « Bureau Manifeste » et le « SED » (Service d’Etude et de documentation), et contrairement à ce qu’essayent de faire croire le Lieutenant-Colonel ATGER de la gendarmerie « DGSE » et Philippe COURAUD, le frère ainé de « J P K  », je n’ai jamais eu de relations quelles qu’elles soient avec aucun de ces mercenaires.

J’en donne pour preuve le fait que c’est en qualité de ministre du dialogue social notamment chargé de la fonction publique au sein du gouvernement nommé le 16 juin 2004, que j’ai présenté avec mon service chargé de la gestion des ressources humaines de l’administration, les actes annulant de nombreux recrutements illégaux, postérieurs aux élections territoriales de mai 2004.

Tous les contrat-cabinet des personnels politiques des ministres du gouvernement Flosse qui venait de  tomber, et les contrats de plusieurs membres du G I P ont été abrogés, sur décision du conseil des ministres. Une majorité d’entre eux a intenté des recours qu’ils ont perdus.

D’ailleurs j’ai reçu des menaces de mort par téléphone pendant cette période particulièrement tendue.

Il est scandaleux aujourd’hui qu’un juge d’instruction vienne tenter de me raccrocher à la mise en examen des mercenaires également impliqués depuis plusieurs années et longtemps placés au service de Gaston FLOSSE.

Je joindrai d’ici quelques temps mon analyse qui contredit les indices graves ou concordants qui me sont opposés et en verserai copie à Monsieur le Procureur de la République, en complément de mon dépôt de plainte pour faux témoignage contre Mme Françoise DREUILHE, mère de Jean-Pascal COURAUD.

Par ailleurs dans un article dédié à cet effet, j’aborderai prochainement la piste volontairement non investiguée par la Justice, sur la consommation de drogues dures et autres, par certains des protagonistes.

Bien que ces informations figurant au dossier d’instruction soient rejetées de manière totalement incompréhensible par la justice, ces informations donnent du crédit à la piste d’un possible règlement de compte.

Ce qui explique pourquoi le gendarme, lieutenant-colonel Denis ATGER « DGSE » a occulté la piste de la drogue et littéralement écrit un roman, dans le seul objectif de parvenir à me faire mettre en examen pour altérer la vérité.

FA’IRA’A HA’ATI I TE MAU Ti’AMANARA’A O TE TA’ATA-TUPU / Déclaration universelle des droits de l’homme

PARAU FA’AARA / Préambule

I te fa’ari’i i te fa’ati’ama o te ihomana tumu o te mau mero ta’ato’a o te nuna’a ta’ata e i to ratou ato’a ti’amanara’a ‘aifaito e te tutu’u-mana-‘ore ‘ei papa no te orara’ati’ama, no te orara’a-‘aifaro e no te hau i roto i teie nei ao, e ti’a ai,

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,

I te fa’ari’i e no te ha’apa’o’ore, e no te fa’afaufa’a’ore i te mau ti’amanara’a o te ta’ata, i tupu ai te mau peu ‘oviri i fa’ati’arepu i te manava o te ta’ato’ara’a o te ao; i te fa’ari’i i te ti’aoroara’ahia ‘ei a’e nui no te ta’ata te hitira’a mai o te ho’e ao iti i reira te mau ta’ata, i ora mai mai roto mai i te taia e te veve, e ‘aparaparau noa ai ma te ti’aturi fa’ahou, e ti’a ai,

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme,

I te fa’afaufa’a i te paruru i te ti’amanara’a o te ta’ata ma te ho’e fa’aterera’a-ture, ia ‘ore ‘oia te ta’ata ia hepohia, i te hope’a, i te hepo-‘orure-hau i te fa’atitira’a e te fa’afaora’a a te taehae, e tia ai,

Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression,

I te fa’afaufa’a i te fa’aitoitora’a i te rito o te here i rotopu i te mau va’a’ai’a, e ti’a ai,

Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations,

I te fa’ari’i, i roto i teie Parau-Fa’aau, e ua ti’aoro fa’ahou te mau nuna’a ta’ata o te mau Va’a’ai’a-‘Amuitahia i to ratou ti’aturi papu i te mau ti’amanara’a tumu o te ta’ata, i te ihomana e i te faufa’a o te ihota’ata i te ‘aifaitora’a o te ti’amanara’a o te mau tane e o te mau vahine. I te fa’ari’i e ua fa’i ato’a i to ratou hina’aro mau i te tauturu i te ‘e’era’a o te ‘avirira’ata’ata, e i te ha’apunaho i te ho’e orara’a hau roa a’e i te maita’i na roto ia i te ho’e ti’amara’a hau a’e, e ti’a ai,

