retour sur l’article de Tahiti-infos et exposé des réponses relatives a des incohérences soulevées par les enquêteurs

Il est précisé que seront abordés séparément afin de les développer, les points révélés par les deux journalistes de ce media dans l'édition du 4 octobre 2020

COMME CONVENU AU MOMENT DE LA PUBLICATION DE L’ARTICLE PUBLIE LE 10 JANVIER 2021 VOICI LA SERIE DES ARTICLES DEDIES POUR VOTRE BONNE INFORMATION :

https://affairejpk.net/2021/01/10/lorsque-quun-media-se-baisse-et-ramasse-quelques-feuilles-extraites-des-minutes-du-greffe-de-la-cour-dappel-de-papeete/

DONC Garance Colbert, fille de magistrate et journaliste ainsi que son rédacteur en chef Antoine Samoyeau ont pu obtenir – d’une manière que la section de recherche de la gendarmerie nationale devra tenter de déterminer – un exemplaire du jugement rendu par la chambre de l’instruction après délibération entre le président Ripoll, Mme Levy, et Mme Tessier toutes deux assesseurs, soit dès l’issue de l’audience qui s’est déroulée de 9h00 à 13h30 avec une courte pause, le 30 juin 2020.

Ces « 35 pages de l’arrêt » dorénavant en leur possession de manière parfaitement illégale, puisque constituant le délit de recel du secret de l’instruction à maxima, sinon celui de recel du secret professionnel (il appartiendra à la justice d’en décider) leur ont permis dès « le 4 octobre 2020 – soit à peine 5 jours après la confirmation par la chambre de l’instruction de la mise en examen de Francis Stein dans l’affaire JPK, de dévoiler quelques un des premiers détails des nouvelles investigations dans ce retentissant dossier, à leurs lecteurs.

A TOUT LE MOINS, LE PROCUREUR DEVRAIT LEUR NOTIFIER AINSI QU’A LEUR EMPLOYEUR L’OBLIGATION DE RESTITUER L’EXEMPLAIRE EN LEUR POSSESSION ET LEUR INTERDIRE SOUS PEINE DE SANCTION DE L’UTILISER

Tahiti Infos s’étant « procuré » en EXCLUSIVITÉ la teneur exacte des toutes dernières investigations de cette longue et minutieuse enquête… ».

« L’information judiciaire rouverte à la suite des dénonciations par Vetea GUILLOUX, ancien membre du GIP qui a amené le juge Jean-François Redonnet à privilégier l’hypothèse d’un crime « politique » pour ce dossier, et qui implique toujours Léonard, dit Rere PUPUTAUKI, ancien chef du service du GIP et deux de ses proches agents, Tino Mara et Tutu Manate, pour enlèvement de Jean-Pascal Couraud et justifiant leur mise en examen depuis 2013″.

« Les dernières investigations effectuées en juin 2019 ayant abouti sur la mise en examen de Francis STEIN et de l’épouse de JPK résulteraient d’un complément d’investigations plus poussées de leur déclarations antérieures passées au crible de l’analyse de Denis ATGER, commandant la section de recherche, jusqu’à son départ en septembre 2020 ».

Cet officier a obtenu de nouvelles commissions rogatoires du juge Frédérique VUE « afin de vérifier des points importants ».

Dès lors, disposant de ces 35 pages, Garance Colbert et son rédacteur en chef décident pour le premier article qu’ils signent conjointement, de relater des éléments du dossier qu’ils détiennent :

Ceux relatifs à la centrale d’alarme de Francis STEIN, l’existence d’un téléphone portable au nom de JPK, et de la voiture personnelle du couple STEIN.

A partir du moment où des pistes ne donnent rien, les deux journalistes ne s’y attardent pas, tout comme « la JUSTICE » d’ailleurs

PAS DE SCENE DE CRIME

Il y a les recherches de traces de sang au Blue Star, données essentielles puisqu’elles valident l’absence de scène de crime tant aux domiciles de Francis STEIN que de JPK, de même que sur et dans les véhicules personnels et de service des deux couples. Pourtant des investigations scientifiques particulièrement lourdes ont été réalisées allant jusqu’à faire le tour complet des propriétés et de leurs habitations. Les garages ont été testés par la Police Scientifique, le jet-ski de Francis Stein également. Leurs jardins, clôtures, portail, dalles, fosses septiques, porte d’entrée, murs des pièces de leurs logements, système d’alarme… tout a été vérifié méticuleusement et à plusieurs.

Mais cela, tant qu’aucun élément d’accusation ne peut être exploité et ne doit surtout pas à leurs yeux constituer pour leurs lecteurs, des aprioris favorables, ils sont tus.

Ils passent donc à des choses qui constituent l’inexplicable, tant durant la journée que la soirée de la disparition de JPK, ce 15 décembre 1997.

Francis STEIN s’étant vu interdire de rentrer en contact avec tous les témoins dès son placement sous contrôle judiciaire, il ne peut évidemment pas évoquer ce qui concerne les déclarations de son ex-épouse, alors même que figurent dans cette trentaine de pages « tombées du camion fort opportunément soit au palais de Justice de Papeete, soit devant les locaux de Tahiti-Presse, ou ailleurs… » de nombreux passages qu’il pourrait également commenter de manière contradictoire. Il s’en abstiendra donc.

Evidemment, Tahiti-Infos n’en tire aucune interprétation favorable à Francis STEIN et les deux journalistes préfèrent souligner les incohérences qui souvent trouvent des explications, mais que nul ne veut entendre, dès lors que formulées après la mise en examen, comme déclaré par les magistrats composant la chambre de l’instruction dont faisait d’ailleurs partie ce jour-là, la mère de la journaliste Garance COLBERT, la conseillère Catherine LEVY

Ces deux journalistes se contentent d’indiquer de manière laconique que Francis STEIN «assure avoir passé la soirée à son domicile jusqu’à la réception de l’appel de l’épouse de JPK vers 1h20 du matin, lui annonçant sa disparition … ».

Par contre, les deux journalistes s’attardent sur le domicile de Francis Stein le soir de cette disparition, et relatent que «les enquêteurs se sont intéressés au fonctionnement d’une alarme que ce dernier avait toujours affirmé avoir déclenché en se levant pour répondre au téléphone … « Or cela est impossible », affirment les gendarmes, « car l’appel … a été passé à 1h22 et l’alarme a déclenché à 1h32 soit plus de 10 minutes après l’appel ». Les enquêteurs disent alors « s’interroger sur le délai constaté entre l’appel au secours de l’épouse de JPK et le départ de Francis STEIN de son domicile pour rejoindre le leur, ce dernier mettant 10 minutes pour quitter la maison ».

COMMENTAIRE : Lorsque l’épouse de JPK a appelé à l’heure indiquée dans les relevés téléphoniques, Francis STEIN lui a bien demandé si elle avait tenté de joindre la famille de Jean-Pascal, ce à quoi elle lui a répondu qu’elle n’avait pas réussi à joindre Philippe COURAUD (le frère aîné de JPK).

PAS DE CORPS / PAS DE CRIME

A la lecture de ce volumineux dossier, force est de constater que les enquêteurs tentent de déterminer la commission d’un meurtre, voire d’un assassinat qui aurait pu être commis au domicile même du disparu, au risque que les deux jeunes enfants présents ce soir-là en soient les témoins directs ?

Ou que les voisins remarquent quelque chose ?

Ce postulat n’est pas sérieux.

CETTE QUESTION DES APPELS TELEPHONIQUES PASSES SERA TRAITEE SEPAREMENT DANS UN PROCHAIN ARTICLE DE MÊME QUE CELLE DU TELEPHONE GSM

A Francis Stein, le juge reproche également ses incohérences face à plusieurs témoignages évoquant la portière tordue de sa voiture le soir de la disparition…

Au sujet de cette prétendue portière tordue, Francis STEIN fait remarquer que : D’après les déclarations postérieures de M. Pierre QUENTIN qui vivait avec la mère de Jean-Pascal Couraud et qui est décédé depuis, et que les enquêteurs de la section de recherche mentionnent en analysant leurs multiples déclarations à quelques années d’intervalle, « qu’à leur arrivée vers deux heures du matin, les beaux parents constatent que Francis STEIN est présent et que la portière avant droite de son véhicule est en partie dégondée, ce que celui-ci niera après l’avoir reconnu une première fois (commentaire : Paroles de gendarmes qui traduisent les propos de ces personnes !)…

Contrairement à ce qu’affirme Denis ATGER, le chef d’enquête, sur la foi de la lettre de dénonciation adressée par Pierre Quentin au juge d’instruction qui «remarque des dégradations apparemment récentes sur la portière passager du véhicule de Francis STEIN, cette dernière couvrait la carrosserie » formulation propre au commandant de la brigade de recherche modifiant la version de l’intéressé, comment justifier que partant d’une simple constatation et déclaration spontanée au gendarme qui interroge Francis STEIN le 24/12/1997 et consistant à dire que « sa portière s’est ouverte », l’on arrive par des témoignages successifs, à un véhicule qui au fur et à mesure des auditions devrait avoir nécessité de nombreuses réparations qui n’ont jamais eu lieu puisque ce véhicule n’était pas endommagé !

Ces seules affirmations ne suffisent pas dès lors que les vérifications scientifiques et objectives permettent d’écarter cet élément comme constituant un indice.

En effet, l’analyse du dossier démontre que :

Le véhicule Renault 21 appartenant à Francis STEIN a été expertisé.

La mission de l’expert AUTOMOBILE agréé était précise :

Examiner le véhicule Renault 21 immatriculé 83 007 P

Dire si ce véhicule présente au niveau de la portière avant droite des traces de réparation, notamment au niveau des charnières

• Dire si la portière a été repeinte en totalité ou partiellement, notamment au niveau des traces des éventuelles réparations

Dire si cette portière est d’origine Ce, avant le 30 septembre 2006

Voici le résultat de cette expertise :

REPONDANT A SA MISSION, L’EXPERT AUTOMOBILE A DECLARÉ :

Pouvoir affirmer que la portière avant droite ne présentait pas de traces de réparation et n’a jamais été repeinte.

Confirmer que la porte avant droite du véhicule est d’origine.

Ainsi, il est préférable de se fier à une expertise technique plutôt qu’à des spéculations mensongères de Pierre QUENTIN et de la famille COURAUD.

Par ailleurs, et selon quelques personnes de l’entourage familial de JPK :

UN VERITABLE FAUX TÉMOIGNAGE DACTYLOGRAPHIÉ de Monsieur Pierre QUENTIN DATÉ DU 31 août 2000, soit trois ans après la disparition de JPK A ETE TRANSMIS AU JUGE D’INSTRUCTION. 

Il y mentionne ceci :

« Autre hypothèse : Celle d’une mort non plus par suicide, mais d’une mort violente avec la complicité de Francis STEIN ».

Pierre QUENTIN dénonce Francis STEIN par écrit et en 2004, Me BARMONT qui défend les agents du GIP lit cette lettre à la barre du tribunal pour dédouaner ses clients de toute responsabilité et ainsi ce mensonge est exploité médiatiquement par l’Hebdo : Diffamation en 2004 – chose jugee en 2008 après quatre proces contre l’hebdo – Au-delà des apparences, l’affaire JPK

Extrait : LA COUR DE CASSATION AFFIRME : Attendu qu’il résulte de l’arrêt attaqué et des pièces de la procédure qu’à la suite de la parution dans l’Hebdo du 15 novembre 2004 d’un article intitulé “Les vrais coupables de la disparition de JPK” contenant notamment les propos suivants : “Ainsi la justice pourrait bien ressortir du dossier une lettre du Docteur Pierre B…compagnon de la mère de Jean-Pascal, qui avait été lue à la barre par Maître C…, défenseur du GIP. Lettre dans laquelle le médecin n’hésitait pas à affirmer que “ les vrais coupables de la disparition de Jean-Pascal sont A… et Francis X… “.

Selon Pierre QUENTIN, 75 ans en 1997 (né le 2 septembre 1923) qui déclare en août 2000 à la brigade de Punaauia :  » En effet, le fait matériel qui m’a toujours été donné de réfléchir a été ma découverte sur le parking en présence de Francis STEIN sur le départ, d’un dégât sur la charnière, sur les gonds de la portière avant-droite (du passager donc) de la voiture de STEIN. La portière était entre-ouverte et il a été difficile en forçant de la maintenir fermée ».

« Je revois la surprise de STEIN découvrant au moment de partir que sa portière passager ne fermait plus parce qu’elle était faussée. Or il était monté à Te Maru Ata seul à bord et sans problème ».

« Et pour tordre des charnières de porte de Renault, il faut une grande force avec un instrument ; ou une bagarre entre hommes musclés. Et pour faire diversion, trois semaines plus tard, STEIN a présenté des factures de travaux sur des serrures de coffre sans aucun rapport avec la remise en état obligée de sa portière ».

Qui l’a réparée ? Quand ? Où ? »

Commentaire : Il est observé outre le fait que QUENTIN ment sur l’état du véhicule de Francis STEIN puisque l’expertise de la police scientifique et de l’expert automobile agréé par la Cour d’Appel contredisent ses allégations, il indique la seule présence de Francis Stein lorsqu’ils se déplacent tous deux vers son véhicule, et donc que personne d’autre n’est présent !

UN AUTRE FAUX TÉMOIGNAGE, celui de Madame Françoise DREUILHE (70 ans en 1997 – Née le 10 septembre 1927) qui déclare dans sa lettre manuscrite adressée au juge d’instruction datée du 26 septembre 2000, soit juste un mois après la dénonciation effectuée par Pierre QUENTIN 

« Quant à Francis STEIN qui a, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, vers 2 heures du matin, constaté, devant Pierre QUENTIN et moi, que la portière avant droite (côté passager) de sa voiture était endommagée, il a été incapable de fournir à ce sujet des explications cohérentes, acceptables et plausibles ».