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

I te fa’ari’i i te ‘opuara’a’amui a te mau Hau Mero e a te Fa’anahora’a a te mau Va’a’ai’a-‘Amuitahia no te ha’amau papu i te fa’atura ha’ati-papu-mau i te mau ti’amanara’a o te ta’ata e i te ti’ama tumu, e ti’a ai,

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales,

I te fa’ari’i ‘ei faufa’a nui no te ha’apapu i teie parau-fa’aau, te ho’e rahura’a ‘amui i teie mau ti’amanara’a e teie mau ti’amara’a, e ti’a ai,

Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,

Te poro nei te ‘Apo’ora’a Rahi i teie Fa’ira’a Ha’ati i te mau Ti’amanara’a o te Ta’ata ‘ei moea titaura’a ‘amui na te mau nuna’a ta’ata e te mau va’a’ai’a ato’a, ia tutava ‘oia te mau ta’ata tupu e te mau mero o te ‘avirira’a ta’ata, ma te raupe’a -mana’o noa i teie Fa’ira’a, na roto i te ha’api’ira’a-‘ite e te ha’api’ira’a-peu, no te ha’aparare i te fa’aturara’a o teie mau ti’amanara’a, e no te ha’amau papu, na roto i te ho’e mau fa’auera’a ri’iri’i a to na iho va’a’ai’a e a te mau va’a’ai’a ta’ato’a. Te poro nei i te fa’ati’ama ra’a e i te ha’apapura’a, mai rotopu i te huira’atira o te mau Hau Mero iho e tae roa atu i te huira’atira o te mau fenua i raro a’e i to ratou mana.

L’Assemblée générale Proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

‘IRAVA MATAMUA

E fanauhia te ta’ato’ara’a o te ta’ata-tupu ma te ti’ama e te ti’amanara’a ‘aifaito. Ua ‘i te mana’o pa’ari e i te manava e ma te ‘a’au taea’e ‘oia ta ratou ha’a i rotopu ia ratou iho, e ti’a ai.

Article premier

 Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

‘IRAVA PITI

E ti’a ta te ta’ata tata’itahi i te fa’ariro ‘ei ti’ara’a no na, teie mau ti’amanara’a e te mau ti’amara’a i ha’apararea i roto i teie Fa’ira’a, ma te ho’e ma’itira’a’orehia ‘oia na ni’a i te taura ta’ata, na ni’a i te rava ‘iri, i te tane e te vahine, i te reo, i te fa’aro’o, te mana’o poritita ‘aore ra na ni’a i te tahi atu a mau mana’o no roto mai i te va’a’ai’a ‘aore ra i te ‘avirira’ata’ata; ma te ma’iti-‘ore-ato’a-hia ‘oia na ni’a i te faufa’a, i te papafanaura’a ‘aore ra na ni’a i te tahi atu a mau huru ti’ara’a.

Teie atu a, ‘aore ‘e ma’itira’a e ravehia na ni’a i te papara’a poritita, i te manara’a-ture ‘aore ra na ni’a i te papara’a i rotopu i te mau va’a’ai’a o te fenua ‘aore ra o te hau-fenua o te ho’e ta’ata a’amau, noa atu teie ‘e fenua ‘aore ‘e hau-fenua mana ta’a’e, ‘e fenua fa’aterehia, i ‘o’oti-pito-‘ore ‘aore ra ‘e fenua ti’amara’a fa’aitihia.

Article 2

 Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

 
De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

‘IRAVA TORU

‘E ti’amanara’a to te ta’ata-tupu ato’a i te ora, i te ti’amara’a e i te orara’a pano’ono’o ‘ore.

Article 3

 Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

‘IRAVA MAHA

‘Eiaha roa te ta’ata ia mau i te fa’aterera’a fa’atiti e i te fa’afaora’a; e ‘opani ‘eta’eta-roa-hia te fa’aterera’a-fa’atiti e te tapiho’ora’a i te mau titi

Article 4

 Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

‘IRAVA PAE

‘Eiaha roa te ta’ata ia ha’avihia ma te taparahihia, ia fa’autu’ahia ma te ha’amauiuihia e te fa’afaufa’a’orehia ‘aore ra ma te ha’ave’uve’uhia.