Commentaire : Il est observé outre le fait que F DREUILHE ment elle aussi sur l’état du véhicule de Francis STEIN puisque l’expertise de la police scientifique et de l’expert automobile agréé par la Cour d’Appel contredisent ses allégations, elle indique être présente au moment du départ de Francis STEIN alors que Pierre Quentin a déclaré qu’il l’a accompagné vers son véhicule, et donc que personne d’autre n’est censé être présent !

QUI DES DEUX CROIRE ? ET BIEN CE SERA LES DEUX FORCÉMENT ! TANT QU’À ACCABLER FRANCIS STEIN AUTANT S’Y METTRE A PLUSIEURS…

Il est évident que ce couple a eu largement le temps de lire et d’exploiter les procès-verbaux d’audition de toutes les personnes interrogées depuis décembre 1997, puisqu’ils leurs sont transmis régulièrement par leur avocat, en tant que partie civile, et que très certainement leur est venue l’idée d’élaborer un faux témoignage incriminant Francis STEIN.    

C’est tellement vrai qu’à un moment , les gendarmes se mettent à enquêter sur la GOLF immatriculée 3927 D, véhicule de fonction de Francis STEIN (Secrétaire général de l’Office territorial d’action culturelle / OTAC) qui lui était affecté alors qu’il n’en avait plus l’usage depuis mars 1997 (soit neuf mois avant la disparition de JPK) car ayant été nommé à de nouvelles fonctions dans un service administratif (Service de la culture) https://affairejpk.net/ [Francis Stein en subira les conséquences en mars 1997, après une longue période de pressions exercées dès l’installation du nouveau gouvernement. Sa nouvelle ministre, faute d’obtenir la démission qu’elle lui réclame le jour même de sa nomination au ministère de la culture en mai 1996, en raison de son engagement politique affiché, commandite deux audits de sa gestion, en confiant l’un à un cabinet d’expert-comptable, et l’autre accepté par le président du gouvernement, à l’inspecteur général de l’administration. Au bout de six mois de vérification, aucun grief ne pouvant être retenu, elle décide de le « muter » sur un autre emploi fonctionnel, celui de chef de service d’une autre entité relevant de son département ministériel. Il est donc « promu » ailleurs et en est informé la veille, en début de soirée. Le lendemain matin, le conseil des ministres acte sa nomination à un poste où il n’était pas candidat].

La justice voulait expertiser cette GOLF comme elle l’avait fait pour les véhicules de Francis STEIN, démontrant ainsi que sa R 21 ne pouvait être considérée comme scène de crime. Un article sera dédié rapidement à ce véhicule sur ce blog.

Ainsi, Mme DREUILHE et M.QUENTIN seraient arrivés selon eux aux alentours de 2 h 00 du matin et Monsieur STEIN a dû quitter Te Maru Ata vers 2 h 35 / 2 h 40 pour rejoindre sa maison vers 2 h 50, puisqu’il a involontairement déclenché son alarme à 2 h 54 une fois arrivé chez lui.

Il s’agit bien de faux témoignages de ces personnes qui veulent absolument et par n’importe quel moyen incriminer Francis STEIN pour des faits qu’il n’a pas commis mais avec un scénario ridicule et impossible qu’elles contredisent elles-mêmes.

Le 10 février 2006 et à l’occasion d’une audition par les gendarmes Pierre QUENTIN persiste dans son faux témoignage :

A la question : Constatez-vous la présence de véhicules dans la cour du domicile du couple COURAUD Pierre Quentin répond : « A notre arrivée au domicile du couple, je constate la présence des deux véhicules du couple stationnés sous l’abri Je constate également la présence d’un véhicule à l’extérieur de la propriété au niveau du rond-point. Je ne me souviens plus du véhicule, peut-être une Golf.

COMMENTAIRE: QUENTIN se souvient de plusieurs détails par contre il indique que le véhicule de Francis STEIN est « peut-être une GOLF » alors qu’il s’agit d’une Renault 21 qui n’a rien à voir avec une Volkswagen !

« A la question : Avez-vous eu connaissance de dégradations sur le véhicule de Francis STEIN le soir de la disparition de Jean-Pascal ?

P. QUENTIN répond « Effectivement, il s’agit pour moi du point clé de la soirée, vers les deux heures du matin Francis STEIN a souhaité quitter les lieux. Je l’ai raccompagné à son véhicule. Il s’est rendu à la portière conducteur et moi je me suis mis côté portière passager avant. J’ai constaté à ce moment que la portière n’était pas fermée et qu’elle était dégradée. C’est à dire que les gonds de la carrosserie étaient tordus et que la portière était affaissée de plusieurs centimètres par rapport au montant. Ne pouvant quitter les lieux comme ça, je l’ai aidé à replacer la portière pour qu’il puisse la fermer (!!!) ».

Commentaire : S’agissant de gond, et après avoir accédé au dossier d’instruction, Francis STEIN a lu et recoupé toutes ces dénonciation/déclarations, ne sachant pas de quoi il s’agissait techniquement parlant, une vérification s’est imposée. Ce ne sauraient être des éléments de carrosserie, mais il s’agit plutôt d’un dispositif interne couplé aux charnières des véhicules, qui guide la portière lorsque on l’ouvre et qui empêche qu’elle n’aille au-delà de la limite fixée par le constructeur lorsque on la déploie, c’est à dire qu’elle ne peut en aucun cas être perpendiculaire au côté d’un véhicule car cela représenterait un réel danger sur la voie publique.

Le gond est situé entre les charnières haute et basse des portières avant et arrières et lorsqu’une portière est fermée, le gond rentre dans la portière.

Il n’y en a qu’un par portière, alors comment Pierre QUENTIN peut alléguer qu’il y avait plusieurs gonds, tordus de surcroit ?

(Définition du dictionnaire LAROUSSE : « Pièce métallique servant de support et de guide en rotation à une porte, un châssis, une persienne, etc. ».)

TOUJOURS DANS LE MENSONGE ET LE FAUX TEMOIGNAGE : A l’occasion d’une nouvelle audition de Françoise DREUILHE, mère de JPK, est révélé son mensonge éhonté dans sa lettre manuscrite, où elle indiquait qu’elle avait constaté elle-même avec QUENTIN que la portière avant droite était endommagée

A la question :
« Avez-vous eu connaissance de dégradations sur le véhicule de Francis STEIN le soir de la disparition de votre fils ?

Elle répond :
« Pas moi, c’est Pierre QUENTIN qui l’a constaté et qui l’a fait remarquer à Francis STEIN qui a été étonné de découvrir cet état de fait. Pierre a vu que les gonds semblaient avoir été forcés. »

En supplément à cette cabale, lors de l’audition de Philippe COURAUD, frère aîné de JPK, il démontre que sa mère a menti tout comme son compagnon P. QUENTIN.  

A la question : Avez-vous eu connaissance de dégradations sur le véhicule de Francis STEIN et les avez-vous vues ?

Il répond : « J’en ai eu connaissance par ma mère et mon beau-père. Ils m’ont dit que la portière côté chauffeur, il me semble, ne fermait plus. Je n’ai jamais vu ces dégâts et je n’ai jamais cherché à les voir non plus. »

De mieux en mieux, constate Francis STEIN, les soi-disant dégâts se situeraient côté chauffeur et non plus côté passager avant !

Et comble de l’invention de QUENTIN, Olivier COURAUD, petit frère de JPK lui aussi entendu, confirme les mensonges de son « beau-père » :

A la question : Avez-vous eu connaissance de dégradations sur le véhicule de Francis STEIN les avez-vous vues ?

Il répond : « J’en ai eu connaissance mais je ne les ai pas vues. J’en ai eu connaissance par Pierre QUENTIN… la porte passager avait été forcée pour l’ouvrir et que cette dégradation résultait d’une bagarre».

IL SUFFIT ! STOP !!!

Francis STEIN tient à informer chacun que le 16 août 2006, l’acquéreur de sa Renault 21 a été entendu par les enquêteurs (soit 8 ans et demi après la nuit du 15 au 16 décembre 1997 !). Cette personne, informaticien de profession avait fait l’acquisition de ce véhicule en fin d’année 1999 dans un garage d’occasion (Soit deux ans après la disparition de Jean-Pascal COURAUD et il a été auditionné six ans et demi après son achat). Après avoir précisé qu’il n’avait pas changé le gond de la portière, il a indiqué qu’après avoir acheté ce véhicule « il était possible d’ouvrir les portières avec une commande ».

ENQUÊTE ALTEREE (POUR RESTER POLI !)

De la même manière, le mercredi 06 décembre 2006, à 19 heures 00, le concours d’un Officier de police judiciaire, adjudant-Technicien en Identification Criminelle a été demandé, pour effectuer une recherche de trace de sang sur deux véhicules qui étaient remisés dans le département garage du camp de la gendarmerie de FAAA.

Etaient présents pour cette opération, deux adjudant membres de la cellule J.P.K, un Maréchal des logis Chef et un autre Gendarme, tous deux de l’atelier mécanique de la Gendarmerie pour effectuer une OPERATION DE POLICE TECHNIQUE. Ils ont utilisé pour cette recherche un révélateur de trace de sang se nommant BLUESTAR et qui se présente sous forme de liquide à vaporiser sur toutes surfaces et qui a la propriété de révéler les tâches de sang en émettant une chimiluminescence bleutée visible dans la pénombre et que l’on peut photographier.

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Cette chimiluminescence est une réaction provoquée par la mise en contact de l’oxydant présent dans le BLUESTAR avec l’ion fer de l’hémoglobine du sang. Il peut se produire une réaction identique lorsque la BLUESTAR est en contact avec certains détergents ménagers, (eau de javel ou composés), certaines peintures ou vernis, ou cuivre, c’est ce que l’on nomme les faux positifs.

La chimiluminescence produite à partir des faux positifs a un spectre d’émission et un temps de réaction différent. Elle est plus intense et plus brève, quelques secondes alors que le spectre d’émission produit par l’ion fer de l’hémoglobine est visible plusieurs minutes après le traitement des tâches de sang.

Le BLUESTAR peut être pulvérisé plusieurs fois de suite sur la même tache de sang sans compromettre l’identification de l’ADN ultérieure. Les études de validations menées par l’I.R.C.G.N ont démontré que l’identification de l’A.D.N est encore possible 30 jours après traitement de taches de sang au BLUESTAR.

Le BLUESTAR est extrêmement sensible et révèle le sang sur tout support même longtemps après qu’il ait été rincé ou nettoyé.

– Le premier véhicule traité au BLUESTAR est celui Francis STEIN, une RENAULT 21 de 05 places, assez ancienne de couleur blanche, immatriculée 83007 P, en mauvais état général. Il manquait la calandre avant, le pare choc, la vitre de la portière du côté conducteur était brisée.

L’intérieur de l’habitacle était très mal entretenu. Il y avait un morceau de moquette sur la banquette arrière et des bidons divers sur le plancher arrière droit. Le coffre arrière était vide.

Le compteur kilométrique indiquait 149 559 km.

La pulvérisation externe et interne de l’ensemble du véhicule n’a donné aucun résultat positif. Les gendarmes ont été confrontés à des faux positifs sur la portière arrière gauche qui ont été provoqués par des points de rouille sur la peinture.

COMMENTAIRE : Le dossier d’instruction révèle que ce véhicule a été revendu deux fois par les propriétaires ayant succédé à Francis STEIN, et que le dernier bénéficiaire (en fait le 3e) l’avait obtenu gratuitement, cédé par un de ses collègues de travail.

C’est une véritable machination du clan des Couraud. Pierre QUENTIN, était bien monté dans le véhicule R 21 de Francis STEIN et l’a accompagné dans le quartier ou habitait JPK en voiture, jusqu’à proximité de l’entrée de la résidence de M. Bill RAVEL qui habitait plus haut, et retour chez Jean-Pascal Couraud et son épouse.

C’est sa parole contre celle de P QUENTIN.

Ce n’est pas en quittant le domicile des Couraud pour rentrer chez lui après les recherches que la portière de sa R 21 s’est ouverte, mais bien en redescendant avec Quentin, que dans le virage qu’elle s’est ouverte, alors qu’en montant ce phénomène ne s’était pas produit. Il ne l’avait certainement pas bien fermée en rentrant dans le véhicule.

Par contre, Francis STEIN l’a refermée sans effort particulier lorsqu’il est parti. Pierre Quentin, d’un certain âge n’avait pas dû claquer la porte suffisamment fort en sortant du véhicule après avoir accompagné Francis STEIN dans sa R 21 pour effectuer une recherche dans le quartier.

Si francis STEIN avait eu à cacher des dégâts sur son véhicule, il n’aurait certainement pas proposé à Pierre QUENTIN de monter à bord.

Il s’agit d’une instruction totalement à charge contre Francis STEIN et depuis 2004, date du procès en diffamation qui a duré jusqu’au 18 juin 2007, a démarré un véritable chemin de croix judiciaire pour lui malgré la cassation prononcée en sa faveur ainsi que la condamnation par la Cour d’appel de Paris du gérant de l’hebdomadaire du parti au pouvoir ayant déclaré que Francis STEIN était coupable de la disparition de J P Couraud.

Après ces quatre jugementS, Francis STEIN aurait dû poursuivre en justice Pierre QUENTIN pour dénonciation calomnieuse et mensongère de même que pour dénonciation téméraire. Il est décédé en 2014…

https://affairejpk.net/2021/01/17/diffamation-en-2004-chose-jugee-en-2008-apres-quatre-proces-contre-lhebdo/

La réputation de Francis STEIN a été ternie par Pierre QUENTIN et la famille Couraud au gré d’une communication particulièrement bien orchestrée, le désignant comme le parfait coupable, et le montrant en réalité tel un bouc émissaire pour tenter d’expliquer l’absence d’une personne avec l’épouse duquel il a eu une relation extra conjugale juste avant qu’il ne se volatilise, ou que des tiers aient organisé sa disparition, et qui avaient sans doute de sérieuses raisons d’agir ainsi.

Car en définitive, la question reste posée et il semble que peu de monde veuille en réalité se la poser, se les poser !

Comme cela a été évoqué longtemps et quasiment prouvé en dépit d’une gestion erratique de cette histoire compliquée dont les fils paraissent difficiles à démêler, si JPK a été enlevé comme semble notamment le privilégier l’instruction, il y a forcément eu collusion.

Qui a donné cet ordre ? A qui ( ?) en présence qui ( ?).

Qui a participé à l’accomplissement de cet ordre ?

Comment les choses se sont déroulées et où ?

Combien de temps s’est-il écoulé entre la notification de l’ordre, la planification de l’enlèvement, sa réalisation et avec quels moyens ?

Existe-t-il toujours des preuves tangibles de cet acte ?

La ou les personnes ayant obéi à cet ordre ont-elles été payées pour le faire, et si la réponse est oui, par quel moyen, en numéraires ou différemment ?

Si plusieurs personnes ont été impliquées dans cette disparition, combien parmi elles sont décédées depuis ?

A qui a profité, et continue de profiter cette disparition, qu’elle soit un acte délibéré ou une conséquence incontrôlée ?

https://affairejpk.net/2021/01/25/a-qui-profite-la-disparition-de-jean-pascal-couraud-connu-sous-les-initiales-jpk/

Certainement pas à Francis STEIN !

https://affairejpk.net/2021/01/10/lorsque-quun-media-se-baisse-et-ramasse-quelques-feuilles-extraites-des-minutes-du-greffe-de-la-cour-dappel-de-papeete/

https://affairejpk.net/2021/01/22/audience-au-tribunal-de-papeete-tahiti-polynesie-francaise/

Quelques nouvelles des pages « tombées du camion » passant devant le Palais de Justice de Papeete

Probablement juste au moment où Tahiti-Infos était représenté au tribunal fin septembre, début octobre 2020 !

https://affairejpk.net/2021/01/10/lorsque-quun-media-se-baisse-et-ramasse-quelques-feuilles-extraites-des-minutes-du-greffe-de-la-cour-dappel-de-papeete/

Un début de réponse est arrivé, consécutivement à la plainte contre X déposée par Francis Stein le 23 décembre 2020 auprès du procureur de la république. Elle a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie pour enquête préliminaire et Francis Stein a été entendu par les enquêteurs. Il a confirmé sa plainte au terme d’une audition intervenue le vendredi 5 février 2021.

Sur le site internet du quotidien TAHITI-INFOS, il avait constaté lundi 5 octobre 2020 qu’un article publié le dimanche 4 octobre 2020 (dès 10 h 16) et relatif à « l’affaire JPK » comportait le titre suivant « Dernières zones d’ombre » .

Ainsi que le sous-titre :

« Une semaine après la confirmation par la chambre de l’instruction des mises en examen de Miri Tatarata et Francis Stein dans l’affaire JPK, Tahiti Infos s’est procuré la décision qui dévoile les détails des nouvelles investigations dans ce retentissant dossier ».

Cet arrêt lui avait quant à lui,  été signifié par exploit d’huissier le 13 novembre 2020.

Le secret de l’instruction relative à l’affaire JPK, il l’a constaté à plusieurs reprises avec son avocat, a été bafoué depuis des années, en attestent la publication d’ouvrages parmi lesquels, celui écrit par Benoit Collombat, grand reporter français chargé d’investigations : « Un homme disparaît : l’affaire JPK ».

Ce journaliste auteur de nombreuses enquêtes sur le monde des affaires, de la politique, du renseignement, a pu citer dans son livre de 464 pages paru le 28 mars 2013, de larges extraits des auditions de nombreux témoins, effectuées par les juges d’instruction et gendarmes successifs de la section de recherches entre fin 1997 et fin 2012.

Il ne manque que la référence des cotes de ce volumineux dossier accessible à la partie civile, et aux justiciables actuellement mis en examen, outre le ministère public, les enquêteurs et le juge d’instruction ainsi que leurs proches collaborateurs.

Pour autant cela semble avoir été considéré comme normal, puisqu’aucune procédure n’a manifestement été engagée contre quiconque, s’agissant pourtant de pièces du volumineux dossier d’instruction étant parvenues entre les mains de cet auteur/journaliste.

S’agissant de la plainte contre X déposée par Francis Stein, elle est justifiée par le fait que des journalistes locaux, le rédacteur en chef de Tahiti-Infos, Monsieur Antoine SAMOYEAU et Mme Garance COLBERT, ont cosigné cet article également édité sur support papier du média (tiré sauf erreur à 15 000 exemplaires) qui les emploie, lequel est relayé sur leur site internet comme indiqué supra, avec possibilité de téléchargement du journal, lesquels révélaient cette fuite d’informations :

« Tahiti Infos s’est procuré les 35 pages de l’arrêt de la chambre de l’instruction ».

Ce jugement a été rendu le mardi 29 septembre 2020, et il est manifeste qu’il leur a été remis rapidement puisque l’article était en ligne dès le dimanche 4 octobre 2020 (près de 8 000 lectures via internet), et disponible en kiosque le lundi 5 octobre 2020.

Comment ainsi préserver l’institution judiciaire de l’influence des médias ?

Aucun autre organe de presse et chroniqueur judiciaire de Polynésie tant de la presse écrite que télévisuelle et radiophonique n’accède dans de si brefs délais à ce type d’information. Il reste à déterminer dans quelles conditions cette fuite a été rendue possible et pour quelle.s motivation.s ?

Il semble même que lesdits journalistes aient pu aussi obtenir la dernière synthèse 2019 de la section de recherches de la gendarmerie puisqu’en page 3 du quotidien figure parmi les quatre « phrases du jour », celle-ci :

« Il apparait que certains points importants n’ont pas été vérifiés. » Plus loin, dans l’article, cette mention est reprise avec la précision suivante : « … indique la synthèse faite en 2019 par les gendarmes ».

En effet, en accédant à l’intégralité de cet arrêt comprenant des résumés de multiples auditions de nombreux témoins, justiciables mis en garde à vue et d’autres mis en examen (5 personnes), cet organe de presse dispose d’informations importantes d’une instruction en cours. Il est désormais en mesure de procéder en exclusivité à d’autres publications et spéculations avant ses concurrents, ce qu’il ne s’est d’ailleurs pas privé de faire.

Cela dépasse de loin le cadre des dispositions de l’article 11 du Code de procédure pénale, puisque même le ministère public n’a rien rendu public depuis le 29 septembre 2020.

Qu’en est-il dès lors, du respect de la présomption d’innocence dès lors que ce média présente Francis Stein d’après les seuls éléments à charge du dossier ?

La liberté d’information ne doit pas s’affranchir de toutes limites au nom de la liberté de la presse et de la liberté d’expression.

Par cette pratique, ils portent atteinte aux droits de la défense. En effet l’exercice de leur métier ne devrait pas pour autant porter atteinte aux propres droits et liberté de Francis Stein, reconnus par la Déclaration de 1789.

Hau te ta’ata e fa’ahapa-papu-hia ai e te ture, e ‘ita ‘oia e parauhia e, e ta’ata hapa. No reira ‘ia mana’o-noa-hia atu e,’ia tape’ahia ‘oia e ti’a ai, e opani ‘eta ‘eta te ture ‘ia haru iana ma te rave ‘ino atu. (Irava iva No Te Fa’iraa’a I Te Mau Ti’ara’a-Mana O Te Ta’ata ‘E ‘O Te Tino Huira’atira I Ravavea I Te 26 No Atete 1789)

Quel est l’objectif poursuivi par Tahiti-Infos ?

  • Celui de la recherche de la vérité ?
  • Celui de diffuser des scoops sans se soucier de la protection de la vie privée, et de la présomption d’innocence pourtant respectivement érigées en droit de rang constitutionnel inscrits dans la Déclaration de 1789 ?

L’atteinte à la personne n’est jamais prise en considération et ils ne se soucient guère de la réputation engendrée par une mauvaise image véhiculée sur leurs outils de communication numérique, engendrant une visibilité importante et chroniquement néfaste.

En effet, en raison du préjugement qui pourrait en résulter, alors même que le secret de l’instruction est consacré dans les codes, ce type d’information circule et tout comme les procès-verbaux d’auditions sont dévoilés au grand reporter de France Benoît Collombat pour écrire un livre sur cette affaire.

Contrairement à ce qui est affirmé par la sœur de « JPK » qui signe un article sur leur site web informant les internautes de la publication dudit livre, il ne s’agit pas simplement « d’une composition à partir des archives des Nouvelles de Tahiti compilée d’articles signés JPK », mais bel et bien de procès-verbaux d’audition d’une instruction judiciaire non clôturée.

Ce ne sont bien évidemment jamais les éléments à décharge qui sont divulgués aux lecteurs et internautes qui les relayent d’autant plus facilement via les outils numériques, puisque seules sont révélées les incohérences constituant selon le juge d’instruction, sur la base des analyses des enquêteurs et reprises par l’avocat général, des « indices graves ou concordant ». Et pourtant, comme démontré dans cet article précédant en date du 7 février 2021 https://affairejpk.net/2021/02/07/de-lalteration-de-lenquete-des-son-debut-en-1997/ l’enquête a manifestement été altérée…

De même, Francis Stein avait découvert « Divine surprise » en consultant le dossier d’instruction via son avocat, qu’il n’avait pas été expurgé des éléments issus de la sonorisation de deux des trois GIP mis en examen, lesquels y figuraient certainement encore le  4 février 2021 au moment de la rédaction de l’article suivant : https://affairejpk.net/2021/02/04/la-cour-de-cassation-avait-annule-le-6-janvier-2015-les-ecoutes-de-rere-puputauki-et-tutu-manate-realisees-courant-2013-mais/ ; et ce n’est pas le seul manquement (oubli de cancellation de quatre lignes sur une des cotes, et le retrait de quatre cotes supplémentaires).

En plus, le magistrat en charge de l’instruction en 2013, avait invoqué le chef de meurtre en bande organisée pour les membres du GIP alors que cette catégorie d’incrimination n’était pas encore applicable : https://affairejpk.net/2021/01/10/la-mise-en-cause-dun-ancien-chef-de-service-de-ladministration-de-la-polynesie-francaise-et-de-2-de-ses-agents/ .

Mais revenons sur la plainte pour violation du secret de l’instruction et recel de violation du secret de l’instruction déposée auprès du procureur de la république. Les médias sont rarement « très équilibrés par rapport à la défense »… puisqu’ils présentent le mis en examen rapidement comme coupable.

Ces deux journalistes bénéficieraient-il d’un accès privilégié aux jugements rendus dans cette juridiction via l’institution judiciaire ou la partie civile, sinon les autres parties de la défense également mises en examen, afin d’orienter de manière ciblée d’autres parties pour tenter de se « dédouaner » de toute responsabilité ?

« La justice aime bien utiliser les médias aussi … ça l’arrange bien aussi parfois de faire appel aux médias », disait la journaliste de Polynésie la 1ère lorsqu’elle a présenté l’émission « SANS TABU » le 14 octobre 2020 https://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/emissions/tabu/tabu-francois-quinquis-876544.html avec pour invité l’ancien bâtonnier (avocat de deux membres du GIP également mis en examen dans le dossier relatif à la disparition de Jean-Pascal Couraud). Elle répondait à une remarque du procureur général intervenant via internet dans le débat les réunissant avec un des députés de Polynésie. Le PG affirmait « Les médias sont parfois … pas toujours très objectifs … très souvent et c’est tant mieux,  très équilibrés par rapport à la défense ».

L’ancien bâtonnier avait déclaré que « La presse est le bras armé de la Justice », puis : « Le rouleau compresseur qu’est le ministère public est une réalité », « L’égalité des armes entre l’accusation et la défense n’est pas toujours respectée» et enfin « Les attitudes peuvent prêter à confusion » (indépendance des magistrats vis-à-vis du pouvoir politique), ce à quoi le PG a répondu « Il faut arrêter le fantasme entre le parquet et le siège … à Papeete il n’y a aucune connivence, et même une indépendance très forte entre le siège et le parquet ».

Le député polynésien participant à distance lui aussi à l’émission déclarait « Le nombre d’affaires qui ont été étouffées à la demande, … parce que ça pouvait gêner le président de la République en exercice vient mettre à mal cette belle théorie ».

Mais pour en revenir au recours de Francis Stein devant la chambre de l’instruction, tous les éléments présentés par Me Arcus USANG pour sa défense le 30 juin 2020 avaient été rejetés sans débat car considérés comme postérieurs à sa mise en examen.

Hélas, les réseaux sociaux irrigués par la toile du WWW… se transforment à chaque rebondissement lié à cette affaire en autant de « tribunaux et de juges » factices causant de réels dégâts préjudiciables à sa réputation et à son image envers ses proches et relations professionnelles puisque certains médias le présentent comme coupable via leurs sites consultables en ligne et leur page Facebook. Ce fut encore le cas un an après sa mise en examen. Le 29 septembre 2020, plusieurs médias étaient présents au rez de chaussée du tribunal de Papeete dès l’arrivée de Francis Stein et de son avocat. Ils prirent place dans l’espace dédié aux prévenus, à la partie civile et à leurs avocats respectifs près des cabinets des juges d’instruction.

Tous les journalistes (TAHITI-INFOS, LA DÉPÊCHE DE TAHITI, RADIO 1, POLYNÉSIE LA PREMIÈRE, TAHITI NUI TÉLÉVISION) effectuaient des captations photo et vidéo sans avoir sollicité personne et aucun agent de sécurité n’était présent pour les canaliser.