Article 5

 Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

‘IRAVA ONO

‘E ti’amanara’a to te ta’ata tata’itahi i te manara’a o to na ti’ara’a-mana-ture i te mau vahi ato’a.

Article 6

 Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

‘IRAVA HITU

‘E ti’ara’a ‘aifaito to te ta’ato’ara’a i mua i te ture e ‘e ti’amanara’a, ma te ma’iti’orehia, i te ho’e parurura’a ‘aifaito a te ture. ‘E ti’amanara’a to te ta’ato’ara’a ia paruru-‘aifaito-hia atu i te mau fa’ata’ara’a e fa’ahapa na i teie Fa’ira’a, e i te mau ha’afifra’a ato’a i teie fa’ata’ara’a.

Article 7

 Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

‘IRAVA VA’U

‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te ho’e horora’a ti’a mau i mua i te mau manaha’avara’a a te va’a’ai’a i mana i te pato’i atu i te mau ha’a e fa’ahapa ra i to na mau ti’amanara’a tumu i ha’amanahia mai e te papature nui ‘aore ra e te ture.

Article 8

 Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

‘IRAVA IVA

‘Eiaha roa te ta’ata ia tape’ahia, ia tamauhia i te ‘auri ‘aorc ra ia tuvaruhia ma te tumu ‘ore.

Article 9

 Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé.

‘IRAVA ‘AHURU

‘E ti’amanara’a lo te ta’ata ato’a, na roto i te ‘aifaito ti’a, i te fa’aro’o auti’a a ra’ahia ta na tumu ‘ohipa e te ho’e tomite ha’avara’a ti’ama e te ti’a ‘aifaito, i mua i te huira’atira. Na teie tomite ‘oia e fa’aoti i te ti’amara’a o to na mau ti’amanara’a e ta na mau fafaura’a ‘aore ra i te manara’a o te mau fa’ahapara’a ato’a na ni’a i te tinofa’au tu’ara’a .

Article 10

 Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

‘IRAVA ‘AHURU-MA-Ho’e

‘E tia ma tei fa’aoti-mana’o-hia no te ta’ata ato’a i parihia i te ho’e hara hou o ia a fa’ahapa-papu-roa-hia ai e te ture na roto i te ho’e ha’avara’a i mua i te huira’atira. ‘E mau rave’a papu te rave-‘ato’a-hia no te paruru ia na.

‘Eiaha te ta’ata ia fa’autu’ahia no te mau ‘ohipa ‘aore ra no te mau ravera’aha’apa’ora’a -‘ore i tupu i te tau ‘e fa’ahapa-ture-‘ore teie mau ‘ohipa i roto i te papa-ture o to na va’a’ai’a ‘aore ra o te ta’ato’ara’a o te mau va’a’ai’a. ‘Eiaha ato’a ia fa’ateiahahia a’e te utu’a, ia vai ‘aifaito ra e tei tu’uhia i te tau a ravehia ai teie hara.

Article 11

 Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

 Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l’acte délictueux a été commis.

‘IRAVA ‘AHURU-MA-PITI

‘Eiaha te orara’a, te feti’i, te ‘utuafare o te ta’ata e ta na ato’a mau tuatapapara’aparau-papa’i ia riro ‘ei ‘imira’a-pe’ape’a- ti’ama -‘ore, e ‘ei fa’a’inora’a ato’a i to na tiara’amana e i to na ro’o. ‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te parurura’a a te ture i teie atu mau ‘imira’a -pe’ape’a ‘aore ra i teie mau fa’a’inora’a.

Article 12

 Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.


‘IRAVA ‘AHURU-MA-TORU

‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te araterehaere ma te ti’ama e i te ‘imi i te ho’e nohora’a no na i roto i te ho’e Hau-Fenua.

 ‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te fa’aru’e i te ‘ai’a, i to na ato’a iho ‘oia, e i te ho’i fa’ahou mai i to na’ai’a.

Article 13

 Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

‘IRAVA ‘AHURU-MA-MAHA

I mua i te fa’afaora’a, ‘e tiamanara’a to te ta’ata ato’a i te ‘imi i te pare-ora e i te fa’ari’ihia mai i te tahi ‘e atu mau fenua.

 ‘Eiaha ra teie ti’amanara’a ia tata’uhia no te mau fa’afaora’a i fa’ahapa i te ti’amanara’a ‘amui ‘aore ra i fa’ahape i te mau fa’aotira’a e te mau fa’ata’ara’a-ture a te mau Va’a’ai’a-‘Amuitahia.

Article 14

 Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays.

 Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

‘IRAVA ‘AHURU-MA-PAE

‘E ti’amanara’a to te ta’ata-tupu ato’a i te ho’e ti’ara’ava’a’ai’a.

 ‘Eiaha roa ia te ta’ata ia fa’a’erehia ma te ti’ama ‘ore i to na ti’ara’ava’a’ai’a, e i te ti’amanara’a ato’a no te taui i to na ti’ara’ava’a’ai’a.

Article 15

 Tout individu a droit à une nationalité.

 Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.


‘IRAVA ‘AHURU-MA-ONO

la tae’ahia te matahiti ti’a, ‘e ti’amanara’a to te tane e to te vahine, ma te ho’e ha’a- fifi-‘ore-hia na ni’a i te taura-ta’ata, na ni’a i te ti’ara’ava’a’ai’a ‘aore ra na ni’a i te fa’aro’o, i te fa’aipoipo e i te ha’atumu i te ho’e’utuafare-feti’i. ‘E ti’amanara’a’aifai to raua no te ‘ohipa-e-no-te- ‘anotau- fa’aipoipora’a e no te ‘anotau ta’ara’a ato’a.

 E fa’aoti-ti’a-noa-hia te fa’aipoipora’a ma te hina’aro ti’ama mau e te fa’ahepo’orehia o na ta’ata fa’aipoipo.

 ‘E iho tumu-papa te ‘utuafare-feti’i no te ‘avirira’ata’ata e no reira ‘e ti’amanara’a to na i te parurura’a a te ‘avirira’ata’ata e a te Hau.

Article 16

 A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

 Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux.
La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’Etat.

‘IRAVA ‘AHURU-MA-HITU

‘E ti’amanara’a to te ta’ata, to tei vai ato’a i roto i te va’amata’eina’a, i te ti’ara’afatu.
‘Eiaha roa te ta’ata ia fa’a’erehia ma te ti’ama ‘ore i to na ti’ara’afatu.


Article 17

 Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.

 Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété

‘IRAVA ‘AHURU-MA-VA’U

‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te ti’amara’a o te ferurira’a, o te ‘ite e o te fa’aro’o. Teie ti’amanara’a, ‘e ti’amara’a ia no te taui i te fa’aro’o’aore ra i te ti’aturira’a, o ia ana’e iho ‘aore ra ma te ‘amui, i mua i te huira’atira ‘aore ra o ia ana’e iho, na roto i te ha’api’ira’a, i te mau fa’anahonahora’a, i te purera’a e i te fa’aotira’a o te haerera’a’oro’a.

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

‘IRAVA ‘AHURU-MA-IVA

‘E ti’amanara’a to te ta’ata-tupu ato’a i te ti’amara’a o te mana’o e o te porora’a-parau; ‘e ti’amanara’a ho’i ia i te ha’afifi-ra’a-‘ore-hia no to na mau mana’o, ‘e ti’amanara’a no te ‘imira’a, no te fa’ari’ira’a e no te ha’apararera’a i te mau parau-fa’a’ite e i te mau mana’o, na roto i te mau huru rave’a ato’a, e ma te tau’a ‘ore atu i te mau ‘oti’a.

Article 19

 Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

‘IRAVA PITI-‘AHURU

‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te ti’amara’a o te ‘apo’ora’a e o te ta’atira’a hau.
‘Eiaha roa te ta’ata ia fa’ahepohia no te fa’ao atu i roto i te ho’e pupu-ta’atira’a.


Article 20

 Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques. Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association.


‘IRAVA PITI-‘AHURU-MA-Ho’e

‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te fa’ao ti’a atu, ‘aore ra na ni’a atu i te ti’ara’a o te mau mero-ma’iti-ti’ama-hia, i roto i te fa’aterera’a-‘ohipa a te Hau o to na fenua.

 ‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te fa’ao atu, na ni’a i te mau ti’ara’a ‘aifaito, i roto i te mau toro’a-‘ohipa a te Hau o to na fenua.