A l’arrivée de l’avocate générale, ils durent quitter les lieux : https://affairejpk.net/2021/01/22/audience-au-tribunal-de-papeete-tahiti-polynesie-francaise/  mais la journaliste Garance COLBERT, chroniqueuse judiciaire du quotidien TAHITI-INFO, tenta de rester sur place, et Mme ANGIBAUD, lui donna l’ordre de partir également en lui disant suffisamment fort pour que tous l’entendent  « Toi aussi Garance, tu t’en vas ! ».

Tous ces vecteurs d’opinion relayés sur les réseaux sociaux pèsent et participent au lynchage médiatique des personnes prises dans la tourmente d’accusations sans preuve.s tangibles. 

A cet égard, les six juges d’instruction qui se sont succédés de 1997 à 2020 :

– Jean Bernard Taliercio,

– Jean François Redonnet, 

– Philippe Stelmach, 

– Anne Barruol, 

– Edwige Bit,

– et Frédéric Vue à présent, ont tous essayé d’apporter depuis 1997 des réponses à cette disparition en tentant avec les enquêteurs de construire une vérité.

Cette procédure marquée par autant de « bizarreries » est loin de réunir les principes essentiels censés être mis en œuvre, comme l’équité, le contradictoire, l’équilibre des droits entre les parties, si ce n’est en apparence.

En effet, quitte à le répéter, aucun élément à décharge n’a été retenu et pourtant il en existe.

La réponse judiciaire qui se profile, en réponse à cette disparition toujours inexpliquée est évidente à l’écoute des réquisitions formulées par l’avocate générale devant la chambre de l’instruction, puisqu’elle a déjà balayé toute possibilité pour Francis Stein d’apporter des explications réfléchies et argumentées au motif qu’elles serait postérieures à sa mise en examen, alors que placé en garde à vue avec le stress engendré par les conditions de rétention, forcément soumis à un interrogatoire ne permettant pas dix ans après la disparition de M. Couraud (2007), puis vingt et un an ensuite (2019), en quelques minutes de restituer sans risque d’erreur les éléments de réponse.

L’énoncé de sa position personnelle sur sa culpabilité l’a parfaitement démontré.

S’agissant d’Antoine Samoyeau, le 12 mars 2013, il écrivait cet article :

Le livre-enquête sur l’affaire JPK

Publié le mardi 12 mars 2013 à 01H00

Le journaliste et grand reporter de France Inter, Benoît Collombat, sort le 28 mars prochain un livre consacré à l’enquête sur la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud, alias JPK, à Tahiti en 1997. Un ouvrage fourmillant de témoignages exclusifs pour tenter de cerner cette délicate affaire toujours à l’instruction à Papeete.

Un homme disparaît : l’affaire JPK du journaliste Benoît Collombat sortira le 28 mars prochain en librairie

Un ouvrage qui recueille de nombreux entretiens inédits, majoritairement politiques, pour éclairer la situation de l’époque en Polynésie

L’auteur retrace et détaille l’enquête judiciaire toujours en cours pour évoquer toutes les pistes possibles de la disparition de JPK

En pleine période électorale, il est des sorties qui ne passent pas inaperçues. Le livre de Benoît Collombat, Un homme disparaît : l’affaire JPK, dont la parution est prévue pour le 28 mars prochain, risque de faire bruisser la campagne électorale. Bruisser mais pas éclabousser. L’affaire de la disparition de l’ancien journaliste Jean-Pascal Couraud, alias JPK, en décembre 1997 est bien connue et a déjà donné lieu à de multiples investigations journalistiques. Quel intérêt alors que cet énième enquête consacrée à la sombre disparition d’un opposant de Gaston Flosse, en pleine période de gloire du Vieux Lion et à une époque ou fleurissaient les gros bras du GIP et autres espions du SED ? Cet intérêt c’est le temps qui l’a permis. Les années ont passé. Les langues se sont déliées. Et l’auteur a agrémenté son enquête par de nombreux témoignages politiques exclusifs sur le système “Flosse” mis en place en Polynésie avec la complicité active de l’État. Déjà connu pour sa contre-enquête sur l’affaire Boulin, Benoît Collombat vient de signer les 450 pages de l’ouvrage le plus complet sur l’affaire JPK.

“On a beaucoup parlé de la Françafrique, mais avec les DOM-TOM, on a fait dix fois pire !”, confie notamment à l’auteur l’ancien collaborateur de Jacques Chirac et de Charles Pasqua, Jean-François Probst. Fil conducteur du livre, Benoît Collombat enquête sur les différentes thèses de la disparition de l’ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti, reconverti en conseiller politique de Boris Léontieff : suicide, enlèvement qui tourne mal, meurtre… Mais en trame de fond, “C’est toute l’histoire de la Polynésie française et de sa situation si étrange dans la République qui se dévoile à nous. Depuis que la France avait choisi, en 1966, ces terres lointaines pour ses expérimentations nucléaires, le paradis tahitien s’était transformé en un territoire hors de toutes les règles et de tous les cadres habituels.” Commentaire du journaliste Alain Rollat : “Cette raison d’État explique tout le reste. La France gaulliste a besoin d’avoir à sa botte, en Polynésie, des “godillots” encore plus “godillots” que partout ailleurs. Gaston Flosse sera un parfait “godillot”, et il en retirera tous les profits imaginables.” 

L’auteur l’affirme dès l’introduction de son ouvrage : “L’enquête judiciaire est toujours en cours. Le magistrat actuellement en charge du dossier, Jean-François Redonnet, devrait clore son instruction dans les mois qui viennent”. Le magistrat a en effet récemment relancé quelques actes dans cette procédure, parmi lesquels l’audition de Rere Puputauki devant l’avocat parisien de la famille Couraud. L’ouvrage est d’ailleurs dédié “Aux enfants de Jean-Pascal Couraud. À ceux qui ont choisi les mots pour résister.”

Benoît Collombat

À 41 ans, Benoît Collombat est grand reporter à France Inter. Il a réalisé de nombreuses enquêtes notamment sur l’affaire Boulin, le monde de l’armement ou la Françafrique. Il est l’auteur d’Un homme à abattre. Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin (Fayard, 2007), a participé à la rédaction d’Une Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours (La Découverte 2009) et a co-écrit avec David Servenay La Fédé Comment les socialistes ont perdu le Nord (Le Seuil, 2012). En 2008, son reportage radio sur l’affaire JPK, “Des requins en eaux troubles”, lui a valu le prix international de l’enquête décerné par le Centre de formation des journalistes.

Extraits de l’introduction

“Chirac a bien compris qu’à partir du moment où il y avait des départements d’outre-mer, comme la Martinique, qui faisaient de la “rétrocession financière” pour le PS, ce n’était pas mauvais de faire la même chose pour le RPR avec Gaston Flosse, lâche avec son franc-parler habituel l’ancien collaborateur de Jacques Chirac et de Charles Pasqua, Jean- François Probst. On a beaucoup parlé de la Françafrique, mais avec les DOM-TOM, on a fait dix fois pire !

(…)

“La Polynésie est le seul endroit où j’ai été confronté à une tentative ouverte de corruption”, raconte l’ancien journaliste du Monde, Alain Rollat, qui a couvert pendant vingt ans l’actualité politique à Tahiti pour le quotidien du soir. L’État Flosse était l’antenne polynésienne de l’État RPR, mais le système RPR de la mairie de Paris était très civilisé par rapport à la violence du système qui prévalait sous les colliers de fleurs et derrière les cartes postales, dans les milieux polynésiens, ajoute-t-il. Personne ne résistait à “Papa Flosse”. C’était impossible, sauf à vouloir se suicider socialement. Les téméraires, s’ils étaient tahitiens, étaient aussitôt frappés d’ostracisme ; s’ils étaient métropolitains, ils étaient blacklistés et condamnés au retour, à la case départ.” “Le système Flosse s’appuyait sur le contrôle des fonds publics, résume le député apparenté socialiste, René Dosière, l’un des rares élus métropolitains à avoir dénoncé publiquement la gestion Flosse. Il gérait l’emploi. Lorsque je me suis rendu sur place, en 2005 [NDR : après la victoire de l’adversaire politique de Gaston Flosse, l’indépendantiste Oscar Temaru], j’ai bien senti l’hostilité des militants de Gaston Flosse à mon égard. Ils m’ont littéralement insulté ! Pour eux, chasser Flosse du pouvoir, équivalait à leur faire perdre leur emploi. Ils défendaient leur bifteck ! C’est ce jour-là que j’ai pris conscience des ramifications du système Flosse. Ces

militants étaient des gens très modestes. Je me suis dit qu’ils étaient sans doute prêts à aller très loin pour défendre leur situation, puisque dans leur esprit en s’attaquant à Flosse, on s’attaquait à eux.”

(…)

“En s’appuyant sur des sources judiciaires, des archives, des témoignages, pour la plupart inédits, ce livre tente de rassembler les pièces du puzzle de « l’affaire JPK”. Le mystère commence dès la nuit de la disparition de Jean-Pascal Couraud, en décembre 1997. Il se poursuit dans les brumes des paradis fiscaux que tente de percer la justice, sur la piste des dossiers financiers auxquels aurait pu s’intéresser JPK. L’affaire du présumé compte bancaire de Jacques Chirac au Japon dont l’ancien chef de l’État a toujours démenti l’existence s’est même invitée dans l’affaire JPK. De nombreuses pièces ont été versées au dossier judiciaire, tandis que le “premier cercle chiraquien” a été entendu par la justice afin de vérifier si Jean-Pascal Couraud ne s’était pas intéressé à d’éventuels flux financiers de Jacques Chirac au Japon.”

Antoine Samoyeau »

A QUI PROFITE LA DISPARITION DE JEAN-PASCAL COURAUD ?

https://affairejpk.net/2021/03/13/prelude-a-une-plainte-a-present-decidee-pour-des-faux-temoignages-aux-juges-formules/

De nombreuses hypothèses ont été envisagées sans qu’aucune n’ait pu être établie de manière certaine (suicide, départ à l’étranger, règlement de compte politique, crime passionnel)

La disparition de Jean-Pascal COURAUD dont le corps n’a jamais été retrouvé à ce jour, remonte à bientôt 23 ans

Son corps n’a jamais été retrouvé à ce jour

Aucune preuve déterminante n’ayant été apportée par les enquêteurs sur la responsabilité de Francis STEIN et ses dénégations, même mis en examen, n’ont pas permis sa mise en détention provisoire il y à dix-neuf mois.

Le retentissement médiatique de l’affaire ne constituant pas à lui seul un trouble persistant et exceptionnel à l’ordre public qui justifierait une détention provisoire, qui plus est, aurait constitué une sorte de préjugement sur son éventuelle culpabilité

En Août 2015, le lieutenant colonel Denis ATGER est nommé à la section de recherches de la Gendarmerie nationale

Pugnace, depuis la prise en main du dossier qu’ont laissé ses prédécesseurs, – agissant quasiment comme s’il s’agissait d’une affaire personnelle à régler – il n’a cessé de tenter de confondre Francis STEIN en effectuant autant de lectures comparatives des nombreuses auditions que les gardés à vue successifs et/ou témoins ont eu à subir et en bâtissant son interrogatoire.

Francis STEIN a donc dû faire de même afin de pouvoir apporter autant que sa mémoire des événements le lui a permis, les observations qui s’imposaient.

Il faut savoir que le procureur de la république ainsi que le juge d’instruction des juridictions compétentes basent leur conviction sur les contenus de l’analyse criminelle produits par « le » chef d’enquête, en l’occurrence le commandant de la section de recherches ATGER de 2015 à 2019, pour cette ultime phase  » avant renvoi ou non devant la juridiction compétente, celle régulièrement invoquée par la partie civile : la Cour d’assises, comme il l’affirmait d’ailleurs ». Tous les procès verbaux des auditions effectuées par les gendarmes de son équipe ajoutés aux expertises lui permettaient sans doute, compte tenu de son expérience de l’envisager très sérieusement.

D’affreux soupçons sortis des méninges du chef d’enquête désignaient Francis STEIN « coupable » et cela lui suffisait…

Présumé innocent n’était absolument pas une option dans son esprit et encore moins dans ses propos. Francis STEIN ne bénéficiait d’aucun doute de sa part en tant que justiciable, quitte à commettre des erreurs.

Ainsi, l’orientation favorisée par « le » chef de l’enquête est dans la grande majorité des affaires, validée par les deux magistrats que sont le procureur et le juge d’instruction et tant pis pour les « accusés » qui n’étant pas suffisamment vigilants, ne s’approprient en définitive que rarement tous les contenus de leur dossier lorsqu’enfin ils y accèdent, puisque mis en examen ou bénéficiant du statut de témoin assisté.

Malheur à tous ceux qui ne pointent pas à leur tour, à l’instar de la partie civile, leur avocats inclus et au surplus des juge et du ministère public, les incohérences qui illustrent maladroitement leur démonstration afin d’alourdir les charges égrenées et censées peser de tout leur poids pour convaincre chacun de votre culpabilité.

Francis STEIN a consacré toutes ses heures libres, après avoir soldé dans le même objectif le reliquat de ses droits à congés acquis,  à lire le maximum de pièces cotées transmises fin octobre 2019 à son avocat afin de déterminer avec lui les éléments du dossier permettant de faire prospérer une demande d’annulation de sa mise en examen. Il a même dû en relire plusieurs à deux ou trois reprises afin de ne rien laisser au hasard. A la date de la séance de la chambre de l’instruction réunie en juin 2020, il lui restait encore des documents à lire !

N’écarter aucun détail, même le plus anodin, pour les exploiter à dessein.

Il a découvert certains contenus contestables car de mauvaise foi et parfois construits à l’évidence pour lui nuire et lui faire revêtir le manteau du parfait coupable.