 
‘O te hina’aro o te huira’atira te papa o te mana o te fa’aterera’a a te Ilau. E ha’apararehia teie hina’aro na roto i te tahi mau ma~’itira’a ti’ama, o te rave-tamau-hia i te mau area-fa’aau-hia, na roto ia i te ho’e ma’itira’a ha’ati ‘aifaito e i te ho’e ma’itira’a purarohuna ‘aore ra na roto ia i te ho’e fa’anahora’a ‘aifaito mai, o te fa’atura i te ti’amara’a o te ma’itira’a .

Article 21

 Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis.
Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays.

 La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

‘IRAVA PITI-‘AHURU-MA-PITI

‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a, na ni’a i to na ti’ara’a -mero-‘avirira’ata’ata, i te papaturura’a -‘avirira’ata’ata. ‘E ti’ara’a to na i te manuiara’a o te mau ti’amanara’a te pae faufa’a, te pae ‘avirira’ata’ata e te pae fa’anahora’a-‘ohipa-tumu -faufa’a no to na ihomana e no te tupura’a-ti’ama o to na ihota’ata, ma te tutavara’a-va’a’ai’a ‘oia e te ravera’a-‘amui a te ta’ato’ara’a o te mau va’a’ai’a, ia au i te fa’anahora’a e te faufa’a a te fenua tata’itahi.

Article 22

 Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.

‘IRAVA PITI’AHURU-MA-TORU

 ‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te ‘ohipa, i te ma’iti-ti’ama i ta n’ohipa na ni’a i t ho’e fa’anahora’a-ohipa ‘aifaito e te aut’a, e i te paruruhia i te o’era’a-‘ohipa.
‘E ti’amanara’a to te ta’ato’ara’a, ma te ho’e ma’iti’orera’a, i te ho’e moni’ohipa ‘aifaito ti’a e te ho’e ha’ara’a ‘aifaito.

 ‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a e rave na i te’ohipa i te ho’e ‘aufaura’a ‘aifaito au-ti’a no te papaturu ia na e i to na ‘utuafare feti’i te ho’e orara’a au i te ti’amara’a o te ta’ata-tupu tei ti’a i te paturuhia, i te taime-fifi, na te tahi mau rave’a-parurura’a ‘avirira’ata’ata.

 ‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te fa’atupu e te tahi atu i te auparuru-ti’ara’a e i te fa’ao ato’a atu i roto i te mau auparurura’a-ti’ara’a no te paruru i to na mau-ti’ara’a-faufa’a.


Article 23

 Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

 Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal
Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

 Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.


‘IRAVA PITI-‘AHURU-MA-MAHA

‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te fa’aeaeara’a-‘ohipa e i te mau fa’a’ana’anatae-ra’a, i te ho’e ihoa ra ha’apotora’a au-ti’a i te taime-ravera’a-‘ohipa e i te ‘aufauhia i te mau fa’afa’aeara’a-‘ohipa i fa’au-area-hia.

Article 24

 Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

‘IRAVA PITI-‘AHURU-MA-PAE

‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te faito-orara’a nava’i no te papaturu i to na orara’a-tino e to na orara’a-fana’o e i to to na ato’a’utuafare-feti’i, i te pae ihoa ra o te ma’a, o te ‘ahu, o te fare, o te utuutura’a-ma’i e i te pae ato’a o te mau ‘atu’atura’a-‘avirira’ata’ata i titauhia. ‘E ti’amanara’a to na i te tauturuhia i te o’era’a-‘ohipa, i te ma’ira’a, te ha’aparuparura’a, te ivira’a, te ruhiruhiara’a ‘aore ra i te tahi atu a mau o’era’a-rave’a-‘imira’a-maita’i i hina’aro’orehia e ana.

 
‘E ti’amanara’a to te vahine-fanau-tama e to te tamari’i i te ho’e tauturu e i te ho’e utuutura’a ta’a’e. ‘E ti’ara’a to te ta’ato’ara’a o te tamari’i, tei fanau-ti’ama-hia ‘aore ra tei fanau-ti’ama-‘ore-hia, i te ho’ea tauturura’a-‘avirira’ata’ata.