Il a aussi identifié des pistes qui n’avaient été investiguées que trop tardivement, voire même pire, que certaines ont été écartées lorsque favorables au motif que des témoignages n’étaient pas corroborés… 

Il a constaté également, qu’afin de déconstruire son alibi pour la soirée du 15 au 16 décembre 1997, les enquêteurs ont probablement exercé des pressions sur qui de droit. Ce soir-là pourtant, il affirme qu’il était en famille avec son épouse et ses deux enfants dès la fin de la journée étant rentré plus tôt que d’habitude à son domicile, après avoir exceptionnellement déposé l’épouse de JPK dans un garage de Punaauia, où son véhicule était en réparation depuis la matinée, car elle ne parvenait pas à joindre son époux à la mairie d’Arue.

Après leur diner en famille, les enfants du couple STEIN sont allés dormir alors qu’avec son épouse, ils ont visionné un film à la télévision avant d’aller se coucher. Ils ont mardi 15 décembre 1997, vu un épisode d’une des séries policières soit de l’Inspecteur COLUMBO avec Peter FALK, ou l’Inspecteur DERRICK avec Horst TAPPERT, ou peut-être même de Nestor BURMA avec Guy MARCHAND. La télévision en diffusait régulièrement dès le journal télévisé achevé. C’était il y à vingt-trois ans. Mais Francis STEIN ne peut s’étendre sur le sujet, s’étant vu notifier l’interdiction de communiquer avec tous les témoins auditionnés et les autres suspects mis en examen.

Le gendarme Denis ATGER s’est vanté d’avoir résolu des « cold cases » et c’est sans doute vrai.  C’est ainsi qu’il s’est présenté à Francis STEIN en 2017 pour la première fois et d’ailleurs les membres de son équipe partageant cette opinion l’ont eux aussi déclaré d’emblée comme entrée en matière en juin 2019 au commencement de sa deuxième garde à vue, admiratifs de leur chef (Le major Hiro comme l’adjudant Nicolas devenu depuis major lui aussi).

Son ardeur au travail et ses succès ont été récompensés par une reconnaissance qui lui a valu d’être promu en grade et d’obtenir des décorations et médailles… y compris en Polynésie française ou avec d’autres fonctionnaires de l’État, des douaniers, il a été décoré dans l’ordre de Tahiti Nui par le président Édouard Fritch à la faveur du démantèlement d’un réseau de trafiquants et de consommateurs de méta-amphétamines.

Bravo pour ses succès, seulement, Francis STEIN ne peut le laisser égrener les nombreuses accusations formulées à la hâte, avec des démonstrations absolument pas convaincantes puisque non démontrables, en dépit de sa conviction et pouvant parfaitement être invalidées par autant de contre-expertises, sans réagir tout en assistant au déroulé flagrant du plan qu’il échafaudait contre lui et au sort qu’il entendait pouvoir lui réserver.  Manifestement insomniaque, dès 4h00 du matin –les PV en attestent- il relit, rédige, saisi ses écrits et analyses, émet des hypothèses relatives à cette affaire et scénarise la disparition de Jean Pascal Couraud en favorisant sa mort violente, puisque selon lui assassiné.

Les hypothèses présentées tant par les COURAUD, QUENTIN et DREUIHLE que ATGER, n’établissent pas formellement que Francis STEIN ait pu commettre un crime au domicile de Jean-Pascal COURAUD, ni qu’il ait pu participer avec son épouse ou avec qui que ce soit d’autre à son « enlèvement, sa séquestration, puis son assassinat », ce qui démontrerait s’il y avait un commencement de preuve, une préméditation pour un tel acte.

Francis STEIN le répète, il n’a ainsi jamais été commanditaire, ni même témoin et a encore moins reçu de confidences de quiconque sur la commission d’un tel acte gravissime.

Il clame son innocence

Il est fils de gendarme et a vécu avec ses parents et ses trois sœurs en caserne une partie de son enfance, exactement face aux locaux de la section de recherche de Papeete où il a été gardé à vue, et ses parents y avaient leur appartement au rez-de-chaussée. Il n’a pas été élevé pour devenir plus tard un criminel. De confession chrétienne, il a un profond respect pour la personne humaine et la vie.

Son grand-père maternel, Ambroise COLOMBANI, était le chef de la première prison de Tahiti, celle de Tipaerui autrefois située à l’entrée de la ville de Papeete, entrée Ouest, proche de l’emplacement actuel du stade Willy Bambridge, faisant face à la piscine municipale de Paofai.

Son grand-père paternel, Émile STEIN, originaire de Hao, a assuré successivement les fonctions d’interprète en langue tahitienne auxiliaire au parquet, greffier-notaire près la justice de paix à compétence étendue de Raiatea, et ensuite juge à compétence étendue aux ISLV par intérim avant de décéder en service commandé à son retour de Hikueru aux Tuamotu lors d’une tournée administrative effectuée avec un juge forain.

Pourtant le gendarme ATGER n’hésite pas un seul instant à transformer son père, Robert STEIN, en tueur dans une des hypothèses dont il semble avoir le secret. Les deux enquêteurs qui interrogent Francis STEIN durant sa garde à vue en juin 2019 lui annoncent froidement (en lisant le dossier que leur a remis ATGER) que Robert STEIN (maréchal des logis retraité de la Gendarmerie) faisait partie de la brigade de recherche durant sa carrière et que sans aucun doute, confronté à des criminels durant ses enquêtes, il « maîtrisait parfaitement ce type de situation (crime, disparition de corps, etc.) » pour avoir auditionné après arrestation, des criminels et délinquants organisés.

Ainsi, il était selon eux « capable de commettre les mêmes types d’actions illégales, consistant par exemple à tuer un individu, transporter et se débarrasser de son corps, cacher des indices et pièces à conviction »…

Ces propos indignes l’ont révolté et il imagine dès lors que si Denis ATGER les a couchés sur papier en pensant pouvoir accuser le père de Francis STEIN de meurtre, qu’en serait-il de ses deux grands-pères s’ils étaient encore de ce monde ?

ATGER les aurait ils pour l’un, proche des magistrats du siège, Émile STEIN soupçonné de pouvoir lui permettre d’éviter à son père et lui-même la prison en cas de culpabilité avérée dans cette affaire ou toute autre ?

Et pour l’autre de ses grand-père, Ambroise COLOMBANI, chef de la prison, de pouvoir les en faire évader ? C’est absolument consternant autant que la fiction qu’il s’est entêté à bâtir pour l’accuser.

ATGER s’est donc placé , lui et ses subordonnés, en capacité d’agir ainsi avec l’un de leurs enfantss’ils en ont – en les protégeant si pareille situation se produisait dans leur cercle familial. Rien n’interdit à Francis STEIN de les imaginer agir ainsi puisqu’ils sont capables de tout anticiper grâce à une expérience encore plus longue que celle de son père au sein de la section de recherche, qui lui n’a été gendarme qu’une quinzaine d’année avant de passer à la vie civile pour travailler à la municipalité de Papeete à la délivrance des permis de construire.

Il voulait leur dire : « Stop au délire », mais en garde à vue il est préférable d’encaisser et ne rien oublier.

Lorsqu’il a tout de même objecté aux deux enquêteurs que ce ne pouvait être le cas, car à supposer qu’il ait commis un tel acte et se soit confié à son père, plutôt que le « couvrir », il l’aurait personnellement accompagné chez les gendarmes pour se livrer. Telle était sa nature.

Voici ce que lui a objecté l’adjudant-chef Nicolas: « votre père aurait pu sinon tuer « JPK », faire fonction de chauffeur pour transporter le corps et s’en débarrasser ». Une réflexion à donner envie de vomir, tant ces propos étaient insultants et écœurants vis-à-vis de son père, faisant partie des premiers gendarmes du cadre polynésien, formés à Fréjus.

Comment pouvaient-ils imaginer que Francis STEIN se dénoncerait pour un acte qu’il n’a pas commis cette soirée-là, ni d’ailleurs les jours et nuits qui ont suivi ?

Sa situation est ubuesque !

Il est mis en examen pour avoir soi-disant « volontairement donné la mort à un homme, en l’assassinant, seul ou avec des complices, après son enlèvement et sa séquestration sans l’avoir libéré avant le 7e jour accompli depuis son appréhension, commis en bande organisée ».

Il s’agit des qualifications criminelles les plus graves en droit pénal français, et il en est conscient !

Si la peine de mort n’avait été abolie, il en serait passible !

C’est tout simplement inacceptable pour lui.

Le nouveau juge d’instruction en charge du dossier semble fonder sa conviction de la culpabilité de Francis STEIN sur une accumulation d’éléments qu’il considère comme étant incohérents sinon suspects, et que le commandant de la section de recherche prétend pouvoir justifier, démontrer, prouver puisqu’ils figurent sur les procès verbaux qu’il a accumulés :

  • La présence de Francis STEIN au domicile des époux Couraud avant toute autre personne (Il est précisé que le fils du disparu se souvient de la présence d’un de ses oncles cette soirée-là, mais décédé depuis) ;
  • Le fait que la liaison avec l’épouse du disparu et Francis STEIN n’ait pas été révélée avant 2007 (lors de la 1ère garde à vue), alors qu’auditionné en décembre 1997
  • L’existence d’un mot laissé par Jean Pascal Couraud ;
  • L’absence d’appels tentés sur le téléphone portable professionnel de JPK (et dont Francis STEIN ignorait pourtant jusqu’à l’existence) ;
  • La découverte de dégradations sur la portière de son véhicule Renault 21 (qu’il n’a jamais fait réparer pour un tel type de sinistre – puisqu’il n’y en à jamais eu – ni son épouse, alors qu’elle l’utilisait quotidiennement pour amener leurs deux enfants à l’école et à la garderie, aller au travail, faire les courses, etc.) ;
  • De réparations récentes (disparition Déc. 1997 / expertise d’août 2006, soit près de 9 ans après les supposés faits et 2 reventes successives alors qu’il ignorait jusqu’à l’identité des acquéreurs puisqu’ayant négocié sa reprise avec un garage d’occasion ;
  • Des conversations téléphoniques le lendemain de la disparition, considérées comme « longues »…

La déception du colonel Atger fut grande lorsque le juge de la liberté et de la détention opposa un refus à son incarcération à titre préventif, pressé qu’il était, que Francis STEIN le soit.

ATGER l’avait informé – dans les locaux de la section de recherche et au moment où ils les quittèrent pour rejoindre le Palais de Justice pour qu’il soit entendu par le juge d’instruction – de la forte probabilité qu’il soit conduit à Nuutania, après que le juge de la liberté et de la détention les ait entendus son avocat, le procureur et lui, avant de rendre son jugement.

Peu avant que la greffière du JLD ne les rappelles, le JLD ayant achevé de consulter les pièces du dossier citées par l’avocat de Francis STEIN, ATGER lui avait de nouveau déclaré que l’escorte composée des deux gendarmes l’ayant auditionné durant la garde à vue, était prête à le convoyer à Nuutania.

Il n’aura pas eu cette satisfaction, puisque Francis STEIN ne fût pas placé en détention provisoire contrairement à la demande transmise. Mais voulu tout de même ensuite, lui confier que combien même il s’en sortait bien ce soir-là, « que ça n’avait rien de personnel et qu’il avait fait son travail, la Cour d’assise prendrait la suite… ».

Et dire qu’ils voulaient également placer le père de Francis STEIN en garde à vue en juin 2019 alors qu’âgé de quatre-vingt-neuf ans, puisqu’une commission rogatoire avait été délivrée à la section de recherches, et ce n’est seulement qu’en raison de son état de santé grandement dégradé au sortir de l’Hôpital, alors que son épouse était décédée en mars 2019, que lui aura été épargnée une telle infamie, lui qui fût durant sa carrière de gendarme, membre de cette unité « spéciale » de la Gendarmerie. Il est malheureusement décédé lui aussi fin septembre 2019.

Depuis qu’il avait été auditionné avec son épouse par la brigade de Punaauia sur cette affaire, Robert STEIN avait confié sa déception et tout son regret d’avoir servi en qualité de gendarme d’outre-mer, n’arrivant pas à comprendre comment son fils était à ce point soupçonné d’avoir commis un tel acte, et devinant d’après les questions qui lui avaient été posées, que ceux qui l’auditionnaient pouvaient imaginer qu’il était lui même impliqué.

« La justice est avant tout une affaire de preuve plus qu’une affaire de vérité »

D’autres articles sur cette thématique seront abordés prochainement.

https://affairejpk.net/2021/03/13/prelude-a-une-plainte-a-present-decidee-pour-des-faux-temoignages-aux-juges-formules/

De l’altération de l’enquête dès son début en 1997

Cette affaire qui dure au-delà du délai raisonnable, a souffert d’une véritable altération, en raison de l’absence – dès son origine – d’une série d’investigations urgentes qui auraient dû être ordonnées par le doyen des juges d’instruction.

Plusieurs années d’instruction judiciaire n’ont toujours pas permis de répondre à toutes les interrogations de la famille de JPK et de l’opinion publique largement tenue informée tant par le parquet que par l’intermédiaire soit de la partie civile via des conférences de presse et communiqués relayés tant sur le site internet qu’elle anime depuis 15 ans, que par leurs avocats.

Depuis 2004, une instruction pour « enlèvement, séquestration et assassinat » est toujours ouverte devant le Tribunal de Papeete.

Cette enquête a-t-elle été volontairement altérée ?

Les six juges d’instruction successifs, Jean-Bernard Taliercio, Jean François Redonnet, Philippe Stelmach, Anne Barruol, Edwige Bit, et Frédéric Vue ont tous essayé d’apporter des réponses à cette disparition.