Article 25

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

 La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

‘IRAVA PITI-‘AHURU-MA-ONO

‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te ha’api’ira’a. ‘Ei ha’api’ira’a tamoni ‘ore e ti’a ai no te ha’api’ira’a’a e no te ha’api’ira’a -tumu ihoa ra. ‘E fa’auera’a na te hau te ha’api’ira’a-‘a. Ia ha’apararehia te ha’api’ira’a fa’aravihi e te ha’api’ira’a-toro’a, e ti’a ai. ‘E ti’amanara’a, ma te ‘aifaito roa, to te ta’ato’ara’a i te ha’api’ira’a tuatoru na roto i to ratou iho itoito.

 Ia titau-ti’a te ha’api’ira’a i te pu-hinuhinura’a o te ihota’ata e i te fa’a’eta’eta i te fa’aturara’a i te ti’amanara’a o te ta’ata-tupu, e o te mau ti’amara’a tumu, e ti’a ai. Ia tauturuhua ‘oia i te maramarama, i te maita’i e te here i rotopu i te mau va’a’ai’a pa’ato’ e te mau taura-ta’ata ‘aore ra i rotopu i te mau pupu -fa’aro’o, ia tauturuhua ato’a i te terera’a o te mau ‘ohipa a te mau Va’a’ai’a-Amuitahia no te maupapura’a o te hau, e ti’a ai.

 
‘E ti’amanara’a matameha’i to te metua, i te ma’iti i te huru ha’api’ira’a e horo’a na to raua mau tamari’i.

Article 26

Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

‘IRAVA PITI-‘AHURU-MA-HITU

E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te fa’ao atu, ma te ti’ama, i roto i te fa’anahora’a-‘ihi-tupu a te va’amata’eina’a, i te fa’afaufa’a atu i te mau tata’ura’a-‘una, e i te ‘amui ato’a atu i te fa’aritora’a o te pu’ihi e i te mau rahura’a-ora e roa’a mai.


‘E ti’amanara’a to te ta’ata tata’itahi i te paruruhiara’a o te mau faufa’a-ture e te mau faufa’a-tino e vai ra i roto i te mau tata’ura’a-‘ihi, te mau tata’ura’a-‘aivana’a ‘aore ra te mau tata’ura’a-‘una ta na iho e fatu na.

Article 27

 Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent
Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur.

‘IRAVA PITI-‘AHURU-MA-VA’U

‘E ti’amanara’a to te ta’ata ato’a i te manara’a, i te pae ‘avirira’ata’ata e i te pae va’a’ai’a pa’ato’a, o te ho’e fa’aterera’a i reira te mau ti’amanara’a e te mau ti’amara’a i porohia i roto i teie Fa’ira’a e mana rahi roa ai.

Article 28

 Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

‘IRAVA PITI-‘AHURU-MA-IVA

‘E hopoi’a ta te ta’ata tata’itahi e amo na te va’amata’eina’a i reira te tupura’a ti’ama rahi mau o to na ihota’ata e mana ai.

 I roto i te fa’a’ohipara’a i to na mau ti’amanara’a e i roto ato’a i te fa’afaufa’ara’a i to na mau ti’amara’a, ‘aita atu ‘e ‘opanira’a ta te ta’ata tata’itahi maori ra o te mau ‘opanira’a ia i fa’aau-ti’a-hia e te ture no te papaturu i te fa’ari’ira’a e i te fa’aturara’a i te mau ti’amanara’a e te mau ti’amara’a o te tahi atu, e no te ha’afaufa’a ato’a i te mau titaura’a ‘aifaito a te ture-ha’apa’ora’a e a te ture-hau, e a te orara’a-hau maita’i o te ta’ato’ara’a i roto i te ho’e ‘avirira’ata’ata-upo’o-‘aifaito.

E’ore teie mau ti’amanara’a e teie mau ti’amara’a e mana noa a’e i te ravefa’ahapara’a i te mau ture-ha’apa’ora’a a te mau Va’a’ai’a-‘Amuitahia.

Article 29

L’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

 Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

 Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.


‘IRAVA TORU-‘AHURU

‘Eiaha roa te ho’e noa a’e fa’auera’a a teie Fa’ira’a ia ‘iritihia ‘ei ti’amanara’a a’e no te ho’e Hau-Fenua, no te ho’e aupupu-ta’ata ‘aore ra no te ho’e ta’ata ho’e, no te rave i te ho’e ‘ohipa no te vavahi atu i te mau ti’amanara’a e te mau ti’amara’a i porohia i roto nei.

Article 30

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant, pour un Etat, un groupement ou un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.