Cependant, l’on peut affirmer que Jean-Bernard Taliercio, doyen des juges d’instruction en poste et chargé de cette affaire dès 1997, pour des raisons qui échappent à toute logique compte tenu de son ancienneté et de sa connaissance de notre collectivité au bout de tant d’années de présence sur le territoire, a considérablement altéré cette enquête 

En n’ordonnant pas le placement en garde à vue de toutes les personnes présentes le soir de la disparition de Jean-Pascal Couraud à son domicile, ni plus tard, ce juge d’instruction a compromis l’enquête.

En réalité, ce n’est qu’en 2004, soit sept ans après que JPK ait disparu de son domicile, que des hommes du GIP sont placés en garde à vue consécutivement à la dénonciation effectuée par Vetea Guilloux.

Ensuite, il faudra attendre trois ans de plus pour que d’autres gardes à vue surviennent, dont celle de Francis STEIN, soit dix ans après la disparition du collaborateur de Boris Leontieff, Tavana d’Arue.

Boris Leontieff disparaîtra lui aussi dans d’étranges circonstances, alors qu’élu à l’Assemblée de la Polynésie française, l’avion à bord duquel il était accompagné par Lucien Kimitete, Hakaiki de Nuku Hiva et conseiller territorial comme Arsen Tuairau, et enfin Ferfine Beyssere conseillère municipale d’Arue.

Aucune trace de leur avion ne sera jamais retrouvée alors qu’en pleine campagne des élections législatives de 2002 (un peu plus de quatre ans après la disparition de JPK), ils effectuaient un périple pour tenir sur plusieurs atolls des réunions publiques.

Quel coup du sort, toutes ces disparitions pour le Fetia Api, parti du centre qui au bout de six ans d’existence représentait la troisième voie tant attendue.

Francis Stein a lui aussi été candidat aux élections législatives en mai 1997, mais a fort heureusement « survécu » à la politique, ayant cessé toute activité dans ce domaine depuis juillet 2008 et quitté le FETIA API en 2009 puisqu’en totale opposition avec la gouvernance pratiquée par Philip Schyle…

Pour revenir à l’instruction menée par le juge Taliercio :

L’enquête de voisinage n’a été menée que plusieurs années après cette disparition à la résidence Temaruata de Punaauia où résidait JPK avec sa famille.

L’audition plus que tardive d’un témoin pourtant signalé par Francis Stein lors de sa 1ère audition le 24 décembre 1997, qui l’avait croisé près de la poste de Punaauia, et qui cette fin de journée là discutait avec lui lorsque JPK se dirigeait vers le garage où le matin même, un de leurs véhicule familial avait été déposé pour une réparation. Le témoin n’a été auditionné que plusieurs années plus tard, si bien qu’il n’en avait pas gardé de souvenir, alors que Francis Stein avait brièvement discuté avec JPK en sa présence.

Le juge d’instruction Edwige Bit a effectué un déplacement au domicile de Francis Stein, accompagnée de la police scientifique de la section de recherches dix ans après cette disparition, en 2017.

Des expertises effectuées plusieurs années après sur le véhicule personnel de Francis Stein (huit ans et huit mois après la disparition, et deux reventes successives par des propriétaires différents, suivies d’une donation à un tiers).

Les mêmes expertises ont été tentées sur les véhicules de service qu’il conduisait lors de ses affectations successives, sauf sur une Golf de service, réformée par l’un de ses successeurs, mais restée introuvable.

Le produit BLUE STAR a été utilisé pour tenter de détecter des traces de sang, afin d’identifier une scène de crime, sans succès.

Son domicile a été perquisitionné en 2007 (tout son matériel informatique a été saisi), 2017 et 2019.

En 2017, des investigations poussées ont eu lieu pour vérifier l’épaisseur des murs de sa maison, le sol, les fosses d’aisance des salles de bain, son jardin, la clôture de la propriété … Rien n’a été décelé.

Une nouvelle fois, le produit BLUE STAR a été utilisé dans son garage et sur son jet ski sans plus de réussite.

Une expertise de son système d’alarme et de surveillance a été faite 20 ans après la disparition de JPK. (Un article sera dédié à ce sujet)

Aucune vérification n’a été faite sur le réseau GSM, induisant l’absence d’exploitation technique (triangulation sur les bornes existantes ) du téléphone GSM de Francis Stein sur la période concernée (décembre 1997) pour déterminer précisément combien de déplacements il a pu faire cette nuit-là, sachant qu’il a passé la soirée à son domicile où il a dîné, regardé un film en famille puis est allé se coucher.

Le crâne déposé dans l’une des pièces de la maison où résidait Jean-Pascal Couraud au moment de sa disparition, n’a pas été saisi et mis sous scellé par les enquêteurs.

pourtant, il aurait pu être utile d’effectuer un relevé d’empreintes éventuellement présentes sur sa surface.

les enquêteurs se sont privés de précieuses informations puisqu’un ami du couple l’avait emporté.

Le passeport que Jean-Pascal COURAUD avait déclaré avoir perdu quelques jours avant de disparaître, sans pour autant l’avoir déclaré aux autorités, ni avoir demandé son remplacement.

La disparition de sa motocyclette de JPK et que les enquêteurs ne sont jamais parvenus à retrouver.

L’absence évidente d’investigation au luminol sur les véhicules et bateaux au siège du GIP à MOTU UTA, port de Papeete, contrairement à celles effectuées sur ceux de Francis Stein, si ce n’est vérifier la possibilité lors d’un transport sur les lieux, d’observer depuis le toit d’un des bâtiments du GIP d’éventuels mouvements de personnes montant à bord d’embarcations ou navire comme l’avait déclaré Vetea qui avait affirmé y être monté pour observer l’embarquement de JPK.

Un transfert de fonds qui interpelle les enquêteurs à la recherche d’une éventuelle récompense en faveur de personnes ayant pu empêcher JPK de révéler des informations compromettantes

Une dizaine de millions de francs CFP versés au chef du GIP par un ami via un compte de société à deux signatures au nom d’une l’entreprise, et qui sont tous deux placés simultanément en garde à vue et interrogés sur ce mouvement bancaire. Interrogés séparément, ils ne se souviennent pas avoir / été remboursé pour l’un, ou avoir / effectué le remboursement pour l’autre.

Après plusieurs heures d’audition, et lorsqu’ils sont finalement confrontés, ils se ravisent tous les deux, l’ami prêteur en indiquant les avoir bien récupérés en espèces, et le chef du GIP déclarant que si son ami affirme finalement qu’il s’est acquitté de cet emprunt dont il ne se souvenait pas, c’est qu’il a bien rendu cette somme de 10 000 000 F CFP et en deux fois 5 000 000 F CFP à quelques mois d’intervalle. La mémoire lui étant subitement revenue

A la question de savoir sur quel compte cette somme a été reversée, l’ami a répondu qu’il les avait donnés à sa femme (!), sans que cela ne suscite de questionnement de la part des enquêteurs, en termes de bonne gestion d’une société, et ne poussant pas plus loin les investigations puisque aucune pièce du dossier ne le démontre (pas d’interrogatoire de la femme de l’ami pour obtenir confirmation de la réception des fonds et de la nature de leur utilisation. Tant pis pour la société). C’est l’expert-comptable et le commissaire aux comptes de cette société qui ont dû avoir des difficultés pour justifier la certification idoine.

Des sonorisations des domiciles et lignes téléphoniques de suspects ex membres du Groupement d’intervention de la Polynésie française (GIP) insuffisamment motivées, et leur prolongation sans aucune motivation entrainant l’annulation des preuves recueillies (La Cour de Cassation avait annulé le 6 janvier 2015 les écoutes de Rere Puputauki et Tutu Manate réalisées courant 2013, MAIS… – Au-delà des apparences, l’affaire JPK)

Maintien contre toute attente dans le dossier d’instruction des preuves annulées le 6 janvier 2015 par la Cour de Cassation et issues des sonorisations ci-dessus relatées, malgré la notification de l’obligation de retrait pour archivage d’un exemplaire papier et de la version numérisée.                                           

Une instruction totalement à charge

Francis Stein doit se battre depuis juin 2019 contre l’imagination du chef d’enquête de la section de recherches de la gendarmerie – soutenues par le juge d’instruction qui a décidé de le mettre en examen, et le parquet général – et contre les suppositions au terme desquelles les réquisitions de l’avocate générale demandaient aux magistrats composant la chambre de l’instruction en juin 2020, de s’y conformer en faisant appel à leur intime conviction.

ALORS MÊME QU’en matière de Justice, LORSQUE QU’EXISTE un doute, il bénéficie au justiciable.

Il y A tant d’incohérences dans les multiples hypothèses construites.

L’intime conviction n’est pas l’addition de suppositions bancales qui rendent vraisemblables des actes sans qu’il n’y ait de témoins directs, ni même d’aveux. Cette intime conviction étape nécessaire quand tout fait défaut, à commencer par un corps, une scène de crime (maison, garage, voiture, embarcation…) ne devrait pas tenir lieu d’indice grave ou concordant transformable en charge, ni même être considérée comme preuve.

ARTICLE 353 du CPP (Code de procédure pénale)

 « La loi ne demande pas compte aux juges des moyens par lesquels ils se sont convaincus, elle ne leur prescrit pas de règles desquelles ils doivent faire particulièrement dépendre la plénitude et la suffisance d’une preuve ; elle leur prescrit de s’interroger eux-mêmes dans le silence et le recueillement et de chercher, dans la sincérité de leur conscience, quelle impression ont faite, sur leur raison, les preuves rapportées contre l’accusé, et les moyens de sa défense. La loi ne leur fait que cette seule question, qui renferme toute la mesure de leurs devoirs : « Avez-vous une intime conviction ? »

ARTICLE 304 (code de procédure pénale)

Les jurés doivent jurer et promettre  « d’examiner avec l’attention la plus scrupuleuse les charges qui seront portées contre X…, de ne trahir ni les intérêts de l’accusé, ni ceux de la société qui l’accuse, ni ceux de la victime ; de ne communiquer avec personne jusqu’après votre déclaration ; de n’écouter ni la haine ou la méchanceté, ni la crainte ou l’affection ; de vous rappeler que l’accusé est présumé innocent et que le doute doit lui profiter ; de vous décider d’après les charges et les moyens de défense, suivant votre conscience et votre intime conviction, avec l’impartialité et la fermeté qui conviennent à un homme probe et libre, et de conserver le secret des délibérations, même après la cessation de vos fonctions ».

La démonstration ci-dessus de l’altération de l’enquête dès son début, est faite que les actes de recherche de la vérité n’ont pas tous été accomplis, et souvent ceux qui l’ont été furent réalisés au siècle suivant (1997 / 2007).

Des hypothèses telles les pires qui ont été scénarisées pour résoudre un « cold case » comme asséné par le chef d’enquête et ses collaborateurs, tout le monde peut en émettre par dizaines !

La culpabilité de Francis Stein tiendrait donc à ce qui a été échafaudé faute de mieux ?

Il paie depuis des années la disparition d’un homme sans être coupable.

Et l’on voudrait, alors même que cette enquête a été gravement altérée dès le début,  que Francis STEIN soit jugé pour un crime qu’il n’a pas commis ?

https://affairejpk.net/2021/03/13/prelude-a-une-plainte-a-present-decidee-pour-des-faux-temoignages-aux-juges-formules/

La Cour de Cassation avait annulé le 6 janvier 2015 les écoutes de Rere Puputauki et Tutu Manate réalisées courant 2013, MAIS…

Les sonorisations faites aux domiciles de Léonard Puputauki et de Tutu Manate dans le cadre de l’instruction sur la disparition de Jean-Pascal Couraud avaient été définitivement annulées après le rejet en cassation des pourvois formés par sa famille contre la décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Papeete

https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/chambre_criminelle_578/7691_6_30806.html (Arrêt n° 7691 du 6 janvier 2015 (14-85.448) – Cour de cassation – Chambre criminelle – ECLI:FR:CCASS:2015:CR07691)

Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles 593, 706-96, 706-97 et 802 du code de procédure pénale, défaut et contradiction de motifs, manque de base légale ;

« Par ordonnance du 29 mai 2013, le juge d’instruction a autorisé, sur le fondement des articles 706-96 et suivants du code de procédure pénale, la mise en place, pour une durée de deux mois, d’un dispositif de sonorisation du domicile de M. Z…, et délivré, le même jour, commission rogatoire au commandant de la gendarmerie afin d’exécuter cette mesure ; que, mis en examen des chefs d’enlèvement et séquestration, et meurtre, en bande organisée, M. Z… a demandé à la chambre de l’instruction d’annuler les pièces par lesquelles le juge d’instruction avait ordonné la mise en place d’un dispositif de sonorisation à son domicile, ainsi que la transcription des enregistrements ;

« Nécessités de l’information »

Attendu que, pour faire droit à cette requête, l’arrêt relève que la seule référence abstraite, dans l’ordonnance du juge d’instruction, aux « nécessités de l’information » ne répond pas à l’exigence de motivation posée par l’article 706-96 du code de procédure pénale, et que le juge d’instruction devait, par une motivation concrète se rapportant aux circonstances de l’affaire, préciser les raisons pour lesquelles il était conduit à la mise en place d’un dispositif de sonorisation aux domiciles de deux témoins ;

*Commentaire :

L’insuffisance de motivation de la commission rogatoire à l’origine des captations sonores avait eu raison de l’existence de ces quasi-preuves.

Attendu qu’en statuant ainsi, la chambre de l’instruction a justifié sa décision, dès lors que l’ordonnance, prévue par l’article 706–96 du code de procédure pénale, par laquelle le juge d’instruction autorise les officiers de police judiciaire agissant sur commission rogatoire à mettre en place un dispositif technique de captation et d’enregistrement des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel doit être motivée au regard des éléments précis et circonstanciés résultant de la procédure, et que l’absence d’une telle motivation de cette atteinte à la vie privée, qui interdit tout contrôle réel et effectif de la mesure, fait grief aux personnes dont les propos ont été captés et enregistrés ;

REJETTE les pourvois (!)

*Commentaire :

La Section de recherches de la gendarmerie nationale avait exploité ces captations sonores qui avaient permis de mettre en évidence plusieurs éléments de conversation évoquant son homicide, et les échanges accréditaient l’implication contre rémunération de Tino Mara et de Tutu Manate pour un montant de « 12 millions » Fcfp.

De plus les deux anciens membres du GIP avaient reçu pour consigne de la part de Rere Puputauki de dire au juge d’instruction qu’ils ne connaissaient pas JPK s’ils étaient interrogés à leur tour.

Analyse

Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 6 janvier 2015, 14-85.448, Publié au bulletin – Légifrance (legifrance.gouv.fr)

Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 6 janvier 2015, 14-85.448, Publié au bulletin

  • Publication : Bulletin criminel 2015, n° 5
  •  Titrages et résumés CRIMINALITE ORGANISEE – Procédure – Sonorisations et fixations d’images de certains lieux ou véhicules – Régularité – Conditions – Détermination

    L’ordonnance, prévue par l’article 706-96 du code de procédure pénale, par laquelle le juge d’instruction autorise les officiers de police judiciaire agissant sur commission rogatoire à mettre en place un dispositif technique de captation et d’enregistrement des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel doit être motivée au regard des éléments précis et circonstanciés résultant de la procédure ; l’absence d’une telle motivation de cette atteinte à la vie privée, qui interdit tout contrôle réel et effectif de la mesure, fait grief aux personnes dont les propos ont été captés et enregistrés

    INSTRUCTION – Ordonnances – Criminalité organisée – Procédure – Sonorisations et fixations d’images de certains lieux ou véhicules – Régularité – Conditions – Détermination
  •  Précédents jurisprudentiels Sur les conditions de régularité de la procédure prévue aux articles 706-96 et suivants du code de procédure pénale, à rapprocher :
    Crim., 27 février 2008, pourvoi n° 07-88.275, Bull. crim. 2008, n° 53 (cassation), et l’arrêt cité
  •  Textes appliqués
    • article 706-96 du code de procédure pénale

OUBLI   DE RETRAIT DU DOSSIER D’INSTRUCTION

Le dossier d’instruction n’a pas été expurgé des écoutes annulées, issues des sonorisations mal motivées par le juge Jean-François Redonnet, mais cependant validées par le procureur de la république José Thorel , puis également prolongées par le juge Donatien Levaillant sans aucune motivation.

Ainsi sont « tombées des quasi-preuves accablantes »…, mais qui dans une certaine mesure ont survécu à leur rejet.

Qui faut-il remercier pour avoir omis (volontairement ou non) de le faire ?

Le juge Jean-François Redonnet qui avait d’ailleurs demandé à être dessaisi du dossier ?

La juge Edwige Bit ?

Le juge Frédéric Vue ?

ou leur greffier ?

Sinon le parquet général qui notifie à réception de la Cour de Cassation les arrêts rendus aux parties, ainsi qu’à l’ensemble des autres parties prenantes au dossier (partie civile / famille requérantes, avocats de la défense, parquet, juge d’instruction, greffe …) ?

Toujours est-il qu’au moment où vous lisez cet article, ces preuves n’ont toujours pas été retirées du dossier d’instruction, soit un peu plus de 5 ans après l’arrêt de la Cour de Cassation ! 

https://affairejpk.net/2021/02/07/de-lalteration-de-lenquete-des-son-debut-en-1997/

« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous », et celui-là est majeur pour Francis Stein.

Il semble qu’aucun des magistrats instructeurs ayant succédé à Jean-François Redonnet, n’ait pu disposer du temps nécessaire pour lire l’intégralité du dossier d’instruction démarré en 1997 par le juge Jean-Bernard Taliercio et poursuivi par ses cinq confrères successifs. Sinon, ils se seraient forcément rendus compte de la présence prolongée de ces pièces dans le dossier qui a été transmis à l’avocat de Francis Stein, et auraient rectifié la situation.

Il faut reconnaître que le classement chronologique ne comporte pas systématiquement d’intitulé en dehors du n° de cote, rendant difficile le repérage des contenus, sauf à patiemment ouvrir chaque document numérisé et prendre connaissance des dizaines de pages rassemblées.

Sans doute se sont-ils cantonnés – ayant de multiples dossiers à instruire – à la lecture des synthèses et des procès-verbaux des nombreuses auditions de témoins par les gendarmes, de personnes placées en garde à vue (et de celles mises en examen par eux voir certains de leur confrères), et de la note récapitulative des avocats de la partie civile, mais surtout du réquisitoire définitif de non-lieu de la Vice-Procureure qui concluait en ce sens le 9 novembre 2007 après des années d’enquête  :

« ATTENDU QU’IL NE RéSULTE PAS DE L’INFORMATION DES FAITS CONSTITUTIFS D’ASSASSINAT OU DE COMPLiCITé D’ASSASSINAT « 

« Requiert qu’il plaise à Monsieur le Juge d’instruction dire n’y avoir lieu à suivre contre quiconque de ces chefs ».

Le travail des enquêteurs de la section de recherches, dirigée pendant quatre ans par le lieutenant-colonel Denis Atger qui s’est chargé du dossier JPK à sa prise de commandement fin août 2015 a été orienté – faute de pouvoir maintenir le chef d’accusation d’assassinat contre deux des trois G I P –  vers un possible crime passionnel.

Ce militaire a réellement imaginé toutes les hypothèses possibles et investigué tous azimuts en orientant sa démarche vers une enquête totalement à charge,  puisque évinçant tout élément à décharge au bénéfice de Francis STEIN. L’enquête menée avec son équipe durant son séjour sur le sol Polynésien – dernière affectation avant de prendre sa retraite en septembre 2019 – est une mine de probabilités pouvant inspirer n’importe quel scénariste de film, réalisateur et/ou producteur de série à thématique « Cold Case ». Même l’avocate générale en exclura plusieurs dans ses réquisitions déposées aux magistrats de la chambre de l’instruction.

En effet il est fort dommage que Francis Stein n’ait pris connaissance qu’après la réunion de la chambre de l’instruction en juin 2020, qui allait au mois de septembre suivant, lui notifier sa décision de rejet de la Question prioritaire de constitutionalité et de la demande d’annulation de sa mise en examen. 

Il n’aurait pas hésité à invoquer son contenu devant la chambre de l’instruction, lorsqu’interrogé en juin 2020 à plusieurs reprises durant les 5 heures qu’ont durée cette séance, sans qu’il n’ait été informé à aucun moment de son droit de se taire, afin de ne pas participer le cas échéant à sa propre incrimination (pour un crime qu’il n’a d’ailleurs pas commis, ainsi qu’il le clame depuis le début de cette affaire).

Francis STEIN qui a pourtant consacré prioritairement tout le temps possible pour consulter les près de 2 500 documents constitués d’auditions, d’expertises, de rapports et autres procès-verbaux réunis depuis 1997. Il a passé quasiment tout son temps libre depuis sa mise en examen, à lire les cotes constituant ce dossier de plusieurs milliers de feuillets.

En définitive, c’est tant mieux pour lui que ces pièces aient été maintenues, car il aurait tout simplement pu ne JAMAIS prendre connaissance du contenu des échanges de conversations intervenus entre le chef du GIP et l’un de ses collaborateurs, si conformément à l’arrêt de la Cour de Cassation ces écoutes, indices graves, quasi-preuves avaient été retirées par les personnes idoines.

Imaginez sa révolte en découvrant que quasiment tout désigne des justiciables parfaitement organisés, mais qu’en raison de vices de procédure commis par des magistrats et le parquet, ils échappent au « glaive de la Justice » !

S’agit-il d’un acte manqué, d’un oubli, ou tout simplement d’une volonté du juge d’instruction abattu par le poids de son erreur, permettant ainsi à des justiciables d’échapper à de lourdes peines aux assises ? Nul ne le saura…

Est-ce de l’incompétence du greffe concerné qui aurait dû faire diligence et exécuter la décision de la Cour de Cassation qui dans son arrêt n° 7691 du 6 janvier 2015 concluait au rejet du pourvoi formé par la partie civile contre l’arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de PAPEETE, en date du 8 juillet 2014 ?

Ci-après le jugement de la Cour de Cassation mis en ligne par un média de Tahiti :Arrêt n° 7691 du 6 janvier 2015 (14-85.448) – Cour de cassation – Chambre criminelle – ECLI:FR:CCASS:2015:CR07691 | Cour de cassation

https://www.tahiti-infos.com/Affaire-JPK-l-annulation-des-ecoutes-de-Manate-et-Puputauki-confirmee-en-cassation_a118473.html https://www.tahiti-infos.com/attachment/543326/

UNE AUTRE LACUNE DéCOUVERTE dans le dossier d’instruction

Malgré la décision de la Chambre de l’instruction de procéder à la cancellation des lignes 33 à 36 de l’avant-dernière page de la cote D[…x…] consacrant l’annulation de la mise en examen du chef de meurtre en bande organisée, elle n’a toujours pas été matérialisée depuis juillet 2014

En effet, à la date de la disparition de Jean-Pascal Couraud, cette disposition concernant les circonstances de « bande organisée » n’existait pas encore en 1997 puisque introduite dans le code pénal en 2004…

L’arrêt attaqué par les consorts Couraud et Dreuilhe avait annulé :

  • l’ordonnance du 29 mai 2013,
  • la commission rogatoire du 29 mai 2013,
  • la commission rogatoire du 5 août 2013,
  • les procès-verbaux sur commission rogatoire de la section de recherches de Papeete,
  • l’étude d’enregistrements sonores réalisée par l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale
  • et la traduction des enregistrements annulés
  • et avait ordonné le retrait des cotes D2006 à D2026, D2091, D2096

VOIR CI-APRES l’arrêt anonymisé publié sur le site de la Cour de Cassation :

https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/chambre_criminelle_578/7691_6_30806.html

Arrêt n° 7691 du 6 janvier 2015 (14-85.448) – Cour de cassation – Chambre criminelle – ECLI:FR:CCASS:2015:CR07691

Extrait : « Il résulte de l’arrêt attaqué et des pièces de la procédure :

  • qu’après la disparition, au mois de décembre 1997, à Papeete, de M. Jean-Pascal X…, journaliste, et la clôture d’une première information, demeurée infructueuse, visant à en connaître les circonstances, une nouvelle instruction a été ouverte à la suite des déclarations du nommé Vetea B…, indiquant qu’il avait assisté à l’enlèvement de M. X…, et mettant en cause plusieurs individus, parmi lesquels M. Léonard Z… ;
  • que, par ordonnance du 29 mai 2013, le juge d’instruction a autorisé, sur le fondement des articles 706-96 et suivants du code de procédure pénale, la mise en place, pour une durée de deux mois, d’un dispositif de sonorisation du domicile de M. Z…, et délivré, le même jour, commission rogatoire au commandant de la gendarmerie afin d’exécuter cette mesure ;
  • que, mis en examen des chefs d’enlèvement et séquestration, et meurtre, en bande organisée, M. Z… a demandé à la chambre de l’instruction d’annuler les pièces par lesquelles le juge d’instruction avait ordonné la mise en place d’un dispositif de sonorisation à son domicile, ainsi que la transcription des enregistrements » ;

Commentaires : Toujours est-t-il que ;

  • Contrairement aux affirmations de Me Vincent Dubois, avocat de l’ex chef des GIP, Léonard Puputauki qui prétend que « la quasi-totalité des paroles prononcées et enregistrées l’ont été dans une langue étrangère, en l’occurrence en langue Tahitienne voire en langue RURUTU, dialecte très spécifique et dont la traduction littérale est extrêmement complexe, et évidemment sujette à interprétation » ; elles sont parfaitement accessibles à n’importe quel locuteur du reo Tahiti, et encore mieux à un traducteur interprète assermenté, tel que la personne qui après l’OPJ d’origine polynésienne qui a effectué (de manière irrégulière cette prestation puisque faisant partie de la section de recherches) la première écoute, transcription, puis traduction, a bien fait son travail d’experte.
  • De même que selon Me François Quinquis, avocat des deux ex agents du G I P – TE TO’A ARAI, en s’exprimant au sujet du contenu de ces conversations captées par la gendarmerie et qui a déclaré :
  • « C’est complètement hors contexte, c’est découpé, le traducteur a refusé d’authentifier son travail, et puis Rere Puputauki ne parle pas Rurutu et cette langue est extrêmement difficile à traduire, et les propos tenus étaient à peine audibles », renchérit l’avocat de Tutu Manate et Tino Mara, ainsi que de Gaston Flosse. « C’est de la bouillie, ce n’est pas digne du débat judiciaire et ça ne fait pas davantage honneur à la profession de journaliste », conclut-il. https://www.20minutes.fr/societe/1342829-20140404-20140404-polynesie-ecoutes-renforcent-these-assassinat-journaliste

DES PIèCES A CONVICTION ANNULéES

La bonne application de la Loi à cette décision de justice attaquée en raison de l’atteinte à la vie privée de personnes mises en examen pour des motifs graves et qui ont abouti à la captation de quasi aveux ne laisse aucune autre alternative aux juges d’instruction que de prospecter dans d’autres directions alors même que la culpabilité de prévenus est parfaitement démontrable en termes d’indice grave (ou concordants), puis transformables en charges.

Malgré le regrettable loupé imputable au juge Jean-François REDONNET, en charge à cette époque de l’instruction de cette affaire, et à son collègue Donatien Levaillant puisque ces preuves ont été annulées en raison de vices de procédure (*commission rogatoire acceptée par le procureur de la république José Thorel, mais insuffisamment justifiée au départ et ensuite prolongée sans motivation) il est toutefois utile de retenir que le juge REDONNET avait saisi les autorités françaises et très précisément :

1- Le ministre des Outre-mer en juin 2012, pour obtenir la transmission de tous les documents relatifs aux « activités » de JPK de 1994 jusqu’au jour de sa disparition et jusqu’à 2012. Le 10 janvier 2013, il recevait une réponse du cabinet du ministre Victorin Lurel, lui indiquant que le ministre Christian Estrosi [Ancien secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer de juin 2007 à mars 2008] l’ayant précédé (ainsi que Marie Luce Penchard et Yves Jégo) avait supprimé en 2008 le service dénommé « Bureau d’études B2 » (probablement un service ayant inspiré le fameux Service d’Etudes et de Documentation Polynésien créé en mai 1997).

Le seul document trouvé après recherche auprès de la mission des archives nationales au sein du ministère de l’intérieur une NOTE de janvier 1998 du Cabinet militaire du Secrétariat à l’OUTRE-MER reportant des informations en provenance du Bureau d’Etudes de Papeete (cabinet militaire du Haut-Commissariat de la République) évoquant l’absence de nouvelles de JPK et du fait que Boris Leontieff le remplacerait par Louis Bresson, ancien journaliste de divers journaux d’opposition.

2- Le Haut-Commissaire de la république en Polynésie française pour obtenir la transmission en juillet 2012 de tous les documents relatifs aux « activités » de JPK de 1994 jusqu’au jour de sa disparition et jusqu’à 2012.

Le 16 décembre 2012 il recevait une réponse indiquant l’absence de documents sur son sujet après recherches effectuées.

Une recherche sur Google pour disposer de la liste des ministres de l’outre-mer français permet de rappeler que Jean-Jacques de Peretti a fait partie du gouvernement de Jacques Chirac au poste de Medetom (https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_ministres_fran%C3%A7ais_des_Outre-mer) .

En effet, au mois de mai 1995, Jean-Jacques de Peretti, devenait ministre de l’Outre-mer jusqu’en novembre 1995, puis délégué à l’Outre-mer jusqu’en juin 1997

https://www.franceinter.fr/info/des-barbouzes-recrutes-avec-l-aval-de-l-etat

Il a également été recruté par la Polynésie de janvier à juillet 2000, puis d’octobre 2001 à septembre 2002 : «  https://www.assemblee-nationale.fr/12/rapports/r1923.asp   / Le temps des copains »

Il importe de mettre en avant le fait que les conversations entre le chef du GIP et l’un des proches collaborateurs – combien même la JUSTICE considère qu’elles n’ont jamais existé traduisent parfaitement des éléments majeurs qui ne devraient pas indéfiniment cesser d’être exploités dès lors qu’ils auraient permis de lever les soupçons existant contre Francis Stein.

Ces conversations se sont déroulées au domicile de ces deux personnes et sur leurs équipements téléphoniques. Ils étaient également enregistrés à leur insu dans leur habitation respective. Elles ont été fixées sur support puisque enregistrées. Elles ont été écoutées, entendues, transcrites, traduites et confiées à un expert.

NULLITé DE PROCéDURE

La réponse donnée par la chambre criminelle de la Cour de Cassation en 2015 était certes cohérente au regard du code pénal et du code de procédure pénale, mais n’ouvre-t-elle-pas la voie à la condamnation d’innocent.s ?

La perception que peut avoir Vetea Guilloux, qui a rendu compte aux autorités de propos accréditant en conséquence ultime, l’assassinat d’une personne disparue sept ans auparavant (1997/2004), en donnant force détails au sujet du mode opératoire dont il a pu prendre connaissance de la bouche même des protagonistes ayant depuis endossé le qualificatif de « prévenus mis en examen », et qui se voit placé en garde à vue avec eux dans la même cellule doit être énorme, insupportable.

Comme pour l’intimider et le faire revenir sur sa dénonciation en l’exposant ainsi sans ménagement à ceux qu’il venait de dénoncer, pour être ensuite jugé en comparution immédiate après rétractation et finalement maintien de sa version première !

Pourtant, et conformément à l’article 397.6 du code de procédure pénale, les dispositions des articles 393 à 397-5 ne sont applicables ni aux mineurs, ni en matière de délits de presse, de délits politiques [cependant le contexte tendu de l’année 2004 particulièrement politisé, devait manifestement exclure d’office une telle rapidité de procédure ], ou d’infractions dont la procédure de poursuite est prévue par une loi spéciale.

Pourquoi une telle rapidité de traitement (?) et le condamner de manière expéditive pour dénonciation mensongère et calomnieuse et au surplus, à une peine supérieure à ce que la Loi prévoit (1 an au lieu de 6 mois maximum) ? Cette procédure était forcément atteinte de distorsion, et incita dès lors le commun des mortels à se taire pour ne pas risquer en pareille situation de subir le même sort. Le message envoyé aux citoyens fut violent.

Vetea Guilloux en a subi toutes les conséquences inimaginables au départ, pour avoir dénoncé un crime.

Que dire aussi de celui qui devient – tel francis Stein – du fait de l’annulation d’indices, de quasi-preuves incriminant en premier lieu des prévenus en bénéficiant de manière in extrémis, celui qui se voit classé au même rang de prévenu qu’eux, faute pour les enquêteurs, le ministère public et le juge d’instruction et ses successeurs de pouvoir envoyer aux assises, les premiers visés ?

Francis Stein mesure ce paradoxe.

« La loi de procédure donne aux juges la possibilité d’apprécier les preuves, leur portée et leur valeur probante ».

Ainsi, une conversation privée ayant trait quasiment à la reconnaissance implicite d’un assassinat et captée à l’insu des protagonistes ignorant qu’ils étaient sur écoute téléphonique et que leur domicile était sonorisé, relève de la protection des libertés individuelles, quand bien même, la personne dont ils parlaient n’avait plus réapparu depuis fin 1997.

Il aurait fallu le consentement de ces personnes qui à titre anecdotique ont échangé en substance les propos d’ailleurs largement relayés dans les médias, le MONDE, et dans des ouvrages publiés, dans des reportages et documentaires télévisés qu’il est toujours possible de visionner via internet.

La balance des intérêts et des droits en présence ne devrait pas l’emporter sur l’intérêt général à la découverte du coupable d’un crime grave.

La force probante qui découlait cependant d’une atteinte aux droits fondamentaux des prévenus, n’aurait jamais pu être acquise s’ils avaient été informés des mesures de sonorisation.

Il est étonnant que la partie civile ne se soit pas pourvue à l’époque devant la Cour européenne des droits de l’homme pour tenter de maintenir le contenu de ces enregistrements dans l’information en cours…

L’évolution de la jurisprudence devrait pouvoir passer par des infléchissements, sinon par des revirements afin de ne pas la figer puisqu’il devient nécessaire de s’adapter aux mutations de la société.

IMPASSES ET FAUSSES PISTES [ ? ]

Et l’on voudrait que Francis STEIN dont le casier judiciaire est vierge en comparaison de ceux des membres du GIP, soit jugé pour un crime qu’il n’a pas commis ?

Aucune LOI de la République française n’oblige un citoyen à s’accuser d’acte.s qu’il n’a pas commis !

Revenons sur la DGSE et aux documents classifiés :

https://affairejpk.net/2021/01/25/a-qui-profite-la-disparition-de-jean-pascal-couraud-connu-sous-les-initiales-jpk/

À tout le moins, Messieurs André Huyel et/ou Félicien Micheloni respectivement responsables du SED et de la cellule manifeste basée au sein même du GIP à Motu Uta ont pu – étant informé.s de cette action relevant d’une initiative ayant mal tourné – en aviser leur.s contact.s au sein de la DGSE dont ils ont été membres.

L’interrogatoire funeste entrepris contre JPK, s’il a bien eu lieu, et pour qu’il indique où il aurait caché un dossier compromettant pour le président de la Polynésie française, M. Gaston Flosse, voire pour l’ancien président de la République aurait pu dégénérer…

Ceci est corroboré par les propos de l’ex colonel du GIGN, Lionel Chesneau ayant pris sa retraite de la gendarmerie pour intégrer la garde rapprochée du président Gaston Flosse qu’il dénomme « Dieu » dans son audition. Son opinion étant que cette disparition résulterait si tel était le cas, d’un excès de zèle qui a mal tourné

La dernière déclassification de documents secrets a eu lieu après qu’une perquisition ait été effectuée au siège de la DGSE mais ne permettant pas l’accès à la totalité des pièces mises sous scellés.

Parmi les 47 documents que souhaitait saisir Jean-François REDONNET, le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CSDN) n’a émis un avis favorable que pour 14, avis confirmé par le ministre de la Défense.

Les autres étant probablement considérés comme n’ayant pas de lien direct ou indirect avec cette affaire de disparition ?

Dans de telles affaires une instruction totalement à charge laisse entrevoir le caractère inéquitable d’un éventuel procès en Cour d’assises qui semble inéluctable aux yeux de la partie civile au mépris du contradictoire pourtant nécessaire à la manifestation de la VERITE, d’autant que la pluralité de prévenus mis en examen pour la même disparition trouble les observateurs avisés.

A cet égard, les droits de la défense s’en trouvent impactés car l’équité du procès sera forcément entachée puisque les actes pris par le dernier juge d’instruction ne laissent aucune place aux éléments à décharge invoqués notamment en ce qui concerne les témoignages favorables à Francis Stein.

Pire même, alors qu’il est constant dans ses déclarations portant par exemple sur son véhicule, il lui est attribué des propos validant une détérioration de la portière avant droite.

https://affairejpk.net/2021/02/23/retour-sur-larticle-de-tahiti-infos-et-expose-des-reponses-relatives-a-des-incoherences-soulevees-par-les-enqueteurs/

Le président de la République et le premier ministre ont dans des affaires de disparition et d’assassinat politique, déjà manifesté leur ouverture pour que les enquêtes progressent en facilitant l’accès aux documents classifiés (Afrique, Algérie).

Ce qui interpelle également dans cette affaire à tiroirs, c’est que les services secrets français qui interviennent tout comme ceux des autres nations hors du territoire national dans le cadre d’actions clandestines seraient manifestement impliqués dans le « dossier » JPK, vu le nombre de pièces maintenues inaccessibles.

Et si tel est le cas, autant les cadres et agents de la Direction de la sécurité du territoire, la DST, que ceux de la Direction centrale des Renseignements généraux, les RG en poste à PAPEETE en 1997, ayant fusionné depuis pour devenir la Direction centrale du renseignement intérieur, doivent détenir des informations mais elle aussi restées inaccessibles … à moins que deux des Polynésiens ayant appartenu à cette POLICE avant de rentrer en politique au moins pour l’un n’en savent plus que ce qui a été dit…

L’on pourrait également subodorer, compte tenu de l’assurance de JPK à réunir autant de preuves de corruption contre l’exécutif local durant tant d’années, qu’il se sentait très certainement protégé, à moins que M. COURAUD ne fût un agent « hors cadre » de la DGSE bénéficiant d’informations sensibles, et Francis Stein ose à présent l’envisager, car comment aurait-il pu détenir autant d’informations compromettantes ?

Le fait qu’il ait dévoilé à Boris Leontieff et Philip Schyle tous deux entendus comme témoins et qui l’ont relaté aux enquêteurs, l’existence d’un trafic d’armes Coréen par une société implantée à Arue ayant pour « devanture/façade » une activité liée à l’exportation de nacres et trocas et d’autres malversations dans le cadre de la vente de Frégates militaires à TAIWAN… était soit une pure invention de sa part, soit la révélation de pratiques dont le réseau auquel il avait éventuellement accès l’en avait informé.

Comment raisonnablement imputer à Francis Stein quelque responsabilité que ce soit dans cette disparition, puisque les juges restent impuissants à obtenir l’accès à des informations vraisemblablement essentielles pour la manifestation de la vérité ?

Me William BOURDON, avocat de la partie civile a insisté lorsqu’il a répondu aux propos de l’avocat de Francis Stein au lendemain de sa mise en examen au mois de juin 2019, en insistant sur le fait que « le Juge d’Instruction s’était occupé de démontrer l’ensemble des éléments à charge », ce qui implique qu’à aucun moment l’instruction n’a été faite à décharge.

Francis STEIN revient de nouveau cette question primordiale :

À qui a profité la disparition de Jean-Pascal COURAUD alias JPK ?

Il est donc nécessaire d’obtenir la levée du secret défense sur tous les dossiers concernés et leur libre accès par la justice, afin de contribuer à établir les faits concernant la disparition de M. COURAUD. Cela permettrait que toute la lumière soit enfin faite, et que les véritables coupables s’il y en a soient jugés, afin que sa famille puisse faire son deuil.

Lecture recommandée :

Pouvoir personnel et ressources politiques : Gaston Flosse en Polynesie francaise.

par Rudy Bessard

Thèse de doctorat en Science politique Soutenue le 17-12-2013

à Pau , dans le cadre de École doctorale sciences sociales et humanités (Pau, Pyrénées Atlantiques) .

« L’entrepreneur politique tend à dominer un espace sociopolitique par le jeu stratégique d’une matrice de ressources politiques. Ainsi, le leadership du notable Gaston Flosse, dans la collectivité d’outre-mer de Polynésie française, présente les facettes d’un pouvoir personnel en République. Ce type de domination de l’espace polynésien est mis en évidence par la plasticité d’un leadership politique autoritaire, fondé sur de multiples ressources matérielles et symboliques. L’étude de ce leadership politique interroge l’exercice de la démocratie représentative à Tahiti et dans la Vème République ».

Voir page 518 : CHAPITRE 2 LES RESSOURCES POLITIQUES COERCITIVES : Le Groupement d’Intervention de la Polynésie (GIP) : service public ou milice ?

Page 536 : Renseignement et espionnage par le Service d’Etudes et de Documentation (SED).

page 561 : L’affaire JPK …

CLIQUER SUR LE LIEN CI-APRES

http://www.theses.fr/2013PAUU2011/document